Serbie — Wikipédia
Aller au contenu
44° 15′ N, 20° 29′ E
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ne pas confondre avec la
république serbe de Bosnie
République de Serbie
(sr-Cyrl)
Република Сpбија
(sr-Latn)
Republika Srbija
Drapeau de la Serbie
Armoiries de la Serbie
Hymne
en
serbe
Боже правде
Bože Pravde
, « Dieu de justice »)
Fête nationale
15 février
· Événement commémoré
Premier soulèvement serbe
1804
Régions sous contrôle gouvernemental
Kosovo
sécessionniste
Administration
Forme de l'État
République
unitaire
régime parlementaire
Président
Aleksandar Vučić
Président du gouvernement
Đuro Macut
Parlement
Assemblée nationale
Langues officielles
Serbe
Capitale
Belgrade
44° 48′ N, 20° 23′ E
Géographie
Plus grandes villes
Belgrade
Novi Sad
Niš
Kragujevac
et
Subotica
Superficie totale
77 474
km
classé
115
Superficie en eau
0,13 %
Fuseau horaire
UTC
+1 (
été
+2)
Histoire
Entité précédente
Serbie-et-Monténégro
Royaume de Serbie
4 janvier 1217
Empire serbe
16 avril 1346
Premier soulèvement serbe
15 février 1804
Second soulèvement serbe
23 avril 1815
Traité de Berlin
13 juillet 1878
Royaume des Serbes, Croates et Slovènes
er
décembre 1918
Royaume de Yougoslavie
3 octobre 1929
République fédérative socialiste de Yougoslavie
29 novembre 1945
République fédérale de Yougoslavie
27 avril 1992
Communauté d'États de Serbie-et-Monténégro
4 février 2003
République de Serbie
5 juin 2006
Démographie
Gentilé
Serbe
Population totale
(2023
(sans le Kosovo))
6 693 375
hab.
classé
105
Densité
86
hab.
/km
Économie
PIB nominal
2022
65,037 milliards de
dollars
+ 3,12 % (
90
PIB
(PPA)
2022
163,599 milliards de
dollars
+ 10,03 % (
81
PIB nominal
par hab.
2022
9 502,708
de
+ 3,53 % (
89
PIB
(PPA)
par hab.
2022
23 903,725
de
+ 10,47 % (
125
Taux de chômage
2022
9,8 % de la pop. active
- 2,07 % (
179
Dette publique brute
2022
Nominale
3 817,165 milliards de
дин.
+ 6,05 %
Relative
55,645 % du PIB
- 2,66 %
Monnaie
Dinar serbe
(hormis le sud du
Kosovo
qui fait usage de l'
euro
) (
RSD
Développement
IDH
2021
0,802
(très élevé ;
63
IDHI
2021
0,720
46
Coefficient de Gini
2020
35,0 %
Indice d'inégalité de genre
2021
0,131
36
Indice de performance
environnementale
2022
43,9
79
Divers
Code ISO 3166-1
SRB, RS
Domaine Internet
.rs
.срб
Indicatif téléphonique
+381
Code sur plaque minéralogique
SRB
Organisations internationales
ONU
2000
CdE
2003
BAII
2019
OIF
(membre associé)
CPLP
(observateur)
OMC
(observateur)
modifier
La
Serbie
), en forme longue la
république de Serbie
(en
serbe
Srbija
ř̩
) et
Republika Srbija
, en
serbe en écriture cyrillique
Сpбија
et
Република Сpбија
), est un
État
des
Balkans occidentaux
et de l’
Europe du Sud
et
du Sud-Est
, parfois situé en
Europe centrale
; son
régime politique
est de type
démocratie parlementaire
monocamérale
. La Serbie est
frontalière
de la
Roumanie
à l'est-nord-est, de la
Bulgarie
au sud-est, de la
Macédoine du Nord
au sud-sud-est, du
Kosovo
ou de l'
Albanie
au sud
, du
Monténégro
au sud-ouest, de la
Bosnie-Herzégovine
à l'ouest, de la
Croatie
au nord-ouest et de la
Hongrie
au nord-nord-ouest. Sa capitale est
Belgrade
Les populations
slaves
, dont les
Serbes
, s’installèrent au début du
VII
siècle
dans la région des Balkans. Auparavant, la population était constituée d'
Illyriens
, de
Grecs Macédoniens
et
Thraces
, et de petites ethnies montagnardes.
Au
Moyen Âge
, un puissant
État serbe
se constitua progressivement, qui atteignit son apogée au
XIV
siècle, sous le règne de l'empereur
Stefan Dušan
(en cyrillique : Cтефан Душан).
Aux
XIV
et
XV
siècles, la Serbie fut envahie et colonisée par l'
Empire ottoman
et le pays resta sous sa domination jusqu’au
XIX
siècle.
À la suite du
premier soulèvement serbe contre les colonisateurs turcs
en 1804, et du
second
en 1815, une
principauté de Serbie
fut créée, autonome vis-à-vis de la
Sublime Porte
en 1830, officiellement indépendante en 1878. La principauté devint
royaume de Serbie
en 1882. Après la
Première Guerre mondiale
, se constitua progressivement un rassemblement de tous les
Slaves méridionaux
autour de la monarchie serbe : le
royaume des Serbes, Croates et Slovènes
fut proclamé en 1918 et il prit le nom de
royaume de Yougoslavie
en 1929. Après la
Seconde Guerre mondiale
, la Serbie devint une unité fédérée au sein de la
république fédérative socialiste de Yougoslavie
. Les années 1990 sont marquées par la dissolution progressive de la Yougoslavie. En 2006, la Serbie est redevenue totalement indépendante après que le
Monténégro
a décidé de quitter l'union de
Serbie-et-Monténégro
Le
17 février 2008
, le
Kosovo
, qui était jusqu’alors considéré comme une
province autonome
au sein de la république de Serbie sous l'égide de l'
Organisation des Nations unies
(ONU), avec sa
résolution 1244
, a déclaré unilatéralement son
indépendance
. Cette indépendance est contestée et non-reconnue par la Serbie
et par une partie importante des États membres de l'
Organisation des Nations unies
(ONU) dont deux membres du
Conseil de sécurité des Nations unies
, la
Chine
et la
Russie
Le
22 décembre 2009
, la Serbie effectue une
demande d'adhésion formelle
à l'
Union européenne
. Le
12 octobre 2011
, la
Commission européenne
octroie officiellement le statut de candidat à la Serbie
10
La Serbie est militairement neutre
11
12
Géographie
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Géographie de la Serbie
et
Environnement en Serbie
La Serbie est le plus étendu et le plus peuplé des États issus de la
Yougoslavie
13
La Serbie s’étend officiellement (avec le Kosovo) sur une superficie de 88 361
km
, ce qui la place au
113
rang mondial
. Elle possède 2 027
km
de frontières, soit 241
km
avec la
Croatie
, 302
km
avec la
Bosnie-Herzégovine
, 203
km
avec le
Monténégro
, 221
km
avec la
Macédoine du Nord
, 115
km
avec l’
Albanie
, 318
km
avec la
Bulgarie
, 476
km
avec la
Roumanie
et 151
km
avec la
Hongrie
; elle est ainsi, après la
Russie
et l'
Allemagne
, et avec la France, le troisième pays d’Europe qui compte le plus de pays limitrophes en
Europe
. Sans le Kosovo, la Serbie couvre une superficie de 77 474
km
, ce qui la place au
117
rang mondial
Relief
modifier
modifier le code
Le mont
Midžor
Article détaillé :
Liste des montagnes de Serbie
La Serbie est composée de deux ensembles distincts. Au nord, la
Voïvodine
(en
serbe
Војводина
et
Vojvodina
), se trouve dans la grande
plaine de Pannonie
, qui est géographiquement située en
Europe centrale
. La Voïvodine est séparée de la
Serbie centrale
par la
et le
Danube
. La plus grande partie de la Serbie centrale et du
Kosovo-et-Métochie
est couverte de montagnes basses ou moyennes. Au centre, à l’ouest et au sud-ouest du pays, ces montagnes appartiennent aux
Alpes dinariques
; à l’est, elles appartiennent aux
Carpates
, aux monts du
Grand Balkan
et aux
Monts Rhodopes
. Le mont
Midžor
(2 156
), situé dans le massif de la
Stara Planina
, est le point culminant de la Serbie (sans le
Kosovo
). Parmi les montagnes les plus importantes du pays, on peut citer les monts
Tara
, les monts
Zlatibor
, les monts
Kopaonik
et le massif de la
Fruška gora
En 2007, les
terres arables
couvraient une superficie de
3 095 006
ha
, soit 30 950
km
(hors Kosovo)
14
; les
forêts
couvrent une superficie de 25 625
km
, soit 27 % du territoire
15
Hydrologie
modifier
modifier le code
Cours d'eau
et principaux
bassins versants
en Serbie (
Kosovo
compris).
