Thesis abstract by Nicolas Vernot
de la thèse en histoire moderne présentée par Nicolas VERNOT sous la direction de Michel PASTOURE... more de la thèse en histoire moderne présentée par Nicolas VERNOT sous la direction de Michel PASTOUREAU (Ecole Pratique des Hautes Etudes) Soutenance prévue le 20 décembre 2014
Papers by Nicolas Vernot

‟Je l’ay emprins”. Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel, 2025
Sous l’Ancien régime, les armoiries jouent un rôle important dans la construction de certaines id... more Sous l’Ancien régime, les armoiries jouent un rôle important dans la construction de certaines identités sociales. Cet article se propose d’examiner dans quelle mesure les vignerons de ce qui constitue aujourd’hui la Côte-d’Or s’emparent des conventions héraldiques pour énoncer leur identité. Trois grandes tendances peuvent être dégagées.
Le vigneron qui entend se désigner comme tel fait généralement emploi de la serpe à talon, ou "gouet", qui s’impose en Bourgogne à partir du XVIe siècle comme l’attribut héraldique propre à sa profession. Pour le vigneron qui y a recours, ce n’est pas tant la serpe que sa mise en écu qui est signifiante, comme marqueur de l’affirmation d’une notabilité à laquelle
les collègues de son entourage ne peuvent tous prétendre.
En revanche, le vigneron qui choisit d’inclure dans ses armes une marque de marchand s’insère dans le réseau plus vaste des négociants : ce faisant, il prétend à une certaine prééminence sociale en s’alignant sur les pratiques des élites économiques urbaines.
Enfin, si les vignerons poursuivent leur ascension sociale, ils vont, tout en conservant l’usage de leurs marques pour leur négoce, lui substituer, dans leurs armoiries, des emblèmes héraldiques qui désormais taisent toute allusion explicite à l’assise économique de leur prospérité. Pleinement héréditaires, ces armoiries, volontiers parlantes, épousent les canons héraldiques des élites dirigeantes, nobiliaires ou notables, associant pièces honorables et figures tirées du champ lexical de l’élévation, de la noblesse ou de la royauté.
L’enquête révèle également que la thématique viticole dépasse largement le cercle des seuls vignerons professionnels. Dotée d’une riche symbolique profane et sacrée, la vigne et son fruit inspirent des armoiries de prêtres et de notables qui, sans pouvoir être qualifiés de vignerons, sont néanmoins suffisamment pétris de culture viticole pour que celle-ci s’impose comme une référence valorisante.

Rocznik Polskiego Towarzystwa Heraldycznego, 2024
Rozważania autora dotyczą możliwości uznania heraldyki za niematerialne dziedzictwo kulturowe zgo... more Rozważania autora dotyczą możliwości uznania heraldyki za niematerialne dziedzictwo kulturowe zgodnie z kryteriami UNESCO. Dokument szczegółowo analizuje aspekty praktyki heraldycznej, które mogłyby zostać uwzględnione jako element dziedzictwa kulturowego, takie jak historyczne znaczenie, procesy tworzenia herbów, ich symbolika oraz metody przekazywania wiedzy heraldycznej.
1. **Historia i dziedzictwo heraldyki**: Heraldyka jest tradycją głęboko zakorzenioną w kulturze europejskiej, która wykształciła swoje własne zasady i język od XII wieku. Rozwój tej praktyki i jej specyficzny język
symboliczny stanowią o jej wartości jako potencjalnego elementu niematerialnego dziedzictwa.
2. **Zastosowanie kryteriów UNESCO**: Dokument analizuje, jak heraldyka wpisuje się w kryteria UNESCO dotyczące niematerialnego dziedzictwa kulturowego, takie jak ciągłość tradycji, przekazywanie wiedzy, dostępność oraz zgodność z prawami człowieka. Autor wskazuje, że mimo iż heraldyka wywodzi się z epok przed definiowaniem praw człowieka, obecnie praktyka ta jest zgodna z ich zasadami.
3. **Społeczność heraldyków**: Dokument definiuje społeczność praktyków i depozytariuszy wiedzy heraldycznej, w tym profesjonalistów, artystów i instytucje rządowe oraz prywatne. Ważnym elementem uznania heraldyki za dziedzictwo jest zaangażowanie szerokiego grona praktyków i osób zainteresowanych w zachowanie tej tradycji.
