La Perouse (Australie) — Wikipédia
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33° 59′ 29″ sud, 151° 14′ 38″ est
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Pour les articles homonymes, voir
La Pérouse (homonymie)
La Perouse
L'obélisque de La Pérouse et son enclos.
Administration
Pays
Australie
État
Nouvelle-Galles du Sud
Zone
Randwick
Code postal
NSW 2036
Démographie
Population
399
hab.
(2016)
Géographie
Coordonnées
33° 59′ 29″ sud, 151° 14′ 38″ est
Altitude
12
Localisation
Géolocalisation sur la carte :
Australie
La Perouse
Géolocalisation sur la carte :
Nouvelle-Galles du Sud
La Perouse
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La Perouse
est un quartier de la ville
australienne
de
Randwick
, situé dans l'État de
Nouvelle-Galles du Sud
Géographie
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Carte topographique de 1773.
La Perouse est situé sur la péninsule du même nom au nord du passage ouvrant sur
Botany Bay
, à environ 14
km
au sud-est du
centre-ville
de
Sydney
Toponymie
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La Perouse tient son nom de
Jean-François Galaup, comte de Lapérouse
(1741-1788), qui accosta à Botany Bay le
26 janvier 1788
. On y trouve le musée La Pérouse qui recèle des cartes, des instruments scientifiques et d’autres souvenirs des explorateurs français dans la région
Dernière lettre de Lapérouse écrite en 1788.
Près du musée se trouve également le monument La Pérouse, un
obélisque
érigé par les Français en 1825
. Contrairement aux musées français, la
légende dorée
de Lapérouse est égratignée, notamment sur la question de ses rapports avec les autochtones. Le site fait partie du parc national de
Botany Bay
créé en 1970
C’est aussi l’un des rares endroits de Sydney à porter un nom français.
Le monument Laperouse et son histoire
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C'est donc en 1825 que
Bougainville
fit ériger ce monument commémoratif qui surplombe la ville
. Le lieu a été choisi par le consulat depuis 1945 pour y célébrer le
14 juillet
, alors que la France s'est longtemps désintéressée des terres australes.
Vue du
XIX
siècle de l'obélisque de La Pérouse
La halte de Lapérouse à Botany Bay avait été commanditée par le Ministère de la Marine, à la suite du débarquement en
janvier 1788
de la
First Fleet
du capitaine anglais Philip et de ses huit cents prisonniers
Mais le souvenir de ce passage s'était rapidement effacé ; trente ans plus tard, il ne restait sur cette péninsule que la tombe du chapelain-naturaliste, le père
Louis Receveur
, décédé pendant la halte de Lapérouse et l'emplacement du
French garden
où l'horticulteur
Jean Nicolas Collignon
avait planté des graines européennes
Bougainville prend l'initiative d'ériger ce monument en souvenir de la disparition tragique de l'expédition, mais aussi pour commémorer un capitaine-explorateur dévoué au progrès scientifique qu'il considérait comme un héros national. Il confie le projet à l'artiste La Touane et fait approuver le plan et un espace de 126
par Sir
Thomas Brisbane
, le
Gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud
. La colonne dorique surmontée d'un
astrolabe
porte l'épitaphe suivante en français et en anglais :
« À la mémoire de Monsieur de La Pérouse, cette terre qu'il visita en MDCCLXXXVIII est la dernière d'où il a fait parvenir de ses nouvelles. Érigé au nom de la France par les soins de MM. de Bougainville et Ducampier, commandant la frégate La Thétis et la corvette L'Espérance en relâche au Port Jackson en MDCCCXXV. »
Ce monument joue un rôle de
présence française
pendant tout le
XIX
siècle et
Cape Banks
devient le quartier
La Perouse
. La presqu'île est dorénavant un quartier d'excursion, puisque se trouve également à Kurnell Beach une plaque, beaucoup plus modeste, à la gloire de
James Cook
. Les artistes viennent peindre ou dessiner le monument
. Il est même envisagé d'encourager les nouveaux propriétaires de terrain d'y bâtir
sur le modèle d'une maison d'Albi, patrie de La Pérouse
. En intégrant le passage de La Pérouse et de ses successeurs dans l'histoire des origines de l'Australie, Scott affirmait que les interventions françaises n'étaient pas concurrentes de la présence anglaise.
Pendant la première moitié du
XX
siècle, la fraternité d'armes des deux
guerres mondiales
contribue à l'amitié franco-australienne et le
gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud
annonce notamment, le
14 juillet 1917
, son intention de céder à la France le terrain entourant le monument Lapérouse. Mais le consul Campana renonce au projet le
23 octobre 1923
, « n'ayant pas les moyens de le transformer en parc ou en musée. »
Le fort Lapérouse.