Le confluent de la
et du
Danube
Belgrade
Articles détaillés :
Liste des cours d'eau de la Serbie
et
Liste des lacs de la Serbie
Tous les cours d’eau de Serbie appartiennent à trois
bassins versants
: celui de la
mer Noire
, celui de la
mer Adriatique
et celui de la
mer Égée
. Le plus vaste de ces bassins est celui de la mer Noire, qui couvre une superficie de 81 261
km
, soit 92 % du territoire du pays. Le bassin, dans son ensemble, est drainé par un seul fleuve, le
Danube
, qui se jette dans la mer Noire. Le bassin de drainage de la mer Adriatique couvre une superficie de 4 500
km
, soit 5 % du territoire de la Serbie. Il comprend la moitié occidentale du
Kosovo-et-Métochie
et il est principalement drainé par une rivière, le
Drin blanc
, qui rencontre le
Drin noir
en
Albanie
pour former le
Drin
, qui se jette dans la mer Adriatique. Une autre partie, de plus faible étendue, est drainée par la rivière Crni Kamen-
Radika
, au sud de la région de
Gora
. Le dernier bassin, celui de la mer Égée couvre une superficie de 2 650
km
, soit 3 % du territoire de la Serbie. Il est situé au sud du pays, près des frontières avec la république de Macédoine et la
Bulgarie
. Ce bassin est drainé par trois rivières : la
Lepenec
, la
Pčinja
et la
Dragovištica
. Les deux premières se jettent dans le
Vardar
en Macédoine, et la troisième se jette dans la
Strymon
en Bulgarie. Ces deux fleuves se jettent ensuite dans la mer Égée.
Les cours d'eau navigables les plus longs de Serbie sont le Danube (588
km
), la
(206
km
), la
Tisa
(168
km
) et la
Velika Morava
(sur 185
km
). Parmi les autres rivières importantes du pays, on peut citer la
Zapadna Morava
(308
km
), la
Južna Morava
(295
km
), l’
Ibar
(272
km
), la
Drina
(220
km
) et le
Timok
(202
km
16
Le lac le plus étendu du pays est le
réservoir
hydroélectrique
du
Đerdap
(en
serbe
Ђердапско језеро
et
Đerdapsko jezero
), qui s’étend sur 253
km
, suivi du
lac Vlasina
, qui s’étend sur 16
km
16
Climat
modifier
modifier le code
Le
climat
de la Serbie peut être décrit comme un
climat continental
modéré, avec des caractéristiques plus ou moins accusées en fonction de la localisation, du relief, de la présence ou non de rivières, de la végétation ou de l’urbanisation
17
. Le nord du pays possède un climat nettement continental, avec des hivers froids et des étés chauds et humides, tandis que le sud, plus près de la
mer Adriatique
, connaît des étés chauds et secs et des automnes et des hivers relativement froids, avec d’importantes chutes de neige. C’est ainsi que la Voïvodine possède un climat continental influencé par les masses d’air venues de l’
Europe du Nord
et de l’
Europe de l'Ouest
, tandis que le sud et le sud-ouest du pays subissent une influence
méditerranéenne
, elle-même modérée par les Alpes dinariques et d’autres chaînes de montagnes qui contribuent à rafraîchir les masses d’air chaud. Les hivers sont ainsi particulièrement rudes dans la région du
Sandžak
en raison des montagnes qui entourent ce
plateau
18
Pour la période 1961-1990, la température moyenne annuelle a été de
10,9
°C
jusqu’à une altitude de 300
. Les régions situées entre 300 et 500
ont connu une température moyenne de
10
°C
et, au-dessus de 1 000
, une température moyenne de
°C
17
. Le mois de juillet est le mois le plus chaud de l’année, avec une température moyenne comprise entre 11 et
22
°C
; plus précisément, les régions situées à moins de 300
d’altitude bénéficient d’une température moyenne comprise entre 20 et
22
°C
, tout comme certains secteurs du sud de la Serbie situés à des altitudes entre 400 et 500
. Au-dessus de 1 000
d’altitude, les températures moyennes du mois de juillet sont comprises entre 11 et
16
°C
19
. Les températures les plus basses de la période 1961-1990 ont été mesurées en janvier ; elles étaient comprises entre
−35,6
°C
(à
Sjenica
) et
−21
°C
(à
Belgrade
19
. Depuis le commencement des mesures, la température la plus élevée enregistrée en Serbie a été de
44,3
°C
le
22 juillet 1939
Kraljevo
et la température la plus basse a été de
−39,5
°C
; elle a été mesurée le
13 janvier 1985
Karajukića Bunari
, sur le
plateau
de
Pešter
, dans le
district de Raška
19
En moyenne, les
précipitations
annuelles augmentent avec l’altitude. Dans les régions peu élevées, elles sont comprises entre 540 et 820
mm
. Au-dessus de 1 000
, elles sont comprises entre 700 et 1 000
mm
, et, sur certains sommets du sud-ouest de la Serbie, elles peuvent atteindre jusqu’à 1 500
mm
. Dans la plus grande partie du pays, le maximum de précipitations se concentre dans les mois les plus chauds de l’année ; en revanche, au sud-ouest du pays, l’automne est la saison la plus arrosée. Le mois de juin est le mois le plus pluvieux, avec 12 ou 13 % du total annuel. Février et octobre sont les mois les plus secs. La neige tombe surtout de novembre à mars, avec un maximum en janvier
17
. Depuis le début des mesures, l’année la plus sèche a été l’an 2000, avec seulement 223,1
mm
de précipitations à
Kikinda
; 1937 a été l’année la plus pluvieuse, avec un maximum de 1 324,5
mm
mesuré à
Loznica
[Lequel ?]
. Un record mensuel de précipitations a été enregistré en juin 1954 à
Sremska Mitrovica
, avec 308,9
mm
; le
10 octobre 1955
, il est tombé 211,1
mm
d’eau à
Negotin
20
L’
ensoleillement
annuel est compris entre 1 500 et 2 200 heures.
Régions géographiques
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Régions de Serbie
Les régions de Serbie n’ont pas de statut officiel, même si certains
districts administratifs
leur doivent leur dénomination. Les régions situées dans la
plaine pannonienne
sont délimitées par les
cours d’eau
; d’autres sont délimitées par des
montagnes
. En fait, définies par la tradition autant que par le relief, elles ne possèdent pas toujours de frontières nettement établies ; elles sont même souvent amenées à se chevaucher. Beaucoup d’entre elles possèdent un nom
serbe
formé à partir de la structure suivante :
po
+(nom d’une rivière)+
je
. C’est ainsi que, au nord de la
Serbie centrale
, la région de
Podunavlje
, doit son nom au
Danube
(en serbe :
Дунав
et
Dunav
), la région de
Podrinje
s’étend le long de la
Drina
ou encore celle de
Pomoravlje
le long de la
Morava
. D’autres portent le nom d’une montagne, comme les régions de
Zlatibor
ou de
Kopaonik
Aires protégées
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Aires protégées de Serbie
En 2003, les espaces naturels protégés de Serbie couvrent 5 % du territoire du pays. La Serbie comptait 5
parcs nationaux
, 120
réserves naturelles
20 parcs
naturels et environ
470 sites
naturels protégés
21
. Les cinq parcs nationaux correspondent à la Catégorie II de l’
UICN
16
Les
Portes de Fer
dans le
parc national de Đerdap
Parc national
Année de création/Révision
Municipalités
Superficie (
km
Parc national de Đerdap
22
1974/1993
Golubac
Majdanpek
Kladovo
636,8
Monts Kopaonik
22
1981/1993
Raška
Brus
118
Monts Tara
22
1981/1993
Bajina Bašta
190
Monts Šar
22
1986/1993
Štrpce
Kačanik
Prizren
Suva Reka
390
Fruška gora
22
1960/1993
Novi Sad
Sremski Karlovci
Beočin
Bačka Palanka
Šid
Sremska Mitrovica
Irig
Inđija
253,93
Huit sites de Serbie sont inscrits sur la liste
Ramsar
pour la conservation des
zones humides
23
, dont deux ont été ajoutés en 2007
24
Le
lac Vlasina
, près de
Surdulica
Site Ramsar
Année de désignation
Municipalités
Superficie (
km
Gornje Podunavlje
2007
Voïvodine
224,8
Labudovo okno
2006
Bela Crkva
37,33
Lac Ludaš
1977
Subotica
5,93
Obedska bara
1977
Pećinci
175,01
Peštersko polje
2006
Sjenica
34,55
Slano Kopovo
2004
Voïvodine
9,76
Stari Begej - Carska Bara
1996
Zrenjanin
17,67
Vlasina
2007
Surdulica
32,09
Histoire
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Histoire de la Serbie
et
Histoire des Serbes
De la Préhistoire à la fin de l’Antiquité
modifier
modifier le code
Sculpture trouvée sur le site de
Lepenski Vir
Les archéologues ont mis au jour de nombreuses traces d’occupation humaine remontant à la
Préhistoire
. L’un des sites les plus anciens retrouvés en Serbie est celui de
Lepenski Vir
, près du
Danube
, dans l’actuel
parc national de Đerdap
(Djerdap), près des
Portes de Fer
. Dans ses parties les plus anciennes, le village, entièrement planifié, date du
mésolithique
(vers
8000
av. J.-C.