4. **Etyczne wyzwania i jakość praktyki**: Dokument porusza także kwestie etyki w heraldyce, w tym problem komercjalizacji herbów oraz praktyki osób tworzących herby bez uwzględnienia tradycyjnych zasad. Podkreślono konieczność zapewnienia wysokiej jakości i zgodności z zasadami heraldyki.
5. **Adaptacja do współczesności**: Dokument podkreśla, że heraldyka ewoluowała i wciąż adaptuje się do współczesnych warunków. Nowoczesne technologie, takie jak grafika komputerowa, otwierają nowe
możliwości dla praktyki heraldycznej, a jednocześnie zachowują jej oryginalne wartości artystyczne i symboliczne.
Podsumowując, Autor postuluje, że heraldyka spełnia kryteria UNESCO dla uznania jej jako niematerialnego dziedzictwa kulturowego ze względu na swoją długą historię, rolę w budowaniu tożsamości społeczności oraz adaptację do współczesnych zmian.

Bulletin et Mémoires de la Société d’émulation de Montbéliard, 2024
De 1793 à 1955, le pays de Montbéliard cessa d’exister institutionnellement. S’il a réussi à surv... more De 1793 à 1955, le pays de Montbéliard cessa d’exister institutionnellement. S’il a réussi à survivre jusqu’à nos jours, c’est notamment grâce à son patrimoine emblématique (armoiries, drapeaux, devise). Le pays de Montbéliard a su s’intégrer dans l’espace français sans s’y diluer grâce, entre autres, à des politiques de communication visuelle efficaces qui, en utilisant l’héritage emblématique légué par l’Ancien régime, ont permis d’articuler particularisme local et adhésion à la Nation. Condamnés par la Révolution, les emblèmes des Wurtemberg ont perdu leur statut étatique pour acquérir au XIXe siècle, dans le cadre d’un régionalisme prudent, une valeur patrimoniale et culturelle permettant aux Montbéliardais de définir un particularisme compatible avec la grande nation dans laquelle ils se reconnaissaient pleinement. La culture réformée a inspiré des politiques emblématiques originales : promotion de la devise « En Dieu mon appui », aux racines à la fois bibliques et locales, création du Cry, un hymne régional inspiré par les armoiries, le tout exprimé en français, ce qui permet d’écarter tout soupçon de germanophilie. Après la IIe Guerre mondiale, le dynamisme emblématique local permet d’exprimer la personnalité du DUPM et des communes qui le composent dans le cadre de la région Franche-Comté nouvellement créée (1955) tout en accompagnant la politique de rapprochement franco-allemand incarné par le jumelage avec Ludwigsburg.
Heraldicum disputationes. Kwartaalblad voor Heraldiek, 2024

Anales de la Real Academia Matritense de Heráldica y Genealogía, 2023
En 2003, la UNESCO adoptó una Convención para la Salvaguardia del Patrimonio Cultural Inmaterial,... more En 2003, la UNESCO adoptó una Convención para la Salvaguardia del Patrimonio Cultural Inmaterial, que implica inventariar, salvaguardar y promover en un espíritu de cooperación y asistencia internacional. El “patrimonio cultural inmaterial” se define como “los usos, representaciones, expresiones, conocimientos y técnicas -junto con los instrumentos, objetos, artefactos y espacios culturales que les son inherentes- que las comunidades, los grupos y en algunos casos los individuos reconozcan como parte integrante de su patrimonio cultural. Este patrimonio cultural inmaterial, que se transmite de generación en generación, es recreado constantemente por las comunidades y grupos en función de su entorno, su interacción con la naturaleza y su historia, infundiéndoles un sentimiento de identidad y continuidad y contribuyendo así a promover el respeto de la diversidad cultural y la creatividad humana” (artículo 2-1). El objetivo de esta comunicación es preguntarse hasta qué punto es relevante considerar la heráldica como patrimonio cultural inmaterial y cuál puede ser el interés de dicho reconocimiento legal, ya sea a nivel nacional o internacional (UNESCO). Considerar la heráldica desde el ángulo del patrimonio cultural inmaterial en lugar de como una “ciencia auxiliar” ofrece oportunidades reales, particularmente en los Estados donde la legislación es deficiente: una mejor identificación y creación de redes de actores contemporáneos de la heráldica, públicos y privados; una mejor comprensión del interés sociocultural de la heráldica por parte de las instituciones y, por tanto, potencialmente una gama más amplia de medios; la posibilidad de mejorar la cultura heráldica del público en general, a través de una mejor visibilidad y el etiquetado de los artesanos o de formación dirigida a aprendices, profesores o incluso al público en general. Este enfoque también permite a los heraldistas comprender y tener en cuenta mejor las representaciones y expectativas de la sociedad, los cargos electos y las instituciones en relación con los escudos de armas y, por tanto, eliminar una cierta cantidad de malentendidos.

