John Searle — Wikipédia
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Searle
Cet article concerne le philosophe américain. Pour le directeur de la photographie australien (né en 1942), voir
John Seale
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avril 2016
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John Searle
John Searle en 2005.
Naissance
31
juillet
1932
Denver
Décès
17
septembre
2025
(à 93 ans)
Tampa
Nationalité
américaine
Formation
Christ Church
docteur en philosophie
Université du Wisconsin à Madison
Shorewood High School
en
École/tradition
Philosophie analytique
Principaux intérêts
Philosophie du langage
Philosophie de l'esprit
Intelligence Artificielle
Sociologie
Idées remarquables
Actes de langage
Intentionnalité
Chambre chinoise
Œuvres principales
Les actes de langage
La redécouverte de l'esprit
La construction de la réalité sociale
Influencé par
Frege
G. E. Moore
Wittgenstein
Gilbert Ryle
J. L. Austin
Paul Grice
P. F. Strawson
Distinctions
Liste détaillée
Bourse Rhodes
1952
Bourse Guggenheim
1975
Prix international d'essai Jovellanos
2000
Prix Jean-Nicod
2000
National Humanities Medal
2004
Docteur honoris causa de l'université de Łódź
2011
Prix Albertus-Magnus
2013
Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences
Signature.
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John Rogers Searle
, né à
Denver
dans l'État du
Colorado
le
31 juillet 1932
et mort le
17 septembre 2025
Tampa
, est un
philosophe
américain
. Il appartient au
courant analytique
, et est un spécialiste de la
philosophie du langage
, ainsi que de la
philosophie de l'esprit
Biographie
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Jeunesse et formation
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En
1949
, John Searle est admis à l'
université du Wisconsin à Madison
. Trois ans plus tard, il se voit attribuer une
bourse Rhodes
qui lui permet de poursuivre ses études à l'
université d'Oxford
où il obtient un
Bachelor of Arts
en 1955 et, en 1959, un
Master of Arts
ainsi qu'un
doctorat
. À Oxford, il suit les cours de
P. F. Strawson
et de
J.L. Austin
, deux philosophes britanniques issus de la tradition analytique et ayant joué un rôle décisif dans le renouvellement de la réflexion sur le langage. J.L. Austin aura plus particulièrement influencé Searle par son analyse pragmatique du langage ordinaire et par son approche linguistique des faits de perception.
Nommé professeur à l'université de Berkeley en 1959, Searle mène ses réflexions sur le langage. Dans son premier ouvrage (
Speech Acts
, 1969), il développe la notion d'« acte de langage » reprise d'Austin
. Deux autres ouvrages (
Expression and Meaning
, 1979, et
Foundations of Illocutionnary Logic
, 1985) viendront compléter cette période de sa réflexion. À partir de 1980, John Searle s'intéresse plus particulièrement à des problèmes de
philosophie de l'esprit
Intentionality, an Essay in the Philosophy of Mind
, 1983) et développe, dans un premier temps, une critique de l'ensemble des approches
computationnalistes
de la conscience (
Minds, Brains and Science
, 1984, et
The Rediscovery of Mind
, 1992). Depuis, il a publié un certain nombre d'ouvrages et articles tentant d'élargir sa conception à la fois naturaliste et non-réductionniste de l'esprit aux questions de société, de culture, de rationalité et de libre-arbitre (
The Construction of Social Reality
, 1995,
Mind, Langage and Society: Philosophy in the Real World
, 1998,
Rationality in Action
, 2001,
Freedom and Neurobiology
, 2004).
John Searle, qui, en 1968, faisait partie du bureau d'administration de son université, a publié également un récit de la révolte étudiante à Berkeley (
The Campus War
, 1971).