25
26
. Cette culture aurait atteint son apogée entre 5300 et 4800
av. J.-C.
Outre les vestiges des habitations et quelques objets usuels, de nombreuses sépultures ont été retrouvées sur le site.
La Serbie abrite d’autres
sites préhistoriques
. C’est ainsi qu’en 1908, une équipe d’
archéologues
dirigée par
Miloje Vasić
a effectué des
fouilles
Vinča
, près de
Belgrade
, mettant au jour des vestiges datant de la période
néolithique
; compte tenu de l’importance de ces découvertes, le site a donné son nom à une
culture
qui s’est développée le long du
Danube
entre
6000
et
3000
av. J.-C.
: la
culture de Vinča
27
28
. D’autres découvertes caractéristiques de cette culture ont été effectuées dans de nombreux sites de Serbie, notamment à
Divostin
(près de
Kragujevac
), à
Potporanj
(près de
Vršac
), à
Selevac
(près de
Smederevska Palanka
) et à
Pločnik
(près de
Prokuplje
). D’autres vestiges du néolithique appartiennent à la
culture de Starčevo
6200
- 5 600 av. J-C.), qui doit son nom à la ville de
Starčevo
, dans la municipalité de
Pančevo
29
Serbie médiévale
modifier
modifier le code
L’Empire serbe à l’époque de
Stefan Dušan
Article détaillé :
Moyen Âge serbe
Parmi les tribus slaves en expansion à partir du
IV
siècle de notre ère, on trouve les Serbes blancs ou aujourd’hui
Sorabes
qui migrèrent d’abord vers l’ouest à travers la
Pologne
et la
Tchéquie
actuelles. Leurs descendants vivent aujourd’hui en
Lusace
, à l’est de l’
Allemagne
, plus exactement entre l’
Elbe
et la
Saale
, dans ce qui était jadis la
Grande-Moravie
. Cette région, s’appelle la «
Serbie blanche
», le blanc symbolisant l’ouest chez les
Slaves
. Au
VII
siècle
, à l’époque de l’
Empereur byzantin
Héraclius
, la majeure partie des
serbes blancs
migra en plusieurs vagues entre
610
641
vers la région centrale des
Balkans
où ils assimilèrent les
Valaques
et les
Illyriens
locaux, donnant ainsi naissance au peuple
Serbe
Plusieurs principautés serbes furent fondées au
IX
siècle mais se disloquèrent à la fin du
XII
siècle. Le processus de christianisation fut engagé par les moines
Cyrille et Méthode
, qui évangélisèrent tous les peuples slaves, y compris les Serbes, et qui inventèrent l’
alphabet cyrillique
à partir des lettres grecques. Les premiers prénoms chrétiens, comme Stefan ou Petar firent alors leur apparition.
La dynastie des
Nemanjić
, ou Némanides, qui régna sur la Serbie de 1170 à 1371 transforma l'État indépendant de
Rascie
(Raška) en un vaste empire.
Stefan Nemanja
, Grand zupan de
Rascie
Fondateur de la dynastie,
Stefan Nemanja
, veliki zupan (« grand chef ») de l'État Serbe de
Rascie
de 1169 à 1196, commence à étendre son domaine tout en demeurant sous la tutelle de l'empereur byzantin.
Son fils,
Stefan Ier Nemanjić
(Stefan Prvovenčani, le « premier couronné »), libéré de la suzeraineté Byzantine, reçoit du pape Honorius III le titre de roi de
Rascie
en 1217, tandis que son frère cadet, Rastko (futur
Saint Sava
), devient en 1219 le premier archevêque d'une
Église orthodoxe serbe
indépendante. Cette étroite alliance entre le pouvoir séculier et sacré donne à l'État Nemanjic sa force et sa stabilité.
Stefan Nemanja se retire dans un monastère en 1196 sous le nom de Syméon, puis fonde avec son fils Rastko (futur saint Sava) le
monastère de Hilandar
au
Mont Athos
qui demeure, aujourd'hui encore, un haut lieu de la culture Serbe. L'Église orthodoxe l'a canonisé sous le nom de saint Syméon le
Myroblyte
Stefan Ier Nemanjić
cède le trône à ses fils :
Stefan Radoslav
Stefan Vladislav
, puis
Stefan Uroš Ier
. Celui-ci est suivi par ses fils
Stefan Dragutin
et
Stefan Uroš II Milutin
(r. 1282-1321).
Stefan Uroš II Milutin
arrache à Byzance de vastes territoires en Macédoine. Expansion territoriale au sud et au nord de la Serbie, création d'une solide administration, création artistique, construction de monuments dans tout le monde chrétien orthodoxe, Milutin a fait de la Serbie un grand pays d'Europe, très influencé par la Rome d'Orient, Constantinople qui était présente partout dans la vie quotidienne, l'administration, l'armée et l'éducation.
Son fils,
Stefan Uroš III Dečanski
(r. 1322-1331), En 1327, se mit au service de l'empereur byzantin
Andronic
II
, qui était en conflit pour le trône de Constantinople avec son petit-fils
Andronic
III
Andronic
III
avait le soutien de l'empereur Bulgare
Mikhail III Chichman Asen
. En 1330, Andronic
II
et
Mikhail III Chichman Asen
décident d'attaquer la Serbie. Stefan Decanski rassembla une armée composée de soldats serbes d'expérience qui avaient déjà combattu à plusieurs reprises contre son cousin, avec en plus des mercenaires catalans, saxons et surtout une troupe d'élite de cavalerie serbe préparée et dirigée par Dusan. La
Bataille de Velbajd
, près de Kyoustendil, le 28 juillet 1330, est un tournant dans l'histoire de l'Europe du Sud-Est, les Bulgares et l'armée d'Andronic
III
furent sévèrement battus. L'empereur Bulgare trouva la mort pendant la bataille. Cette bataille victorieuse marque le début de la domination serbe en Europe du Sud-Est, jusqu'à la Bataille de Kosovo Polje de 1389, cette victoire permit à Stefan d'étendre les frontières vers l'est, jusqu'en Bulgarie avant d'être détrôné par son propre fils,
Stefan Uroš IV Dušan
(r. 1331-1355). Lors d'une série de guerres contre les Byzantins,
Stefan Uroš IV Dušan
, plus grand roi
Nemanjić
, conquiert toute l'Albanie, la Macédoine et le Monténégro avant de poursuivre vers le sud pour s'emparer de trois régions grecques : l'Épire, l'Étolie et la Thessalie. Il est couronné empereur de Serbie en 1346. Les Serbes considèrent son règne comme l'apogée de leur État. Dušan promulgue en effet Le
Code de Dušan
(Zakonik), fait construire nombre d'églises et de monastères, et développe l'agriculture, l'industrie et le commerce.
Souverain faible, son fils et successeur
Stefan Uroš V
, qui règne à partir de 1355, laissera l'Empire serbe se disloquer entre des principautés rivales avant de tomber aux mains des Turcs ottomans, qui commencent à pénétrer dans les territoires serbes à partir de 1371.
En effet, Le progressif éclatement de l'Empire serbe gouverné par
Stefan Uroš V
, a abouti l'affaiblissement de la puissance serbe. Les seigneurs locaux gagnent en pouvoir et autonomie et les dissensions accélèrent la disparition de l'Empire depuis 1356 et la mort de l'empereur Dušan. La partie grecque de l'Empire, acquise en 1356 par Simeon le frère de Dušan, n'est plus sous l'autorité du royaume, et passe de l’autorité byzantine, aux autorités locales notamment celles des Albanais d'Épire. En 1365,
Vukašin Mrnjavčević
acquiert à son compte la Macédoine du Vardar.
La chute définitive de l'Empire serbe en 1371 accompagnera l'éclatement des États serbes, et leur progressive vassalisation par l'Empire ottoman avançant dans les Balkans. Après la
bataille de la Maritsa
en 1371, gagnée par les Turcs, le royaume de
Vukašin Mrnjavčević
est soumis à l'autorité ottomane et divisé entre son fils Marko qui règne sur Prilep, et les Dragaš récupérant la partie orientale. En parallèle, le royaume de
Zeta
dans l'actuel Monténégro redevient totalement indépendant, finalisant un processus amorcé depuis la mort de Dušan et conquiert les terres du duc Altomanović. De son côté, le ban et futur roi de Bosnie
Stefan Tvrtko
er
de Bosnie
intègre à son royaume en 1377 le sud de la Bosnie et l'Herzégovine, auparavant serbes. L'instabilité profitera également à
Vuk Branković
, qui acquiert la Métochie puis le Kosovo et Skopje.
