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Après deux années de mobilisations massives, il nous manque toujours une stratégie pour gagner ! - Gauche anticapitaliste
Après deux années de mobilisations massives, il nous manque toujours une stratégie pour gagner ! - Gauche anticapitaliste
Après deux années de mobilisations massives, il nous manque toujours une stratégie pour gagner !
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CGSP ALR Bruxelles
03/04/2026
Syndical / social
Suite au grand succès de la mobilisation du 26 mars, où encore plus de 100000 personnes ont battu les pavés des Bruxelles contre les mesures du gouvernement Arizona, le groupe action de la CGSP-ALR à rédigé cette motion, qui a été validée par le secrétariat politique du secteur pour porter le débat du plan d’actions dans notre syndicat et dans les mouvements sociaux. La Gauche anticapitaliste soutien largement toutes ces initiatives syndicales pour un plan d’actions syndicales jusqu’à la chute du gouvernement.
La colère ne cesse de gronder face aux attaques sans précédent que le gouvernement fédéral Arizona mène contre l’ensemble du monde du travail.
Malgré un calendrier de mobilisation étalé dans le temps, une réalité s’impose :
la mobilisation n’a pas faibli
. Au contraire, elle s’enracine. En une année, les 3 manifestations nationales ont été des succès de masse et cela démontre une chose : la détermination à se battre reste actuellement toujours intacte.
Le succès de la manifestation du 12 mars confirme cette dynamique e
t tout indique que le potentiel pour la suite du mouvement existe. Mais c’est là que le bât blesse. En effet, cette force ne peut rester sans perspective.
Nous sommes nombreux·euses à nous souvenir de la séquence de lutte de 2014, brutalement interrompue, laissant un sentiment d’abandon chez des dizaines de milliers de travailleur·euse·s mobilisé·e·s.
Il serait mortel pour le mouvement syndical de reproduire cette erreur.
Le risque est double : démoraliser notre base et ouvrir un boulevard aux attaques antisyndicales. Car il est important de rappeler que les mesures sur la table du gouvernement ne visent pas seulement à pousser nombre d’entre-nous dans la précarité — elles visent aussi à
affaiblir, criminaliser et neutraliser nos organisations syndicales ainsi que tout le mouvement social.
Face à cela, nous pensons qu’il est urgent d’entamer un
véritable débat interne
dans nos organisations. Nous sommes aussi convaincus qu’il ne suffit plus d’additionner des journées d’action mais que la situation impose la construction d’
un
véritable plan d’action crescendo
qui nous donne collectivement de la force et des perspectives.
Construisons démocratiquement un plan d’action qui vise clairement la victoire.
Ce plan doit s’inscrire dans la durée, monter en puissance et porter
des revendications offensives
, capables d’unifier largement le mouvement. Le succès du 12 mars doit marquer un tournant. Il doit obliger nos organisations à changer de rythme et d’ambition.
Nous devons franchir une étape.
C’est pourquoi avec cette motion, nous appelons les responsables syndicaux nationaux et régionaux à urgemment :
Organiser des Assemblées Générales interprofessionnelles en front commun syndical, élargies aux différentes composantes du mouvement social, dans toutes les grandes villes du pays.
C’est à la base de débattre et de décider démocratiquement de la suite du mouvement.
• Construire un plan d’action clair, structuré et offensif
, qui dépasse la logique actuelle dispersée. Dans cette perspective, nous appelons nos organisations à définir un programme de lutte clair et offensif autour par exemple de la réduction collective du temps de travail, de l’augmentation des salaires, de la baisse de l’âge de départ à la pension, …
• Fixer dès maintenant de nouvelles échéances fortes au mois de mai 2026
, avec :
48 heures de grève
générale
une manifestation nationale massive
à Bruxelles
Mais au-delà des dates, c’est aussi la nature de nos actions qui doit évoluer.
Nous pensons que nous devons assumer des actions qui ciblent directement les lieux de pouvoir.
Nous ne pouvons plus nous contenter de manifestations qui se limitent à des parcours symboliques d’un point A à un point B. Quand le Parlement prépare des reculs sociaux,
notre place est aux abords du Parlement, pas à la Gare du Nord.
Quand le gouvernement attaque,
nous devons rendre ces attaques politiquement intenables.
Cela suppose de sortir d’une logique routinière et de construire des mobilisations qui perturbent réellement le fonctionnement du pouvoir.
Nous invitons l’ensemble des centrales de nos organisations syndicales, mais plus largement tout le mouvement social, à débattre de ces propositions et à prendre leurs responsabilités dans la construction d’un plan d’action à la hauteur de la situation.
Nous attendons un retour clair de nos instances, afin de permettre à la base de s’organiser, de se préparer et de renforcer le rapport de force. D’ici là, nous invitons tous les secteurs, les associations, les collectifs de lutte,… à signer et partager cette motion.
Avec celles et ceux qui signeront cette motion, nous organiserons une rencontre des secteurs combatifs qui souhaitent discuter de ces propositions et de la construction d’une stratégie offensive face à l’Arizona.
L’austérité ne se négocie pas. Elle se combat. Et pour gagner, il nous faut une stratégie.
La CGSP ALR Bruxelles, 26 mars 2026
Source :
CGSP ALR Bruxelles
Photo : manifestation du 12 mars 2026. Crédit : Gauche anticapitaliste / CC BY-NC-SA 4.0
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