Pensée
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Philosophie du langage
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S'appuyant sur la théorie des
actes de langage
de
J. L. Austin
, Searle propose de comprendre comment le langage nous permet de faire des choses, de les réaliser, notamment par les
promesses
, les
proclamations
, les discours d'autorité, etc. Ainsi, certaines paroles ou expressions n'ont pas pour fonction de décrire des états de choses mais de les réaliser. Par exemple, proclamer « La séance est ouverte! » réalise l'ouverture de la séance. C'est dans cette capacité à réaliser certains actes dans un cadre conventionnel que réside la « force
illocutoire
» des énoncés. Cette force illocutoire n'est pas propre aux
énoncés performatifs
, car la plupart des énoncés ont un « but illocutoire » (une fonction) qui permet de les distinguer entre eux sans tenir compte de ce à quoi ils réfèrent ou de leurs divers prédicats. Ainsi, lorsqu'un locuteur énonce les deux phrases suivantes : « Jean fume beaucoup » et « Jean fume-t-il beaucoup ? », ce locuteur réfère à un même objet qui est Jean et il emploie le même
prédicat
« fume beaucoup », mais il accomplit deux actes illocutoires différents : dans un cas il exprime une assertion dont la fonction est descriptive, et dans l'autre il pose une question dont la fonction est dite directive. Dans le prolongement d'Austin, Searle distingue ainsi :
les
assertifs
: un acte assertif engage le locuteur sur la véracité d'une proposition. Exemple : informer.
les
directifs
: un directif correspond à la tentative de la part du locuteur d'obtenir quelque chose de son destinataire. Exemple : demander.
les promissifs : un promissif engage le locuteur sur le déroulement de l'action. Exemple : promettre.
les
expressifs
: ils expriment l'état psychologique du locuteur (par exemple, la gratitude). Exemple : remercier.
les
déclaratifs
: ils modifient un état institutionnel. Exemple : déclarer la guerre.
Toutefois, il n'existe selon Searle que deux façons essentielles d'envisager les rapports qu'un énoncé peut entretenir avec le monde :
« Il appartient au but illocutoire de certaines illocutions de rendre les mots (plus exactement leur contenu propositionnel) conformes au monde, tandis que d'autres ont pour but illocutoire de rendre le monde conforme aux mots. »
L'alternative est donc simple. Soit l'énoncé vise à « dire vrai » au sujet du monde, auquel cas ce qu'il dit doit être conforme au monde. Soit l'énoncé vise à « rendre vrai » un état du monde, auquel cas le monde devra, si l'acte de parole est réussi, se conformer à ce qui est dit. Searle distingue ainsi des « directions d'ajustement » du langage au monde qu'il repérera également dans son analyse du rapport de l'esprit au monde.
Searle a par la suite travaillé avec
Daniel Vanderveken
sur cette théorie des actes de langage afin de déterminer la réussite partielle ou complète de tels actes.
Philosophie de l'esprit
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L'intentionnalité
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La notion d'
intentionnalité
caractérise, en
philosophie analytique
notamment, une spécificité attribuée à l'esprit et à la
conscience
, celle d'être à propos de quelque chose, de porter sur ce qui lui est extérieur. Dans son sens philosophique, cette notion ne doit donc pas être confondue avec son usage courant, lié à l'idée de volonté. Au sens philosophique, avoir conscience de façon
intentionnelle
signifie avoir conscience de quelque chose qui diffère de la conscience même que nous en avons. Ce trait distinguerait fondamentalement l'esprit des objets physiques dont l'identité n'inclut pas autre chose qu'eux-mêmes.
Searle commence à réfléchir sur l'intentionnalité à travers des problématiques de
philosophie du langage
pour la définir comme une simple relation, d'abord du langage au monde, puis de l'esprit au monde. Lorsqu'on fait de l'intentionnalité une spécificité de l'esprit, c'est souvent pour indiquer une caractéristique qui distingue de façon essentielle l'esprit des phénomènes naturels que la science étudie. Or, Searle refuse cette distinction, mais il veut aussi en reconnaitre la spécificité par rapport aux autres phénomènes naturels. Dans
L'Intentionalité
, Searle élabore alors une tentative de naturalisation de l'intentionnalité tout en conservant une attitude non-réductionniste à son égard : le cerveau produirait de l'Intentionalité (avec un « i » majuscule et un seul « n » dans le vocabulaire de Searle : en anglais,
intentionnalité
se dit et s'écrit
intentionality
), mais l'Intentionalité serait indissociable d'un vécu de conscience nous mettant en rapport avec le monde.
Searle redéfinit ainsi l'intentionnalité à la fois comme la capacité biologique fondamentale de l'esprit de mettre l'organisme en rapport avec le monde, et comme une expérience consciente subjective. Si cette capacité est commune aux états mentaux et au langage, l'intentionnalité du langage n'est toutefois que
dérivée
: elle implique en effet toujours d'abord une intentionnalité
intrinsèque
du locuteur qui doit se présenter à l'esprit ce qu'il dit.