À quel(s) saint(s) se vouer ?, Nov 2022
Dans son célèbre roman Pars vite et reviens tard, Fred Vargas accorde une importance centrale à u... more Dans son célèbre roman Pars vite et reviens tard, Fred Vargas accorde une importance centrale à un signe qui, peint sur les portes, serait efficace contre la Peste : le chiffre quatre. Le succès du roman a popularisé la valeur talismanique prêtée à ce symbole, désormais abondamment relayée sur Internet. Or, si la peste a suscité de nombreux travaux d’historiens, la sémiologie déployée pour s’en prémunir a jusqu’à présent été peu étudiée, en raison de la méfiance qu’inspire généralement toute idée de valeur protectrice, voire magique, prêtée à certains signes. S’il est vrai que le sujet est encore trop souvent encombré par les spéculations ésotériques ou les nostalgies folklorisantes, il n’en demeure pas moins que les sources existent, qui permettent non seulement d’évaluer le degré d’historicité de la valeur prophylactique prêtée au chiffre quatre, mais, au-delà, de documenter tout un arsenal de signes religieux convoqués afin de protéger les foyers de l’épidémie : outre la croix, mentionnons le tau de saint Antoine, le Nom-de-Jésus, ou encore le Sacré-Cœur... Apposés aux portes, ces signes, dans leur diversité, reflètent une recherche d’efficacité réfléchie, dont ne rendent pas compte les notions de « superstition » ou de « croyance populaire ». Loin d’être le fruit de la naïveté ou de l’ignorance, de telles démarches relèvent de logiques qui, pour être différentes des nôtres, n’en conservent pas moins leur part de rationalité.

Heraldry flourished on medieval battlefields for military reasons. However, scholars recognize th... more Heraldry flourished on medieval battlefields for military reasons. However, scholars recognize that its largest social expansion in Western Europe occurred during the seventeenth century, which was a time when coats of arms were essentially obsolete in warfare.1 This essay will tackle the apparent paradox of heraldry’s non-military expansion by discussing the social and symbolic reasons that led people to create and assume arms for themselves and their families in modern France (c.1500–1789), and how this process is reflected in shields. It identifies the commoners who adopted arms, and the messages the bearings were designed to carry. The answers to these questions lie not only in armorial records, but also in situ: the widespread use of heraldry in public and private spaces, in urban and rural landscapes, in profane or sacred contexts, still brings us valuable information towards understanding the visual role and language of heraldry. The choice of valorizing — often canting — cha...

Heraldic hierarchies: Identity, Status and State Intervention in Early Modern Heraldry (Steven Thiry and Luc Duerloo eds), 2021
[From the editors] "Nicolas Vernot's thought-provoking essay indeed reminds us that arms were far... more [From the editors] "Nicolas Vernot's thought-provoking essay indeed reminds us that arms were far from 'neutral' symbols of status. They were active tools of social positioning, which also explains the noble values assigned to them in the early modern period. A greater number of people, in fact, appropriated heraldic codes through 'similarisation' or even usurpation. Because someone's place in society could not be symbolised from scratch, Vernot emphasises that heraldry's potential to advance status depended on the right timing: after attaining wealth and when families reoriented from subservient professions to public qualifications, the adoption of a coat of arms could ease the further acquisition of honours and favourable alliances. This process involved fierce social competition among social climbers who contested heraldic regulation, appropriated it for their social gain, and in doing so allied with those state officials who were supposed to reinforce clear divisions."