En 1961, à l'occasion de l'inauguration d'une stèle commémorative de la fraternité d'armes franco-australienne dans le parc de l'ambassade de France à
Canberra
, M. R. G. Menzie dans son discours du
28 juillet 1961
, parle de « l'ancienneté de l'amitié franco-australienne datant des premiers jours de la colonisation ». Le monument La Pérouse est devenu un lieu de pèlerinage pour les marins français de passage. Des ex-votos sont appliqués sur le soubassement du monument, portant le nom de navires français ayant fait relâche à Sydney. Ce sont ces mêmes marins de passage qui entretiennent le monument et sa grille. Toutefois, le
Courrier australien
appelle la communauté locale à prendre en charge « l'entretien de ce monument érigé au bord du Pacifique, comme un cénotaphe autour duquel nous pouvons venir nous recueillir… et communiquer ensemble dans l'héroïsme français. » L'administration des domaines confie l'entretien du monument aux Trustees du mémorial du capitaine Cook pour créer un jardin.
Le samedi
14 juillet 1945
, c'est autour du monument Lapérouse qu'est célébrée la fête nationale. Dans son discours du
20 juillet
, le consul Eliacheff rappelle que Lapérouse avait promu dès 1788 « les valeurs révolutionnaires de liberté et de fraternité auprès de tous les insulaires du Pacifique. » Pour les autorités de Randwick, cette double célébration est l'occasion de mettre en avant le multiculturalisme australien ; pour l'opinion publique, les médias et les institutions culturelles c'est aussi un prétexte à envisager une histoire différente, la fiction d'une Australie française
10
, l'histoire alternative permettant de remettre en question le déterminisme historique. La présence française est investie d'une signification idéologique liée aux valeurs de progrès et de liberté et non du colonialisme. Le
14 mai 2016
, la célébration d'une messe en souvenir du Père Receveur rappelle le rôle de ce franciscain qui était aussi « homme de sciences bien dans l'esprit des lumières du
XVIII
siècle
11
. » Le
7 juin 2017
, l'association des Amis de Lapérouse a organisé une conférence sur
l’Indépendance Américaine, grâce à la France
, par le professeur Peter Anstey de l'Université de Sydney
12
et annoncé le lancement du programme Thalès qui offre des bourses à des étudiants australiens prévoyant d'aller faire une année d'étude à l'
Université Nice-Sophia-Antipolis
Mais, comme le souligne Saliha Belmessous, pour la communauté aborigène de La Perouse, ce monument témoigne de
« l'usurpation territoriale dont ils furent les victimes en tant que premiers habitants de la
Botany Bay
. »
Le musée Laperouse
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Relevé de l'île de la tempête par Beautemps-Beaupré le 19 mai 1793.
Découverte des restes du naufrage de Lapérouse,
Arthur Mangin
et
Jean-Baptiste Henri Durand-Brager
, 1863.
En 1956, à la suite des premières découvertes archéologiques de
Vanikoro
, l'éditorialiste du
Sydney Morning Herald
demande qu'une partie des vestiges du naufrage de l'
Astrolabe
et de la
Boussole
reviennent en Australie. Cette demande débouchera sur la création d'une association dédiée en 1984 et d'un musée en 1988
13
L'inauguration a lieu le
23 février
, en présence du Ministre de l'Environnement et de la panification. Le musée est offert au nom de l'association Lapérouse par le Ministre français de la Défense,
André Giraud
, en tant que président du Comité Français pour le Bicentenaire de l’Australie
14
Ce musée est installé dans un monument historique du parc national qui fut longtemps le seul lien entre l'Australie et le reste du monde : c'est en
février 1876
que l'Eastern Extension Company installa le premier
câble sous-marin
entre La Perouse et
Cable Bay
en
Nouvelle-Zélande
15
. En 1881-1882, la compagnie fit construire des bâtiments pour le personnel : on peut encore voir actuellement sous la véranda l'emplacement de l'arrivée des câbles dans la salle des instruments où les opérateurs travaillaient 24 heures sur 24. Elle est flanquée de deux ailes symétriques. Une seconde ligne fut aménagée en 1890 qui aboutissait à
Yarra Bay
à 7 km au sud de Sydney. La station fut définitivement abandonnée en 1916 et dédiée à d'autres usages, notamment par l'
armée du salut
comme refuge pour femmes et enfants de 1944 à 1987. Le bâtiment fut alors entièrement restauré et le
musée Lapérouse
s'installa en
janvier 1988
dans l'aile sud
16
Sept salles ont été aménagées au rez-de-chaussée :
l'accueil ;
La rencontre
entre le capitaine
Arthur Phillip
et Lapérouse ;
L'océan pacifique cet inconnu
sur les explorateurs comme
Willem Janszoon
William Dampier
Louis Aleno de Saint-Aloüarn
et l'évolution des instruments de navigation qui permirent à
James Cook
et Lapérouse d'explorer la côte est de l'Australie ;
Jean-François de Galaup de La Perouse
et sa carrière maritime jusqu'en 1792 ;
un bureau, une salle pour les archives et la conservation et les toilettes pour le public.