Mais parmi ces seigneurs c'est
Lazar Hrebeljanović
, seigneur local de
Serbie moravienne
sous l'Empire qui gagnera le plus d'ascendant sur les terres serbes.
Le roi
Lazar Hrebeljanović
, qui déplace sa capitale à
Kruševac
, devenu puissant dans la région face aux menaces des Ottomans, parvient à allier des territoires serbes autour de lui. Il se proclame seigneur des seigneurs serbes, sans parvenir pour autant à vassaliser les fiefs issus de l'ancien empire : certains appartenant déjà aux Ottomans (
Marko Mrnjavčević
et Constantine Dragaš y sont déjà soumis depuis 1371), aux Bosniens, d'autres étant désormais trop éloignés du pouvoir serbe (nord de la Grèce) et les autres étant attachés à leur souveraineté (
Vuk Branković
au Kosovo et les Balšić de Zeta). Toutefois, le pouvoir de Lazar se démontre face à la menace turque, par les alliances militaires avec Branković et Tvrtko de Bosnie.
Les batailles contre les Turcs se multiplient, cependant, la Macédoine entière (grecque et slave) est conquise ainsi que la Bulgarie. En 1389, la défaite symbolique de la
Bataille de Kosovo Polje
(« le champ des merles »), marque la progressive chute des principautés serbes, les forces serbes de Lazar (mortes au combat) et de Vuk Branković ayant été défaites. Il est raconté qu'à la suite du retrait des troupes turques, dû à la mort subite du sultan, les observateurs aurait relayé une victoire serbe, pour laquelle les cloches de Paris auraient sonné, saluant la défaite de l'envahisseur ottoman qui menaçait l'Europe et la chrétienté. Tué lors de cette bataille, le prince Lazar est vénéré comme un saint martyr par l'Église orthodoxe.
À la suite de cet événement, et malgré une instabilité du pouvoir turc, les royaumes serbes de la Morava et du Kosovo seront vassalisés par les Ottomans. Toutefois, la Serbie perdure encore sous le successeur de Lazar,
Stefan Lazarević
, d'abord avec la régence de la princesse
Milica
, puis le règne du prince. En 1403, il est nommé symboliquement despote par Byzance, et profite d'une période d'instabilité politique pour reconquérir le Kosovo puis Zeta, tout en s'émancipant de la tutelle ottomane en jurant sa loyauté aux Hongrois, voisins septentrionaux.
Le pays fut définitivement incorporé à l’
Empire ottoman
après la chute de
Smederevo
, en 1459
30
Entre 1459 et 1804, la Serbie ottomane subit trois invasions autrichiennes destinées à annexer ces terres à l’
empire d'Autriche
Période ottomane
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Histoire des Serbes sous l'occupation ottomane
Principauté de Serbie, révoltes serbes et indépendance
modifier
modifier le code
Ćele kula
, la « tour aux crânes ».
Article détaillé :
Principauté de Serbie
Une
première révolte
des Serbes eut lieu entre 1804 et 1813. Elle fut dirigée par
Georges Petrović
, surnommé
Karageorges
(« Georges le Noir »). Une
seconde révolte
eut lieu en 1815, sous la conduite de
Miloš
er
Obrenović
, qui aboutit à l’autonomie de la
principauté de Serbie
, officiellement reconnue par la
Sublime Porte
le
12 décembre 1830
. Après qu’il eut lui-même visité la Serbie autonome, le poète français
Alphonse de Lamartine
fit découvrir aux romantiques la
culture serbe
; en 1833, il fit graver une inscription sur le site de
Ćele kula
(en
serbe
cyrillique
Ћеле Кула
), la « tour aux crânes », élevée par les Ottomans qui y incrustèrent les crânes des soldats serbes morts à la
bataille du mont Čegar
(en)
19 mai 1809
) :
« Qu’ils laissent subsister ce monument ! Il apprendra à leurs enfants ce que vaut l’indépendance d’un peuple, en leur montrant à quel prix leurs pères l’ont payée. »
31
Malgré cela, les Turcs persécutèrent encore les Serbes dans les territoires qu’ils gardaient sous leur contrôle. Les massacres des Serbes par les Ottomans ont inspiré à
Victor Hugo
, grand défenseur du peuple serbe, un célèbre discours,
Pour la Serbie
, écrit en 1876
32
[précision : Dans son discours, Victor Hugo parle d'une certaine ville appelée
Balak
. Cette ville n'a jamais existé ni existe aujourd'hui en Europe. Par le fait que ledit discours est écrit en 1876, il s'agit plutôt de la ville de
Batak
33
34
. Cette même année fut étouffée l'
insurrection d'avril
par le
gouvernement ottoman
qui commit de grandes atrocités dont
le massacre de Batak
qui devint par la suite l'emblème de la lutte des bulgares contre
le joug ottoman
. Les témoignages détaillés de
MacGahan
(en)
et
Schuyler
sensibilisent le public occidental, ce qui provoqua la colère juste de beaucoup d'intellectuels et hommes d'état]. Ce discours est aujourd’hui considéré comme l’un des actes fondateurs de l’
idée européenne
35
. L'année 1876 voit aussi, dès janvier, l'identité des serbes, alliés des russes, se cristalliser lors d'une insurrection bosniaque, qui débouche sur un conflit militaire entre la Russie et l'
Empire ottoman
36
, remporté par la première.
En 1878, le
Congrès de Berlin
accorda son indépendance à la Serbie et, en 1882, le prince
Milan
IV
Obrenović
devint
roi de Serbie
sous le nom de
Milan
er
; son fils,
Alexandre
er
lui succéda mais à la faveur de son assassinat en 1903, la dynastie des Karađorđević remplaça sur le trône celle des Obrenović.
Royaume de Serbie ou le miracle de 1903
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Royaume de Serbie
Lors de son arrivée sur le trône en 1903,
Pierre
er
de Serbie
, prince
francophile
et admirateur de la pensée de
John Stuart Mill
, mit en place la
constitution
la plus démocratique et la plus libérale d'
Europe
après celle de la
Grande-Bretagne
. Elle s'inspirait aussi de la constitution de 1888, abrogée par
Alexandre
er
de Serbie
en 1894.