Actes de la Société jurassienne d’émulation [suisse], 2020
Archives héraldiques suisses, 2020

Revue française d’héraldique et de sigillographie - Études en ligne, 2020
Échaudés par les spéculations ésotéristes, les chercheurs ont jusqu’à présent peu abordé la quest... more Échaudés par les spéculations ésotéristes, les chercheurs ont jusqu’à présent peu abordé la question de la signification des armoiries françaises à l'Époque moderne, leur préférant bien souvent leurs aînées médiévales. Pourtant, c'est au cours du XVIIe siècle que l'usage du blason atteint sa plus grande diffusion sociale. A cette époque, les armoiries composées n’émanent plus guère du monde militaire : ce sont désormais des hommes de loi, souvent officiers seigneuriaux, des marchands et artisans cossus, des médecins et apothicaires ou encore des coqs de villages qui fournissent les cohortes de nouveaux armigères. Dans un pays où les armoiries sont généralement conçues par l’individu ou la famille qui en fera usage, cette modification sociologique de l’identité du concepteur des armes s’accompagne de transformations sensibles du contenu de l’écu. Le but de cet article est de s’interroger sur la signification de ces armoiries modernes : déterminer le caractère parlant ou allusif des armoiries est certes nécessaire mais insuffisant, tout comme l’est le recours à la mode pour expliquer le succès de certains éléments tels que l’azur, le chevron ou les astres. Dans bien des cas, il apparaît que les armoiries modernes formulent, à l’aide d’un vocabulaire et d’éléments de syntaxe soigneusement choisis, un discours articulé sur la famille qui les arbore.

François PERNOT et Eric VIAL (dir.), Revenir… Actes de la journée d’études organisée au Château de La Roche-Guyon le 25 février 2017, les éditions de l’œil, coll. La bibliothèque fantôme, Montreuil, 2019, p. 130-221., 2019
L’héraldique napoléonienne est souvent mal considérée par les historiens qui en condamnent la lou... more L’héraldique napoléonienne est souvent mal considérée par les historiens qui en condamnent la lourdeur et la rigidité. Pourtant, ce n’est pas à l’aune des critères esthétiques médiévaux – ou des nôtres – que cette emblématique particulière doit être appréhendée, mais bien à la lumière du contexte et des valeurs qui l’ont vu naître.
La Révolution française avait fait de la destruction systématique des armoiries un élément fort de sa politique visuelle. Perçues comme symboles de tyrannie, d’arbitraire et de privilèges nobiliaires archaïques et injustes, les armoiries furent la cible tout à la fois de textes législatifs prohibant leur usage et de caricatures célébrant leur abolition. Cette politique s’inscrivait dans un courant d’hostilité préparé par les Lumières, qui voyaient dans l’héraldique l’expression de vanités ridicules au service d’une noblesse dont le rôle était de plus en plus contesté.
C’est dans ce contexte a priori hostile qu’en 1808, Napoléon 1er rétablit l’héraldique, en même temps qu’il réintroduisait un système de distinctions qui, sans l’exposer explicitement, avait toutes les apparences d’une noblesse. Aux chevaliers de la Légion d’honneur instaurés dès 1802 s’ajoutaient désormais des barons et des comtes, distingués par des armoiries spécifiques. Or cette réintroduction simultanée des titres et des armoiries constituait un défi face aux tenants de l’idéal égalitaire porté par la Révolution. Pourquoi Napoléon prit-il un tel risque politique ?
Cet article se propose de montrer comment le système héraldique impérial, loin de se cantonner à un rôle anecdotique, constitue un élément à part entière de l’exercice du pouvoir napoléonien, dans une délicate synthèse entre les codes de l’Ancien régime et les valeurs révolutionnaires.