C'est sur la base de cette distinction entre intentionnalité « intrinsèque » et intentionnalité « dérivée » que Searle va critiquer la conception
computationnaliste
de l'esprit, qui fait quant à elle l'économie de l'intentionnalité intrinsèque dans sa description du langage et des états mentaux. Pour les adeptes du computationnalisme, la reproduction artificielle d'un comportement langagier (ou intelligent) suffirait à produire de l'intentionnalité dans la mesure où celle-ci consisterait essentiellement dans la manipulation des symboles selon des règles
syntaxiques
, comme le ferait un
algorithme
dans un programme informatique. Or, pour Searle, l'intentionnalité est toujours en dernière instance un état mental situé dans l'esprit d'un sujet conscient qui, contrairement à l'ordinateur, manipule toutes sortes d'expressions en faisant
subjectivement
l'expérience d'un certain contenu
sémantique
, c'est-à-dire exprimant une signification pour lui. Nier cette
dimension sémantique
et subjective de l'intentionnalité reviendrait, selon Searle, à considérer le langage comme une simple production de sons ou de graphes agissant de façon purement causale sur l'environnement, ce qui parait absurde. C'est justement en ayant recours à cette sorte de démonstration par l'absurde que Searle conçoit l'expérience de pensée bien connue de la
Chambre chinoise
Naturalisme biologique, émergentisme
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À l'instar de la grande majorité des philosophes de l'esprit, Searle admet parfaitement
l'unité de nature entre le cerveau et l'esprit
, y compris pour ce qui relève des aspects les plus subjectifs de la conscience. Mais il se distingue par son naturalisme non-réductionniste qu'il qualifie de "biologique". Qualifier ainsi le naturalisme de biologique, c'est mettre l'accent sur le fait que le niveau propre de compréhension de la conscience, comme des autres processus liés à la vie, est le niveau biologique, celui des organismes vivants.
Dans La
Redécouverte de l'esprit
, il développe pour la première fois cette conception en défendant une position anti-réductionniste des états qualifiés d'"
émergents
". Selon Searle, il existe dans la nature toutes sortes de propriétés émergentes ou holistiques, telles que la "liquidité" de l'eau ou la couleur du ciel, qui ne sont pas présentes à l'échelle des constituants des choses qu'elles caractérisent. Au niveau de la molécule chimique par exemple, parler de "liquidité" ou de couleur n'a pas de sens et ne renvoie à rien. Pourtant, la liquidité de l'eau composée de molécules de H2O est bien une caractéristique réelle de l'eau à un certain niveau de description. Ainsi en va-t-il, selon Searle, des états mentaux qui sont tous des états naturels du cerveau. La conscience, c'est-à-dire l'ensemble des états subjectifs dont un agent fait l'expérience, est elle-même une propriété naturelle du cerveau, bien qu'elle ne soit en aucun cas réductible dans sa description aux processus neurobiologiques sous-jacents.
Toutefois, si une
réduction de la conscience
conduisant à sa redéfinition ("réduction ontologique") semble impossible, une "réduction causale" reste parfaitement envisageable. Searle conçoit en effet l'émergence non pas seulement comme une différence de niveau de description, mais aussi comme un processus causal vertical, à la fois ascendant et descendant, entre les constituants d'une réalité et ses propriétés de surface. C'est le cas de l'eau dont les propriétés macroscopiques d'écoulement sont causées par le comportement des molécules H2O au niveau microscopique. C'est là encore le cas de la conscience qui est produite dans la structure générale du cerveau par le comportement de ses cellules opérant au niveau de sa microstructure. Cette relation de causalité verticale entre les constituants du cerveau et sa structure générale permet à Searle de repenser à nouveaux frais les relations d'identité et de causalité qui existent entre l'esprit et le corps.