Le régime était une
monarchie constitutionnelle
de type
britannique
37
Les électeurs y représentaient 23 % de la population
37
L'école publique fut fondée en 1884, offrant à la Serbie ses premiers bacheliers
37
La
liberté de la presse
, d'opinion et d'association permit en 1909 l'existence de
79 journaux
, dont
13 quotidiens
38
La mise en place de
syndicats
, dont la confédération générale des ouvriers en 1904, favorisa l'adoption de lois sociales avancées
38
Cette liberté fit éclore un foisonnement culturel qui fit de Belgrade un phare de liberté pour tous les Serbes des Balkans, ainsi que pour les
Croates
et les
Slovènes
qui souffraient dans l'empire d'
Autriche-Hongrie
et qui rêvaient d'une Yougoslavie démocratique. Certains milieux réactionnaires à Vienne n'attendaient que l'occasion d'écraser le piémont serbe avant qu'il ne contamine les esprits de tous les Slaves du sud de l'Empire
38
La Serbie reçut le surnom de berceau de la
démocratie
dans les
Balkans
modernes
38
. Ce régime de liberté se maintiendra jusqu'au début de la
Première Guerre mondiale
en 1914. Lors de la mise en place du régime yougoslave en 1921, la France poussa Pierre
er
à instaurer un régime plus centralisateur et plus autoritaire dans le but de lutter contre le risque de contamination
communiste
: la démocratie avait vécu. La constitution de 1903 restera la référence de tous les mouvements démocratiques dans la
Yougoslavie
royaliste d'entre les deux guerres ainsi que dans la Yougoslavie communiste de
Josip Broz Tito
38
Première Guerre mondiale
modifier
modifier le code
Depuis 1878, la
Bosnie-Herzégovine
était occupée par l’
empire d'Autriche-Hongrie
, qui l’annexa en 1908, annexion mal vécue par les populations slaves notamment les
Serbes
qui refusaient cette occupation et souhaitaient la réunification avec le
royaume de Serbie
ou d’autres
pays slaves
. L’idéal de nombreux jeunes gens serbes de Bosnie était le mouvement
Jeune Italie
, qui s’était donné pour but la libération des territoires occupés par les Autrichiens. En 1914, le double assassinat de l’archiduc
François-Ferdinand
, héritier du trône d’
Autriche-Hongrie
, et de son épouse
Sophie Chotek
, duchesse de Hohenberg, à
Sarajevo
, le
28 juin 1914
par
Gavrilo Princip
, fut l’événement et le prétexte qui déclenchèrent la
Première Guerre mondiale
. En 1915, le royaume fut envahi par les puissances centrales lors de la
campagne de Serbie
. Mais le pays fut finalement libéré en 1918 par l’armée serbe soutenue par les forces alliées, dont l’armée d’Orient française, menée par le maréchal
Louis Franchet d'Espèrey
Attentat de Sarajevo
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Attentat de Sarajevo
Gavrilo Princip
Les organisateurs de l’attentat contre le prince François-Ferdinand étaient de jeunes nationalistes yougoslaves, des
serbes de Bosnie
, qui effectuaient leurs études à
Belgrade
39
. Membres de l’organisation
Jeune Bosnie
Млада Босна
Mlada Bosna
), ils contactèrent la
Main Noire
Црна рука
Crna ruka
), une
société secrète
soutenue discrètement par le gouvernement serbe
40
; leur intention était d’obtenir des armes pour leur projet d’attentat. Le lieutenant-colonel
Dragutin Dimitrijević « Apis »
, chef des services secrets serbes et de la
Main Noire
aurait reçu l’ordre de faire annuler l’attentat
40
. Après les
guerres balkaniques
de 1912 et 1913, le gouvernement de
Nikola Pašić
voulait la paix, hésitant à s’unir avec le
Monténégro
du roi
Nicolas
er
, en raison de l’opposition que l’Autriche-Hongrie aurait alors manifestée. Des notes diplomatiques échangées entre la
Russie
et la Serbie témoignent de cette hésitation
41
Les trois étudiants serbes,
Gavrilo Princip
Trifko Grabež
et
Nedeljko Čabrinović
, passèrent à l’action le matin de la fête de
Vidovdan
. Une première tentative, effectuée par Čabrinović, échoua ; la seconde, effectuée par Gavrilo Princip, eut pour résultat la mort de l’archiduc
François-Ferdinand
. Les diplomates autrichiens considérèrent l’attentat comme une provocation directe de la Serbie ; selon l’historien
Dušan T. Bataković
, l’assassinat constituait pour Vienne
« le prétexte longtemps attendu d’une guerre avec la Serbie »
40
. Dans l’Autriche-Hongrie de cette époque se développait une forte propagande contre les Serbes, notamment vis-à-vis des Slaves vivant dans l’Empire
[réf. nécessaire]
. Le
23 juillet 1914
, bien que l’implication du gouvernement serbe ne fut pas prouvée
[réf. nécessaire]
, l’Autriche lança à la Serbie un
ultimatum
en dix points. Belgrade accepta l’ultimatum
42
, à l’exception du sixième point, exigeant l’envoi d’enquêteurs autrichiens dans le pays
42
40
; sur ce point particulier, considérant que
« ce serait une violation de la Constitution et de la loi sur la procédure criminelle »
, la Serbie proposait de s’en remettre à une juridiction pénale internationale ou à l’arbitrage des Grandes puissances
42
. Quelques jours plus tard, l’Autriche-Hongrie affirma qu’une attaque serbe avait eu lieu contre ses troupes près de la ville de
Kovin
[réf. nécessaire]
. Le
28 juillet 1914
, le ministre autrichien des Affaires étrangères,
Leopold Berchtold
, déclara la guerre à la Serbie
43
. Le
er
août
, l’
Empire allemand
déclara la guerre à la Russie, qui avait déjà mobilisé ses troupes, puis, le
3 août
, à la France, alliée de la Russie. La
Première Guerre mondiale
avait commencé. Le royaume du Monténégro, invité à rester neutre, s’engagea aux côtés de la Serbie, le gouvernement de
Cetinje
déclarant :
« Le destin de la Serbie est aussi notre destin. »
40
Bataille du mont Cer
modifier
modifier le code
Le
voïvode
Radomir Putnik
Les troupes autrichiennes d'invasion de la Serbie étaient commandées par le
Slovène
Oskar Potiorek
, qui se trouvait dans la voiture de l’archiduc François-Ferdinand au moment de son assassinat. La première attaque autrichienne eut lieu le
12 août 1914
, entre la
et la
Drina
, dans la région de
Šabac
. Les forces autrichiennes comptaient trois divisions, soit 220 000 soldats au total, bien entraînés, bien équipés
[réf. nécessaire]
. En face, l’
armée serbe
, manquant de munitions pour l’artillerie, était commandée par le
voïvode
Radomir Putnik
, un général expérimenté.
Le premier affrontement important entre les deux armées eut lieu du 16 au
20 août 1914
, au mont
Cer
, non loin de la frontière avec la
Bosnie-Herzégovine
. Les Serbes étaient commandés par le général
Stepa Stepanović
. Cette victoire serbe contraignit les Austro-Hongrois à se replier de l’autre côté de la Drina ; ce fut la première victoire alliée de la Première Guerre mondiale
40
. Les pertes furent importantes dans les deux camps : les Autrichiens perdirent environ 25 000 hommes et 5 000 soldats furent faits prisonniers ; les Serbes, quant à eux, avaient perdu environ 16 000 soldats
40
. Malgré l’importance des pertes, cette victoire renforça le moral des troupes serbes.
Les Russes insistèrent ensuite pour que la Serbie attaque à son tour les Autrichiens. L’armée serbe passa alors en
Syrmie
, une région aujourd’hui située dans la province serbe
Voïvodine
et, à l’époque, appartenant à l’empire d’Autriche-Hongrie. Une armée serbe arriva le
25 septembre 1914
jusqu’à
Pale
, en Bosnie-Herzégovine ;
Sarajevo
fut évacué. En revanche, après la défaite de
Glasinac
, l’armée serbe, à son tour, dut retraverser la Drina
40
Bataille de la Kolubara
modifier
modifier le code
Le
voïvode
Živojin Mišić
La deuxième offensive autrichienne commença le
6 novembre 1914
, avec des moyens plus importants que lors de la première attaque. Les Serbes, de leur côté, manquaient de munitions et, notamment, de pièces d’
artillerie
. Les Serbes durent se replier, abandonnant
Belgrade
et la vallée de la
Kolubara
. Le général
Potiorek
s’empara alors de la capitale serbe et des plans de découpage du pays furent préparés
40
. Dans cette période difficile, le général
Živojin Mišić
prit le commandement de la
Première Armée serbe
; le roi
Pierre
er
, malgré son âge, allait sur le front soutenir le moral des soldats.
Des munitions, promises par la France, finirent par arriver, transitant par la
Grèce
. Le
3 décembre 1914
, Mišić donna le signal de la contre-offensive. L’armée austro-hongroise dut reculer et Belgrade fut reprise le
15 décembre
. Cette contre-offensive porte le nom de «
bataille de la Kolubara
», d’après la rivière de la
Kolubara
, près de laquelle se déroula le combat le plus important de cette campagne militaire. Les Serbes firent prisonniers
333 officiers
et plus de 42 000 soldats ; ils s’emparèrent également d’un important matériel militaire autrichien. Tout le territoire du royaume de Serbie fut libéré. En récompense de son succès dans cette bataille, Živojin Mišić fut élevé au rang de
voïvode
40
À partir du mois de décembre 1914, la Serbie connut une période d’accalmie. Le pays, qui avait réussi à repousser deux offensives autrichiennes, en retira un grand prestige auprès de ses alliés. En 1915, en France, une
« journée serbe »
fut célébrée dans les écoles
40
Campagne de Serbie (1915)
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Campagne de Serbie (1915)
En 1915, la conquête de la Serbie était d’un intérêt stratégique majeur pour les
empires centraux
. En
octobre 1914
, l’
Empire ottoman
avait attaqué la
Russie
et était devenu l’allié de l’
Autriche-Hongrie
et de l’
Empire allemand
. Allemands et Autrichiens souhaitaient établir une liaison terrestre avec
Constantinople
; pour réaliser ce projet, ils devaient battre les Serbes. L’écrasement de la Serbie devenait d’autant plus urgent que les Turcs, notamment après la
bataille de Sarıkamış
22 décembre 1914
17 janvier 1915
) et la
première offensive de Suez
(28 janvier-
3 février 1915
), étaient en difficulté. L’alliance avec la
Bulgarie
était une des pièces maîtresse du projet : le
6 septembre 1915
, la Bulgarie signa un traité d’alliance avec les empires centraux qui promirent au tsar
Ferdinand
er
la Macédoine ainsi qu’une bonne partie de la Serbie.
L’armée serbe pendant sa retraite vers l’Albanie.