Au premier étage se trouvent :
Les préparatifs de l'expédition
: préparatifs matériels et constitution des équipages notamment scientifiques ;
Les instructions du roi Louis XVI
et les programmes d'études de l'
Académie des sciences
et de la
Société royale de médecine
Le voyage
en trois salles : de 1785 à 1786, de 1786 à 1787 et de 1787 à 1788 ;
À la recherche de l'expédition perdue
Antoine Bruny d'Entrecasteaux
et ses deux gabarres renommées frégates ; l’
Appendice au voyage de D’Entrecasteaux
de
Beautemps-Beaupré
paru en 1808.
Premières découvertes
Dumont D'Urville
et
le capitaine Peter Dillon
Vanikoro et les épaves
L'aménagement a été subventionné par : l'
UTA
, le Dr M. S. Lefebvre, l'
Union des assurances de Paris
Elf Aquitaine
, la
Société générale
, la
Banque nationale de Paris
, Bernard de Tarlé, le
Crédit lyonnais
Australia Ltd et le club 200.
Le musée est ouvert le dimanche de 10h à 16h et fait l'objet d'une visite guidée sur rendez-vous pour les scolaires de 9-10 ans
17
Notes et références
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(en)
Inventory Laperouse Museum Collection 22 February 1988
»,
Lapérouse Museum & Monuments
1988
(consulté le
19 juillet 2017
(en)
Laperouse Monument
(consulté le
19 juillet 2017
(en)
Randwick City Council, «
BOTANY BAY NATIONAL PARK, Heritage Conservation Area
(consulté le
21 juillet 2017
Saliha Delmessous, «
Le monument Lapérouse à Sydney ou l'histoire d'un mythe colonial franco-australien
»,
Outre-mers
vol.
93,
350, 1er trimestre 2006,
p.
51-68
lire en ligne
, consulté le
21 juillet 2017
Gravure par
John Lort Stokes
, en 1846.
(en)
Robert J. King, «
What brought Laperouse to Botany Bay?
»,
Journal of the Royal Australian Historical Society
,
er
décembre 1999
lire en ligne
, consulté le
21 juillet 2017
(en)
Ivan Barko, «
The French Garden at La Perouse
»,
Australian Garden History Society
vol.
Branch Cuttings,
35,
juin 2011
p.
2 pages
lire en ligne
, consulté le
21 juillet 2017
(en)
Maria Nugent,
Botany Bay : Where Histories Meet
, Crows Nest, NSW,
2005
, note 23, pages 213-214
(en)
Ernest Scott, «
Terre Napoleon, a History of French Explorations and Projects in Australia
», Gutenberg,
1911
(consulté le
21 juillet 2017
Emmanuelle Michaud, «
Les explorateurs français en Australie
», sur
WHF
15 mai 2017
(consulté le
21 juillet 2017
Lepetitjournal de Sydney, «
MESSE - Célébration au musée La Pérouse dimanche dernier
»,
18 février 2016
(consulté le
21 juillet 2017
(en)
admin, «
Australia’s Chief of Navy, VADM Tim Barrett AO CSC RAN Visits the Laperouse Museum
», sur
Lapérouse Museum & Monuments
9 juin 2016
(consulté le
21 juillet 2017
(en)
Association Salomon, «
About
»,
Lapérouse Museum & Monuments
(consulté le
21 juillet 2017
(en)
Laperouse Museum
, Sydney District,
1988
, 19
p.
ISBN
0-7316-2691-5
lire en ligne
(en)
A. C. Wilson, «
Page 1. Early telegraphy and telegrams
»,
Story: Telecommunications
, sur
The encycolpedia of New Zealand
, TE ARA,
11 mars 2010
(consulté le
21 juillet 2017
(en)
Salomon, «
Museum Floor Plans
», sur
Lapérouse Museum & Monuments
juin 2001
(consulté le
21 juillet 2017
(en)
NSW National Parks and Wildlife Service, «
La Perouse Museum
»,
2016
(consulté le
21 juillet 2017
Bibliographie
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Olivier Chapuis,
A la mer comme au ciel : Beautemps-Beaupré & la naissance de l'hydrographie moderne, 1700-1850 : l'émergence de la précision en navigation et dans la cartographie marine
, Paris, Presses Paris Sorbonne,
1999
, 1060
p.
ISBN
2-84050-157-0
lire en ligne
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