Ontologie subjective et connaissance objective
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Pour Searle, la
subjectivité
ne désigne pas seulement un point de vue particulier sur le monde, celui d'un sujet sur son environnement, elle a également sa propre
ontologie
. La notion de subjectivité recouvre chez lui deux sens bien différents. Il y a d'abord le problème épistémologique de la connaissance objective, que l'on oppose à l'opinion subjective. Mais il y a aussi un autre sens, ontologique, où la subjectivité désigne une forme d'existence au monde : la douleur que "je" ressens est ontologiquement subjective (ontologie "à la première personne"), tandis que les montagnes qui sont devant ma fenêtre existent objectivement (ontologie "à la troisième personne"), parce que leur présence ne dépend pas de l'existence d'un sujet qui les contemple. Pour Searle, il est essentiel de distinguer ces deux sens, car cela permet de ne pas opposer la connaissance scientifique à la reconnaissance du caractère subjectif de la conscience. La science est objective épistémologiquement parlant, en ce sens qu'elle poursuit un savoir indépendant de l'opinion individuelle, mais elle porte sur des réalités qui peuvent bien être subjectives. Par exemple, si une personne a mal quelque part, sa douleur sera ontologiquement subjective, mais rien n'empêche la science d'avoir une connaissance objective de ce qu'est sa douleur : c'est ce que fait par exemple la neurologie.
La science peut donc porter sur des phénomènes que nous ressentons subjectivement, mais elle n'accède pas pour autant à la subjectivité ontologique de ce que nous ressentons. Les états subjectifs ne sont en effet accessibles comme tels qu'au sujet qui en fait l'expérience, non pas pour des raisons épistémologiques (comme dans le cas de la perception subjective et particulière d'un observateur sur le monde) mais pour des raisons ontologiques : un état subjectif est un état qui existe subjectivement dans le cerveau où il se produit. Pour Searle, la subjectivité de la conscience est donc ontologiquement irréductible, bien qu’on puisse l'intégrer dans le discours scientifique.
C'est sur la base de ces distinctions que Searle critique le modèle “cartésien” de la
perception interne
qu'il considère comme une application abusive du modèle observateur-monde au domaine de la conscience. La relation entre l'observateur et le monde est en effet d'ordre épistémologique, et peut être objective ou subjective, tandis que la relation du sujet à sa propre conscience relève de l'ontologie subjective seule. Il remarque, notamment, que pour savoir que j’ai mal, il n’est nullement requis que je prenne connaissance de ma douleur par une forme d'introspection. Il suffit que je me trouve dans cet état sensoriel. Et se trouver dans un état sensoriel est une chose tout à fait différente de celle qui consiste à percevoir ou connaitre un état de choses. Notamment, quand nous nous trouvons dans un certain état subjectif, il n’y a pas de distinction à faire entre apparence et réalité. L'ontologie subjective de la conscience recouvre bien des phénomènes “apparents” (les
qualia
), mais ces apparences elles-mêmes constituent la réalité de la conscience. Comme le dit Searle à maintes reprises, lorsqu'il est question de décrire la conscience, « l'apparence est la réalité », et il n'y a donc pas lieu de substituer à l'expérience subjective une ontologie matérialiste impersonnelle.
Controverses
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Avec Jacques Derrida
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Searle et
Derrida
se sont opposés sur la question de la littéralité et de la contextualité du langage, sur fond d'interprétation de la philosophie d'
Austin
. Le point de départ de la controverse est le texte écrit par Derrida à propos de la pensée d'Austin intitulé « Signature, événement, contexte » (1971, repris dans
Marges de la philosophie
, 1972). Le livre célèbre d'Austin discuté est
Quand dire, c'est faire
(1962).
Searle répond dans un opuscule intitulé « Pour réitérer les différences, réponse à Derrida » (1977, traduit en français en 1991). Derrida poursuit la polémique de manière virulente dans un article qu'il intitule
Limited Inc. abc
, publié dans
Limited Inc.
(1989). Searle lui répond de manière très brève (trois pages) dans
La construction de la réalité sociale
(1995).
Au sujet de l'influence de Durkheim
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La
pertinence
de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution.
Améliorez-le
ou
discutez-en
, sachant que
la pertinence encyclopédique d'une information
se démontre essentiellement par des sources secondaires indépendantes et de qualité qui ont analysé la question.