Haute-Saône S.A.L.S.A., bulletin de la Société d’Agriculture, Lettres, Sciences et Arts de la Haute-Saône, 2018
Archives héraldiques suisses/Schweizer Archiv für Heraldik/Archivio araldico svizzero/Archivum heraldicum, 2015
Paul DELSALLE et Laurence DELOBETTE (éd.), Villages, maisons et châteaux du Moyen Age et de la Renaissance en Franche-Comté, Actes du colloque L’habitat, les villages, les bourgs, les maisons du comté de Bourgogne, XIVe-XVIIe siècles, Franche-Bourgogne, 2014, p. 119-127., Oct 2014
Laurence DELOBETTE et Paul DELSALLE (éd.), Champlitte, place forte du comté de Bourgogne, actes de la journée d’étude du 25 avril 2015 organisée par Franche-Bourgogne, groupe de recherches historiques sur le comté de Bourgogne (Franche-Comté) XIe- XVIIe siècles, Franche-Bourgogne, 2016, Mar 2016
Dans cette étude, je démontre que le choix des plantes mises en rinceaux sur la galerie Renaissan... more Dans cette étude, je démontre que le choix des plantes mises en rinceaux sur la galerie Renaissance du château de Champlitte, loin de n'obéir qu'à des considérations esthétiques et stylistiques, répond également à des motivations symboliques et emblématiques précises, mettant notamment en image les armes, la devise mais aussi les valeurs sociales et politiques du commanditaire, François de Vergy.

Fiona ROBERTSON et Peter N. LINDFIELD (éd.), Semy-de-Lys: Speaking of Arms, 1400-2016, actes du colloque Emblems and Enigma: The Heraldic Imagination, Londres, Royal Society of Antiquaries, 26 avril 2014, 2016, p. 51-70., Mar 21, 2016
Heraldry flourished on medieval battlefields for military reasons. However, scholars recognize th... more Heraldry flourished on medieval battlefields for military reasons. However, scholars recognize that its largest social expansion in Western Europe occurred during the seventeenth century, which was a time when coats of arms were essentially obsolete in warfare. 1 This essay will tackle the apparent paradox of heraldry's non-military expansion by discussing the social and symbolic reasons that led people to create and assume arms for themselves and their families in modern France (c.1500–1789), and how this process is reflected in shields. It identifies the commoners who adopted arms, and the messages the bearings were designed to carry. The answers to these questions lie not only in armorial records, but also in situ: the widespread use of heraldry in public and private spaces, in urban and rural landscapes, in profane or sacred contexts, still brings us valuable information towards understanding the visual role and language of heraldry. The choice of valorizing — often canting — charges by the bearer of the name reflects a claim for a specific social status. However, a close study of symbolic allusions ranging from professional and dynastic to religious or even apotropaic, suggests a far more subtle combination of meanings, in close interaction with social, cultural, political, and vernacular context. Being an Armiger in Modern France: Law and Practice In modern France (c.1500 –1789), the vast majority of coats of arms were self-assumed, which implies that they were composed within the family circle. Royal heraldic concessions and augmentations were but few, and never seem to exceed one per cent of the total number of coats of arms in use within the realm. 2 In 1620, André Favyn, the author of a treatise called Le théâtre d'honneur et de chevalerie, wrote: 'today even the lowest merchants and craftsmen wish to counterfeit the nobleman by assuming arms'. 3 Although stating that coats of arms are solely for noble use is false and reflects a reactionary trend quite commonly expressed among the nobility at that time, Favyn is not the only heraldic theoretician of his time to deplore the fact that the use of coats of arms had become widespread among commoners. Favyn's opinion reflects an ideological trend shared by many other modern authors of heraldic treatises who considered that the use of coats of arms should be restricted to nobles only, because they were the ones who invented heraldry to magnify their exploits, virtues, and lineage. 4 This claim, nevertheless, cannot be supported by any legal statement: since the Middle Ages, heraldry had been used in France by nobles and commoners alike. 5 However, pressure concerning heraldic matters exerted on the king by the nobility since the beginning of the sixteenth century led François I to issue an edict in 1535 prohibiting the use of insignia such as helmets, crests, and crowns by commoners. 6 This legislation was reiterated over the course of the century, thus demonstrating its ineffectiveness. During the États généraux of 1614, the nobility firmly denounced two widespread heraldic abuses: some commoners were using homonymy to usurp coats of arms belonging to noble families, while others were displaying insignia restricted to the nobility. 7 Such grievances led Louis XIII to create, in January 1615, the office of Juge général d' armes de France, with more extensive judicial rights than former

James D. FLOYD et Charles J. BURNETT (éd.), Myths and propaganda in heraldry and genealogy : proceedings of the XXVII International Congress of Genealogical and Heraldic sciences. St Andrews, 21-26 August 2006, Edinburgh, 2008 (Genealogica et heraldica St Andrews MMVI), vol. I, p. 859-886, 2008
The Saint Andrew’s cross played an important role in European heraldry as a badge of the Dukes of... more The Saint Andrew’s cross played an important role in European heraldry as a badge of the Dukes of Burgundy and their Habsburg successors. While the Duchy of Burgundy was integrated under the French crown in 1477, the County of Burgundy (Franche-Comté) escaped French dominion and became the land par excellence of the « croix bourgougnotte de sainct André » (« the Burgundian cross of Saint Andrew »), a land to be ruled by the Habsburgs until it became French in 1678.