La stratégie d’invasion de la Serbie prit forme et la direction des opérations fut confiée à
August von Mackensen
, qui s’était déjà illustré sur le front russe. Le
5 octobre 1915
l’offensive fut lancée au nord, et les Austro-Allemands prirent
Belgrade
le 9. Ils progressent alors vers le sud tout en rencontrant une vive résistance de la part des Serbes. Le 14 octobre, les Bulgares passèrent à leur tour à l’offensive. L’aide promise par les alliés anglais et français de la Serbie, en provenance de
Salonique
, n’arrivait pas
40
. Comme l’armée serbe était attaquée de tous côtés et menacée d’encerclement et de destruction (ce qui était le plan de Mackensen), le général
Radomir Putnik
donna l’ordre de se replier vers l’
Albanie
. Son plan était de gagner
Durazzo
, sur l’
Adriatique
et, de là, de rejoindre
Corfou
; l’armée serbe, réorganisée, devait ensuite se rendre à Salonique, où se trouvaient déjà les Anglais et les Français.
Commence alors un épisode de la
campagne de Serbie
que la mémoire collective serbe nomme « le Golgotha albanais »
40
. De fait, la traversée de l’Albanie s’effectua dans des conditions particulièrement difficiles. Les montagnes étaient déjà enneigées et les soldats harassés et affamés devaient passer des cols à 2 500 mètres sous des températures extrêmes. Avec les soldats, marchaient également de nombreux réfugiés ; le roi
Pierre
er
suivait le convoi. Outre les conditions climatiques difficiles, les Serbes étaient régulièrement attaqués par les clans albanais
40
. En décembre, les troupes serbes finirent par atteindre les rives de l’Adriatique, alors occupées par l’
Italie
; puis elles furent évacuées par bateau à
Corfou
, particulièrement aidées par les soldats français.
Occupation austro-allemande et la libération
modifier
modifier le code
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide
est la bienvenue !
Comment faire ?
Royaume des Serbes, Croates et Slovènes et royaume de Yougoslavie
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Royaume des Serbes, Croates et Slovènes
et
Royaume de Yougoslavie
Seconde Guerre mondiale
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Territoire du commandant militaire en Serbie
Gouvernement de salut national (Serbie)
et
Front yougoslave de la Seconde Guerre mondiale
Soldats allemands escortant la population de
Kragujevac
vers la zone d'exécution (
21 octobre 1941
).
D’abord neutre, le
royaume de Yougoslavie
est
envahi par l’Allemagne nazie
en 1941 à la suite du coup d’État du général
Dušan Simović
. La Serbie est attaquée par les Allemands le
6 avril 1941
; Belgrade et d’autres grandes villes serbes sont bombardées. Un État fasciste satellite de l’Allemagne, l’
État indépendant de Croatie
englobant la majeure partie de l’actuelle
Bosnie-Herzégovine
, est institué, tandis que la Serbie est sous
administration militaire allemande
avec à sa tête le
gouvernement de salut national
du général
Milan Nedić
Un double mouvement de résistance s’organise : celui des
tchetniks
, très majoritairement serbe, fidèle au roi et au gouvernement exilé à
Londres
et dirigé par le Serbe
Draža Mihailović
, et celui des
partisans communistes
, multi-ethnique et dirigés par le Croate
Josip Broz
, dit Tito. Le
16 avril 1944
, la
capitale de la Serbie est bombardée par les Alliés
, particulièrement par les Anglais et Américains, provoquant la mort d’environ 4 500 civils. À la fin de la
Seconde Guerre mondiale
, la Yougoslavie et l'Albanie sont les seuls pays à se libérer sans l’intervention de l’
Armée rouge
sur son sol. Les Alliés, qui avaient d’abord misé sur
Draža Mihailović
, l’abandonnent après les conférences de
Téhéran
et de
Yalta
au profit de
Tito
, qui prend le pouvoir en 1945.
Une
nouvelle Yougoslavie
, fédérale et communiste, est formée. La
république socialiste de Serbie
en est l’une des six républiques fédérées.
Période communiste
modifier
modifier le code
Article détaillé :
République socialiste de Serbie
De la république fédérale de Yougoslavie à nos jours
modifier
modifier le code
Bombardement de l'OTAN en Yougoslavie
en 1999.
Les nationalités dans l’espace de l’ex-
Yougoslavie
, en 2013.
Pays dans le monde qui ont reconnu l'indépendance du
Kosovo
Cette section
ne cite pas suffisamment ses sources
(février 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez
des références de qualité et vérifiables
comment faire ?
) ou le modèle
{{Référence nécessaire}}
sur les passages nécessitant une source.
Après la mort de
Josip Broz Tito
en 1980, alors que le communisme était en perte de vitesse, le
nationalisme
longtemps contenu et canalisé par le pouvoir central, devint un produit de substitution pratique pour maintenir la légitimité des dirigeants des six républiques fédérées. En « surfant » sur le nationalisme serbe,
Slobodan Milošević
, alors numéro deux de la Yougoslavie, profite de la montée des tensions au Kosovo-et-Métochie pour se faire élire président de la Serbie en mai 1989. La
Slovénie
et la
Croatie
déclarent leur
indépendance
le
25 juin 1991
, suivies en 1992 par la
Bosnie-Herzégovine
et la
Macédoine
. Les populations serbes de Croatie et de Bosnie-Herzégovine refusant de quitter la Yougoslavie, puis demandant leur rattachement à la Serbie, un conflit militaire éclate : les
guerres de Yougoslavie
(1992-1995). Officiellement, ce sont des affrontements entre républiques, mais pratiquement, sur le terrain, les militaires de chaque « camp » s’en prennent aux populations civiles du « camp d’en face » et évitent de s’affronter entre eux. Pour la
JNA
et la
Yougoslavie
, il s’agit d’une série de sécessions inconstitutionnelles, légitimement réprimées par l’armée fédérale.
Dans la nouvelle Yougoslavie fédérale de 1992, il ne reste que la Serbie et le Monténégro. Mais en Serbie même, la région de
Métochie
, plus connue sous le nom de «
Kosovo Polje
» (Champ des Merles), où la Serbie avait jadis montré son courage face à l’Empire ottoman, était au fil des siècles devenue une enclave à majorité musulmane, de langue albanaise, en territoire slave ; en 1999, les Serbes représentent 10 % de la population de cette région autonome (98 % en 1455
44
), dont la majorité albanaise revendique à son tour l’indépendance. Le gouvernement de
Slobodan Milošević
, qui avait commencé ici sa métamorphose du communisme vers le nationalisme, intervient brutalement pour supprimer l’autonomie de cette région : la guerre éclate entre les autorités serbes et l’UCK albanophone. La violence et les déplacements de populations sont suivis par l’intervention de l’
OTAN
lors de la
guerre du Kosovo
En 1999, le Parlement de la
république fédérale de Yougoslavie
vote en faveur de l'entrée de la RFY dans l'
union Russie-Biélorussie
45
En
octobre 2000
Slobodan Milošević
et son gouvernement
sont renversés
Le
4 février 2003
, la Yougoslavie restreinte cesse définitivement son existence : le Parlement accepte la création d’une nouvelle fédération aux liens très lâches, limitée aux deux États restants, sous le nom de
Serbie-et-Monténégro
. À la suite de l’indépendance du Monténégro, proclamée le
3 juin 2006
, le Parlement serbe adopte dès le
5 juin 2006
une déclaration faisant officiellement de l’État serbe le « successeur » de l’ancien État commun de
Serbie-et-Monténégro
, ce qui équivaut
de facto
à proclamer l’indépendance de la Serbie et à reconnaître celle du Monténégro. Le
15 juin 2006
, l’ex-ministre fédéral des Affaires étrangères
Vuk Drašković
, devenu ministre des Affaires étrangères de Serbie, reconnaît officiellement l’indépendance du
Monténégro
et signe le 22 juin, avec son homologue monténégrin, un protocole d’accord pour l’établissement de relations diplomatiques entre les deux États.
Quant au Kosovo, son statut reste en suspens : occupé par la
KFOR
, c’est déjà un État albanais sur le terrain, mais officiellement, il fait encore partie de la Serbie. Celle-ci propose une large autonomie, l’
UÇK
revendique toujours l’indépendance et la réunion avec l’Albanie.
Le
17 février 2008
, les
Kosovars
albanophones
(environ 90 % de la population du Kosovo) proclament unilatéralement l’indépendance du Kosovo.