(mars 2019)
Neil Gross
(en)
estime que les thèses du livre de Searle,
La construction de la réalité sociale
(1995) ne constituent pas un progrès significatif de celles élaborées par Durkheim il y a presque un siècle
. Searle prendrait des positions ressemblantes et des concepts similaires à ceux de Durkheim notamment pour ses idées de représentations collectives, son concept d'institution sociale, celui de
fait social
, ou l'affirmation que la société est une réalité
sui generis
. Ainsi, Gross déclare que le livre de Searle a des racines durkheimiennes et qu'il constitue un durkheimisme reconstruit et non reconnu
En réponse, Searle a écrit un article dans lequel il critique violemment Durkheim et réfute tout lien avec ses théories. Searle déclare que l'œuvre de Durkheim est encore pire que ce qu'il pensait à l'origine
10
. En réponse aux accusations de Searle,
Steven Lukes
défend Durkheim et conteste chacun des points de critique de Searle
11
. Lukes attribue la faiblesse de la critique de Searle en partie à une erreur de lecture, mais aussi à une ignorance de l'intégralité des textes de Durkheim ; Searle avoue que sa lecture de Durkheim est limitée au premier chapitre des
Règles de la méthode sociologique
, au
Division du travail social
, et à l'article, « Représentations individuelles et représentations collectives ».
Accusations de harcèlement sexuel
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En
mars 2017
, Searle est accusé d'agression sexuelle. Le
Los Angeles Times
écrit : « D'après l'accusation, les responsables de l'université n'ont pas réagi de manière appropriée à la suite de plaintes selon lesquelles John Searle, professeur de philosophie renommé âgé de 84 ans, aurait agressé sexuellement en juillet dernier son assistante de recherche âgée de 24 ans et qu'il aurait réduit son salaire lorsque celle-ci a rejeté ses avances. »
12
Cette affaire a mis en lumière plusieurs plaintes antérieures contre Searle, auxquelles Berkeley n'aurait apparemment pas réagi
13
La plaignante demande des dommages-intérêts de Searle et des responsables de l'Université de Californie en tant qu'employeurs. Elle affirme également que Jennifer Hudin, directrice du Centre d’ontologie sociale John Searle, où elle avait été employée en tant qu’assistante de Searle, a déclaré que Searle « avait eu des relations sexuelles par le passé avec ses étudiantes en échange d'avantages académiques, monétaires ou autres. »
14
Après la nouvelle de ce dépôt de plainte, d'autres accusations de harcèlement sexuel ont été révélées
15
Œuvres
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Essais
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Speech Acts : An Essay in the Philosophy of Language
Cambridge University Press
er
janvier 1969
, 214
p.
ISBN
9780521096263
lire en ligne
Intentionality : An Essay in the Philosophy of Mind
Cambridge University Press
, 1 janvier 1983, rééd. 7 juillet 1983, 278
p.
ISBN
9780521273022
lire en ligne
Minds, Brains and Science
Harvard University Press
, 1984, rééd. 1 janvier 1986, 116
p.
ISBN
9780674576339
lire en ligne
The Mystery Of Consciousness
, Granta Books, 1990, rééd. 12 novembre 1998, 208
p.
ISBN
9781862071223
The Rediscovery of the Mind (Representation and Mind)
, Bradford Book,
8 juillet 1992
, 296
p.
ISBN
9780262691543
lire en ligne
The Construction of Social Reality
, Free Press,
er
mars 1995
, 266
p.
ISBN
9780029280454
lire en ligne
Mind, Language And Society : Philosophy In The Real World
Basic Books
, 15 décembre 1998, rééd. 10 décembre 1999, 192
p.
ISBN
9780465045211
lire en ligne
Rationalily in Action
MIT Press
2001
ISBN
978-0-262-28334-2
Consciousness and Language
Cambridge University Press
, 15 juillet 2002, rééd. 26 septembre 2002, 284
p.
ISBN
9780521597449
lire en ligne
Mind : A Brief Introduction
, Oxford University Press, USA, 1 novembre 2004, rééd. 28 juillet 2005, 224
p.
ISBN
9780195157345
lire en ligne
Freedom and Neurobiology : Reflections on Free Will, Language, and Political Power
Columbia University Press
, 2005, rééd. 17 novembre 2006
Making the Social World : The Structure of Human Civilization
, Oxford University Press, USA,
11 décembre 2009
, 208
p.
ISBN
9780195396171
Articles
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Minds, brains, and programs
»,
Behavioral and Brain Sciences
,‎
14 juillet 2003
p.
19 pages
lire en ligne
Free Will as a Problem in Neurobiology
»,
Philosophy, Vol. 76, No. 298
,‎
octobre 2001
p.
491-514 (24 pages)
lire en ligne
Œuvres traduites en français
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Sens et expression : Etudes de théorie des actes de langage
Les Editions de Minuit
coll.
« Le sens commun »,
er
octobre 1982
, 248
p.