In the seventeenth century, the county of Burgundy became a major prize in the dispute between the French and the Spanish Crowns. After an initial French campaign between 1634 and 1644, which although unsuccessful nearly destroyed the Franche-Comté, the county remained under Spanish authority; it was invaded again – this time successfully – by Louis XIV in 1668. But the French king handed it back a couple of months later. Impressed by the suddenness of the French conquest, the Spanish crown tried to reinforce its domination both militarily and ideologically. But in 1674 the province was taken again by French troops, this time for good; the county of Burgundy was finally joined to France with the 1678 Treaty of Nijmegen.
In this unstable political context, the war was fought not only in the field but also in the heart. To carry the population, the French and especially the Spanish developed a visual propaganda in which the St Andrew’s cross took a leading rôle.
This paper discusses the way in which both French and Spanish kings used the Saint Andrew’s cross to legitimise their cause and to rally the population, and how the local inhabitants, in response, made use of this cross as a badge and in heraldry to express their choice.
Laurence DELOBETTE et Paul DELSALLE (dir.), La Franche-Comté et les anciens Pays-Bas, XIIIe-XVIIIe siècles; t. 1 : Aspects politiques, diplomatiques, religieux et artistiques, Actes du colloque international, Vesoul-Tournai, 25-27 oct. 2006, Presses Univ. de Franche-Comté, Besançon, 2010, p. 95-128, 2010
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Thesis abstract by Nicolas Vernot
Papers by Nicolas Vernot
Le vigneron qui entend se désigner comme tel fait généralement emploi de la serpe à talon, ou "gouet", qui s’impose en Bourgogne à partir du XVIe siècle comme l’attribut héraldique propre à sa profession. Pour le vigneron qui y a recours, ce n’est pas tant la serpe que sa mise en écu qui est signifiante, comme marqueur de l’affirmation d’une notabilité à laquelle
les collègues de son entourage ne peuvent tous prétendre.
En revanche, le vigneron qui choisit d’inclure dans ses armes une marque de marchand s’insère dans le réseau plus vaste des négociants : ce faisant, il prétend à une certaine prééminence sociale en s’alignant sur les pratiques des élites économiques urbaines.
Enfin, si les vignerons poursuivent leur ascension sociale, ils vont, tout en conservant l’usage de leurs marques pour leur négoce, lui substituer, dans leurs armoiries, des emblèmes héraldiques qui désormais taisent toute allusion explicite à l’assise économique de leur prospérité. Pleinement héréditaires, ces armoiries, volontiers parlantes, épousent les canons héraldiques des élites dirigeantes, nobiliaires ou notables, associant pièces honorables et figures tirées du champ lexical de l’élévation, de la noblesse ou de la royauté.
L’enquête révèle également que la thématique viticole dépasse largement le cercle des seuls vignerons professionnels. Dotée d’une riche symbolique profane et sacrée, la vigne et son fruit inspirent des armoiries de prêtres et de notables qui, sans pouvoir être qualifiés de vignerons, sont néanmoins suffisamment pétris de culture viticole pour que celle-ci s’impose comme une référence valorisante.
1. **Historia i dziedzictwo heraldyki**: Heraldyka jest tradycją głęboko zakorzenioną w kulturze europejskiej, która wykształciła swoje własne zasady i język od XII wieku. Rozwój tej praktyki i jej specyficzny język
symboliczny stanowią o jej wartości jako potencjalnego elementu niematerialnego dziedzictwa.