Les Serbes du Kosovo, ainsi que la Serbie, s’opposent farouchement à cette indépendance
estimée illégale en raison entre autres de la
résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies
qui soutient « la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Serbie au Kosovo-et-Métochie ». En octobre 2008, l'Assemblée générale des Nations-Unies autorise la saisine de la
Cour internationale de justice
pour trancher la question de la légalité de cette indépendance. La Serbie a sur ce point de vue le soutien d'un grand nombre de pays des Nations-unies en premier lieu, la
Russie
, la
Chine
, le
Brésil
, l'
Argentine
, la
Grèce
et l'
Espagne
tandis qu'une autre partie de la communauté internationale guidée par les
États-Unis
suivis de l'
Allemagne
, la France, le
Royaume-Uni
et l'
Italie
, a reconnu le nouvel État. Les Serbes du Kosovo, majoritaires au nord de
Mitrovica
, refusent l'indépendance. D'ailleurs la situation dans cette région est très tendue. Les serbes de la région, probablement sous le contrôle de Belgrade, provoquent sans cesse les autorités Kosovares afin de déclencher à nouveau un conflit international dans le but de rattacher, au moins,
Mitrovica
, à la Serbie.
Articles détaillés :
Partie nord du Kosovo
Indépendance du Kosovo
Relations entre le Kosovo et la Serbie
et
Guerres de Yougoslavie
Vers l'adhésion à l'Union européenne
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Procédure d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne
Le
22 décembre 2009
, la Serbie effectue une demande d'adhésion formelle à l'
Union européenne
Le
25 octobre 2010
, le
Conseil des ministres
fait franchir une première étape vers l'adhésion en annonçant la transmission de la candidature à la
Commission européenne
. Cette décision fait suite à la volonté d'apaisement des relations avec le Kosovo, que la Serbie a manifestée en signant à l'ONU une résolution appelant au « dialogue »
46
Le
er
mars 2012
, les
27 pays
de l'Union européenne décident d'octroyer à la Serbie le statut de candidat
47
Démographie
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Démographie de la Serbie
et
Recensement de 2011 en Serbie
La Serbie compte 7 120 666 habitants (recensement de 2011). La
diaspora serbe
résulte de départs volontaires ou de migrations forcées, voire d'expulsions violentes (voir
migrations serbes
). Il y a actuellement
3,5 à 4 millions
de Serbes de la diaspora dans le monde, sur
12 à 13 millions
de Serbes dans le monde, un Serbe sur trois ne vit pas en Serbie, dont
4 millions
ont la nationalité serbe
48
Les recensements serbes ont hérité des catégories mises en place pendant la période yougoslave. Ces catégories sont appelées
nationalités
et elles recouvrent un sens ethnique de la nation. Les citoyens sont amenés à choisir une seule nationalité lors de ces recensements. Les nationalités sont associées à des groupes ethno-linguistiques (
Serbes
Hongrois
Roms
Yougoslaves
Albanais
Ruthènes
…), mais il existe toutefois une nationalité associée à une religion (
musulmans
, constituée de
Slaves musulmans
).
Répartition de la population par nationalités (Kosovo inclus)
modifier
modifier le code
Nationalité
Nombre
Serbes
8 902 838
82,86
Hongrois
293 299
3,91
Bosniaques
136 087
1,82
Roms
108 193
1,44
Yougoslaves
170 721
1,08
Croates
30 602
0,94
Monténégrins
99 049
0,92
Albanais
41 647
4,82
Slovaques
59 021
0,79
Valaques
40 054
0,53
Roumains
34 576
0,46
Macédoniens
25 847
0,35
Bulgares
20 497
0,27
Bunjevci
20 012
0,27
Musulmans
19 503
0,26
Ruthènes
15 905
0,21
Ukrainiens
5 354
0,07
Inconnus/Autres
49
Sur un total de 10 120 666 habitants (Kosovo inclus), la Serbie comptait, en 2002, 8 902 838
Serbes
, soit 82,86 % de la population
49
Avant 1914, il y avait une petite minorité de Grecs, dont on retrouvait des membres souvent comme religieux dans des établissements religieux chrétiens orthodoxes. Après 1920, la communauté grecque devint insignifiante en Serbie.
Organisation administrative
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Subdivisions de la Serbie
Carte administrative de la Serbie,
de jure
2008.
Provinces
modifier
modifier le code
Historique
modifier
modifier le code
La Serbie, de même que les autres États issus de l'
ex-Yougoslavie
, a hérité des frontières délimitées par la période
titiste
, incluant les deux « Provinces autonomes » du
Kosovo
et de la
Voïvodine
. La
Constitution
communiste
yougoslave de
février 1974
donnait à ces deux provinces une autonomie totale vis-à-vis de la Serbie proprement dite « la
centrale
», ainsi qu'une représentation directe, à « égalité de droits », dans les instances fédérales.
Slobodan Milošević
a mis fin à cette autonomie, en Voïvodine en 1988 par un coup d'État connu sous le nom de «
révolution des yaourts
50
, et, en mars 1989, au Kosovo, par un coup de force militaro-policier, officiellement appelé « suspension de l'autonomie du Kosovo ». La Constitution de la république de Serbie, entrée en vigueur en 1990 alors que Milošević en était le président, entérinait cette double annexion, rétablissant pour le Kosovo l'ancienne appellation, supprimée en 1968 de « Kosovo-et-Métochie » (en serbe :
Косово и Метохија
) et
Kosovo i Metohija
– en serbe,
Kosovo
signifie le « Pays des merles » et
Métochie
, mot d'origine grecque, désigne les possessions territoriales de l'Église.
Avant l'adoption de la
nouvelle constitution
en 2006, les douze élus de la minorité hongroise réclamaient un retour à une plus grande autonomie, refusée par
Belgrade
et les 108 autres élus de Voïvodine, qui, précisément, alléguaient le projet de nouvelle Constitution pour la Serbie. Et, de fait, la nouvelle constitution fut adoptée par référendum en octobre 2006
51
. De leur côté, une majorité d'Albanais du Kosovo, en application supposée du texte de 1974, réclamait l'indépendance ; proclamée une première fois en octobre 1991 à l'issue d'un référendum parallèle tenu en
septembre
, elle ne fut pas reconnue par la communauté internationale. La
résolution 1244
du
10 juin 1999
reconnaît l'appartenance du Kosovo à la
république fédérale de Yougoslavie
dont la Serbie est l'État successeur ; par ailleurs, cette résolution présentait le statut de la province comme provisoire. Depuis ce texte, le Kosovo est géré par la
MINUK
UNMIK
en
anglais
), administration de l'
ONU
et, en vertu de l'
accord de Kumanovo
, occupée par la
KFOR
, soit 18 000 hommes venus des pays de l'
OTAN
Le
17 février 2008
, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance, mais celle-ci est contestée par la Serbie
et n’est pas reconnue par l’
Organisation des Nations unies
. La communauté internationale, quant à elle, est
très divisée sur la question
Situation actuelle
modifier
modifier le code
Le pays est constitué de trois parties à statut distinct.
La
Serbie centrale
(en
serbe
Централна Србија
et
Centralna Srbija
), qui s'étend sur 55 968
km
52
, ne dispose d'aucun statut officiel ; elle désigne communément la partie de la république de Serbie qui se trouve en dehors de la Voïvodine et du Kosovo.
Au nord du pays, se trouve la province autonome de
Voïvodine
(en
serbe
Аутономна Покрајина Војводина
et
Autonomna Pokrajina Vojvodina
), qui s'étend sur 21 506
km
52
. Cette province dispose d'une
Assemblée
53
et d'un
gouvernement
54
. Les dernières
élections provinciales
ont eu lieu le
11 mai 2008
Au sud du pays, se trouve le
Kosovo-et-Métochie
(en
serbe
Косово и Метохија
et
Kosovo i Metohija
), de jure province autonome de Serbie
55
, mais qui de facto a déclaré unilatéralement son indépendance en 2008. Cette indépendance n’a été reconnue ni par l’
Organisation des Nations unies
, ni par l’
Union européenne
. La région couvre une superficie de 10 887
km
52
Voïvodine
Serbie centrale
Kosovo-et-Métochie
56
Municipalités et districts
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Districts de Serbie
et
Municipalités de Serbie
La municipalité (au singulier :
општина
et
opština
, au pluriel :
општине
et
opštine
57
) constitue l’unité fondamentale de l’autonomie locale. L’ensemble du territoire de la Serbie est divisé en
194 municipalités
: 120 pour la
Serbie centrale
, 29 pour le Kosovo-et-Métochie, au sud, et 45 pour la
Voïvodine
, au nord
52
. La municipalité porte généralement le nom de la plus grande ville ou de la plus grande localité du secteur. En revanche, certaines villes importantes comme
Belgrade
Novi Sad
Kragujevac
et
Niš
, sont elles-mêmes divisées en plusieurs municipalités. Pour établir une
analogie
à considérer avec précaution, les municipalités serbes peuvent être comparées aux
départements français
, sauf dans les grandes villes, où elles ressemblent un peu aux
arrondissements
des grandes villes françaises (
Paris
Lyon
Marseille
, par exemple). La municipalité dispose d’une assemblée (en
serbe
скупштина општине
et
skupština opštine
), élue pour quatre ans lors des
élections locales
, ainsi que d’un président (en
serbe
председник општине
et
predsednik opštine
), lui aussi élu pour quatre ans par l'assemblée municipale.