ISBN
978-2707306210
L'intentionalité : Essai de philosophie des états mentaux
Les Editions de Minuit
septembre 1985
, 344
p.
ISBN
9782707310316
Pour réitérer les différences : Réponse à Derrida
, L'éclat,
30 avril 1991
, 31
p.
ISBN
9782905372529
lire en ligne
La Redécouverte de l'esprit
trad.
Claudine Tiercelin),
Gallimard
21 avril 1995
, 368
p.
ISBN
978-2070736416
La construction de la réalité sociale
trad.
Claudine Tiercelin),
Gallimard
19 septembre 1998
, 320
p.
ISBN
9782070749348
Le Mystère de la conscience
Odile Jacob
er
janvier 2000
, 228
p.
ISBN
9782738107466
Liberté et neurobiologie
Grasset
coll.
« Collège de philosophie »,
14 janvier 2004
, 112
p.
ISBN
9782246640318
Les actes de langage : Essai de philosophie du langage
trad.
de l'anglais par Hélène Pauchard), Paris,
Hermann
27 janvier 2009
, 261
p.
ISBN
9782705668600
Bibliographie
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Anglophone
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Essais
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Ernest Lepore & Robert van Gulik,
John Searle and His Critics
, Basil Blackwell,
er
janvier 1991
, 428
p.
ISBN
9780631156369
lire en ligne
William Hirstein,
On Searle
, Cengage Learning,
5 septembre 2000
, 92
p.
ISBN
9780534576264
lire en ligne
Georg Meggle et Günther Grewendorf,
Speech Acts, Mind, and Social Reality : Discussions with John R. Searle
, Springer,
30 septembre 2002
, 327
p.
ISBN
9781402008610
lire en ligne
Articles
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Tomas Koblizek, How to Make the Concepts Clear: Searle's Discussion with Derrida. In Organon F, Suppl. Issue 2, pp. 157-165. (la réponse de Searle à Koblizek: ibid., p. 217-220.)
16
Francophone
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Jacques Derrida
Limited Inc.
, éd. Galilée, 1990,
Cédric Cagnat,
La construction collective de la réalité
, L'Harmattan, 2004,
Fabrice Clément et Laurence Kaufmann,
Le monde selon John Searle
, éd. du Cerf, 2005,
Raoul Moati,
Derrida/Searle : Déconstruction et langage ordinaire
, éd.
PUF
, 2009,
Prix et distinctions
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1952
: boursier du
Rhodes
Trust qui lui permet de poursuivre ses études à l'université d'Oxford
1975
: boursier de la
Fondation John-Simon-Guggenheim
17
1977
: élection comme membre de l'
Académie américaine des arts et des sciences
18
2004
: récipiendaire de la
National Humanities Medal
décernée par le
président des États-Unis
après consultation de la
Fondation nationale pour les sciences humaines
19
Notes et références
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(en-US)
Colin
McGinn
, «
John Searle - Colin McGinn
», sur
www.colinmcginn.net
27 septembre 2025
(consulté le
29 septembre 2025
(en)
John Searle | Biography, Philosophy, & Facts
», sur
Encyclopedia Britannica
(consulté le
31 juillet 2020
(en-US)
Searle, John (1932–) | Encyclopedia.com
», sur
www.encyclopedia.com
(consulté le
31 juillet 2020
et
(en-US)
Dan
Turello
, «
Brain, Mind, and Consciousness: A Conversation with Philosopher John Searle | Insights: Scholarly Work at the John W. Kluge Center
», sur
blogs.loc.gov
3 mars 2015
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31 juillet 2020
John Searle
», sur
www.nndb.com
(consulté le
31 juillet 2020
(en)
Leilei
Zou
et Chunfang
Wu
, «
A Literature Review on the Research Progress of Speech Act Theory and Its Applications
»,
International Journal of Linguistics Literature & Translation
vol.
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janvier 2023
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26-32
DOI
10.32996/ijllt.2023.6.1.4
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, consulté le
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J.R. Searle,
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Gross, Neil. "Comment on Searle", in Anthropological Theory, vol. 6 (1): 45-56.
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Neil
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Anthropological Theory
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6,
1,‎
mars 2006
p.
55
ISSN
1463-4996
et
1741-2641
DOI
10.1177/1463499606061734
lire en ligne
, consulté le
3 janvier 2024
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