2. **Zastosowanie kryteriów UNESCO**: Dokument analizuje, jak heraldyka wpisuje się w kryteria UNESCO dotyczące niematerialnego dziedzictwa kulturowego, takie jak ciągłość tradycji, przekazywanie wiedzy, dostępność oraz zgodność z prawami człowieka. Autor wskazuje, że mimo iż heraldyka wywodzi się z epok przed definiowaniem praw człowieka, obecnie praktyka ta jest zgodna z ich zasadami.
3. **Społeczność heraldyków**: Dokument definiuje społeczność praktyków i depozytariuszy wiedzy heraldycznej, w tym profesjonalistów, artystów i instytucje rządowe oraz prywatne. Ważnym elementem uznania heraldyki za dziedzictwo jest zaangażowanie szerokiego grona praktyków i osób zainteresowanych w zachowanie tej tradycji.
4. **Etyczne wyzwania i jakość praktyki**: Dokument porusza także kwestie etyki w heraldyce, w tym problem komercjalizacji herbów oraz praktyki osób tworzących herby bez uwzględnienia tradycyjnych zasad. Podkreślono konieczność zapewnienia wysokiej jakości i zgodności z zasadami heraldyki.
5. **Adaptacja do współczesności**: Dokument podkreśla, że heraldyka ewoluowała i wciąż adaptuje się do współczesnych warunków. Nowoczesne technologie, takie jak grafika komputerowa, otwierają nowe
możliwości dla praktyki heraldycznej, a jednocześnie zachowują jej oryginalne wartości artystyczne i symboliczne.
Podsumowując, Autor postuluje, że heraldyka spełnia kryteria UNESCO dla uznania jej jako niematerialnego dziedzictwa kulturowego ze względu na swoją długą historię, rolę w budowaniu tożsamości społeczności oraz adaptację do współczesnych zmian.
La Révolution française avait fait de la destruction systématique des armoiries un élément fort de sa politique visuelle. Perçues comme symboles de tyrannie, d’arbitraire et de privilèges nobiliaires archaïques et injustes, les armoiries furent la cible tout à la fois de textes législatifs prohibant leur usage et de caricatures célébrant leur abolition. Cette politique s’inscrivait dans un courant d’hostilité préparé par les Lumières, qui voyaient dans l’héraldique l’expression de vanités ridicules au service d’une noblesse dont le rôle était de plus en plus contesté.
C’est dans ce contexte a priori hostile qu’en 1808, Napoléon 1er rétablit l’héraldique, en même temps qu’il réintroduisait un système de distinctions qui, sans l’exposer explicitement, avait toutes les apparences d’une noblesse. Aux chevaliers de la Légion d’honneur instaurés dès 1802 s’ajoutaient désormais des barons et des comtes, distingués par des armoiries spécifiques. Or cette réintroduction simultanée des titres et des armoiries constituait un défi face aux tenants de l’idéal égalitaire porté par la Révolution. Pourquoi Napoléon prit-il un tel risque politique ?
Cet article se propose de montrer comment le système héraldique impérial, loin de se cantonner à un rôle anecdotique, constitue un élément à part entière de l’exercice du pouvoir napoléonien, dans une délicate synthèse entre les codes de l’Ancien régime et les valeurs révolutionnaires.
In the seventeenth century, the county of Burgundy became a major prize in the dispute between the French and the Spanish Crowns. After an initial French campaign between 1634 and 1644, which although unsuccessful nearly destroyed the Franche-Comté, the county remained under Spanish authority; it was invaded again – this time successfully – by Louis XIV in 1668. But the French king handed it back a couple of months later. Impressed by the suddenness of the French conquest, the Spanish crown tried to reinforce its domination both militarily and ideologically. But in 1674 the province was taken again by French troops, this time for good; the county of Burgundy was finally joined to France with the 1678 Treaty of Nijmegen.
In this unstable political context, the war was fought not only in the field but also in the heart. To carry the population, the French and especially the Spanish developed a visual propaganda in which the St Andrew’s cross took a leading rôle.
This paper discusses the way in which both French and Spanish kings used the Saint Andrew’s cross to legitimise their cause and to rally the population, and how the local inhabitants, in response, made use of this cross as a badge and in heraldry to express their choice.