Les municipalités serbes sont regroupées à l'intérieur de
29 « districts »
(au singulier :
округ
et
okrug
, et au pluriel :
окрузи
et
okruzi
), 17 en
Serbie centrale
, 7 en
Voïvodine
, 5 au
Kosovo
52
. La
ville de Belgrade
constitue un district à elle seule. Ces districts sont des centres régionaux où s’exerce l’autorité de l’État. Ce sont des divisions administratives qui ne disposent pas d’une assemblée. En revanche, ils abritent diverses institutions étatiques.
Communautés locales, villes et localités
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Villes de Serbie
et
Localités de Serbie
La « communauté locale » (en
serbe
Месна заједница
et
Mesna zajednica
) est la plus petite
unité administrative
de la Serbie. Le plus souvent, ces communautés locales coïncident avec une « localité » dont elles portent le nom. Dans les zones rurales, certains villages faiblement peuplés peuvent être regroupés au sein d'une même communauté locale ; dans ce cas, la communauté locale est un peu l'équivalent d'un
canton français
; elle porte alors le nom de la localité la plus importante de son secteur. En revanche, dans les zones les plus peuplées, une même localité peut être divisée en plusieurs communautés locales ; c'est notamment le cas dans les villes. Ces communautés sont gouvernées par des « conseils » (en
serbe
савети
et
saveti
) élus aux
élections locales
Forteresse de Belgrade
La place de la Liberté à
Novi Sad
En
janvier 2007
, la Serbie, dans son ensemble, comptait officiellement 6 168 « localités » (en
serbe
насеље
et
naselje
, au pluriel :
насеља
et
naselja
), dont 4 252 en
Serbie centrale
, 467 en
Voïvodine
et 1 449 au
Kosovo et Metohjia
52
. Ces localités sont, pour la plupart d'entre elles, regroupées au sein d'une municipalité. Le plus souvent, elles correspondent à des localités rurales, communément appelées « villages » (en
serbe
село
et
selo
, au pluriel :
села
et
sela
). Mais un petit nombre d'entre elles sont officiellement définies comme des « localités urbaines » (en
serbe
Градска насеља
et
Gradska naselja
), communément appelées « villes » ; en 2007, on en comptait 207 dans toute la Serbie, dont 129 en Serbie centrale, 52 en Voïvodine et 26 au Kosovo
52
. Le statut de localité urbaine n'est pas lié au nombre des habitants ; il a été officiellement obtenu au cours de l'
histoire
du pays et, plus
récemment
[C'est-à-dire ?]
, par décision administrative. En outre, la loi sur l'organisation territoriale de la république de Serbie, votée le
28 décembre 2007
, définit
24 « villes »
ou « cités » (au singulier :
Град
Grad
; au pluriel :
Градови
Gradovi
58
. Ces cités disposent d’une assemblée et d’un budget particuliers.
Ville
District
Recensement
2002
59
Estimations
2008
Belgrade
Belgrade
1 281 801
4 099 239
Novi Sad
Bačka méridionale
591 405
1 096 058
Niš
Nišava
473 724
1 072 228
Kragujevac
Šumadija
147 373
850 396
Subotica
Bačka septentrionale
99 981
98 613
Zrenjanin
Banat central
79 545
178 378
Pančevo
Banat méridional
77 087
177 473
Čačak
Moravica
73 217
176 014
Leskovac
Jablanica
95 000
110 240
10
Smederevo
Podunavlje
62 805
82 732
En 2008, la population de
Priština
, au
Kosovo
, était évaluée à 206 686 habitants.
Politique
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Politique en Serbie
et
Partis politiques de Serbie
La Serbie a eu son
indépendance
en 2006 après sécession du
Monténégro
La république de Serbie est une
république
démocratique représentative
parlementaire
, où le
président de la république de Serbie
est le
chef de l'État
et le
Premier ministre
est le
chef du gouvernement
. Le
pouvoir exécutif
est exercé par le
gouvernement
. Le pouvoir législatif est exercé conjointement par le gouvernement et par l'
Assemblée nationale de la république de Serbie
. Le
pouvoir judiciaire
est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Le système politique de la Serbie se caractérise par le
multipartisme
. Il existe actuellement
342 partis
dans le pays
60
La Serbie est militairement neutre depuis l'adoption d'une résolution en ce sens par le
Parlement serbe
, en 2007
61
. Les autorités serbes réaffirment régulièrement leur attachement à la neutralité militaire du pays, à l'image du président
Nikolić
en 2014
62
, ou du président
Vučić
en 2019.
Symboles
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Drapeau de la Serbie
Armoiries de la Serbie
et
Bože Pravde
Drapeau du peuple serbe.
L'actuel
drapeau de la Serbie
a été adopté le
2 février 2008
; c'est un
drapeau tricolore
conçu selon le modèle des
couleurs panslaves
mais en en inversant l'ordre : rouge en haut, bleu au milieu, blanc en bas, en trois bandes horizontales de taille identique. L'hymne national serbe,
Bože Pravde
, a été écrit, en 1872, par
Jovan Đorđević
, sur une musique de
Davorin Jenko
; les paroles ont été légèrement adaptées depuis
63
Gouvernement et Parlement
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Gouvernement de la Serbie
et
Parlement de Serbie
Le
Parlement de Serbie
Le bâtiment du gouvernement de la république de Serbie.
Le
Parlement de Serbie
, qui représente le
pouvoir législatif
, est constitué d'une
chambre unique
, appelée
Assemblée nationale de la république de Serbie
(en
serbe
Народна скупштина Републике Србије
et
Narodna skupština Republike Srbije
). L'Assemblée est composée de
250 députés
, élus au
suffrage universel direct
et à
scrutin de liste
tous les quatre ans. Le
pouvoir exécutif
est exercé par le
gouvernement de la Serbie
(en serbe :
Владе Србије
et
Vlade Srbije
), qui se compose du
président du gouvernement
, ou « premier ministre » (en
serbe
Председник Владе
et
Predsednik Vlade
) et des ministres (
Министри
et
Ministri
). Le chef du gouvernement est proposé au président de la république par le Parlement. Après sa nomination et après la formation du gouvernement, le Parlement doit leur accorder sa confiance.
Des
élections législatives
ont eu lieu le
21 janvier 2007
. À la suite de ces élections, un
gouvernement
est formé le
15 mai 2007
par le
Premier ministre
Vojislav Koštunica
. Le
8 mars 2008
Vojislav Koštunica
annonce la démission de son gouvernement, à la suite de la crise gouvernementale provoquée par la déclaration d'indépendance du Kosovo
64
65
. De nouvelles
élections législatives anticipées
ont lieu le
11 mai 2008
, en même temps que les
élections locales
, déjà prévues à cette date. Elles voient la victoire relative d'
une coalition pro-européenne
formée par le président
Boris Tadić
. Un nouveau Premier ministre issu de cette coalition,
Mirko Cvetković
, gouverne avec le soutien du
Parti socialiste de Serbie
à partir du
7 juillet 2008
Le
5 avril 2012
, le président Tadić démissionne quelques mois avant la fin de son mandat, afin d'organiser l'
élection présidentielle
, à laquelle il est candidat, en même temps que
les législatives
Tomislav Nikolić
, du
parti progressiste serbe
(scission du
parti radical serbe
) est élu président le
20 mai 2012
et nomme en juillet à la tête du gouvernement
Ivica Dačić
, chef du parti socialiste de Serbie, qui a rallié la nouvelle majorité de droite. Le
16 mars 2014
, des
élections anticipées
renforcent cette majorité, qui place à la présidence du gouvernement
Aleksandar Vučić
, le chef du parti progressiste.
Le
24 avril 2016
Aleksandar Vučić
est réélu avec la majorité absolue, ce qui lui permet de gouverner de mettre fin à la coalition avec le parti socialiste
66
Président
modifier
modifier le code
Selon les termes de la
constitution serbe de 2006
, le
président de la république de Serbie
est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Le président de la République représente la nation. En 2004 est créée la
Chancellerie nationale du président de la République
(en
serbe
Народна канцеларија председника Републике
et
Narodna kancelarija predsednika Republike
), une institution qui permet aux citoyens de communiquer directement avec le chef de l'État
67
Boris Tadić
parti démocrate
) est élu président pour un deuxième mandat le
3 février 2008
68
. Il annonce sa démission début avril 2012 ; une élection présidentielle a lieu le
6 mai 2012
, au même moment que les élections législatives et locales. Entre-temps, c'est
Slavica Đukić Dejanović
qui est présidente par intérim. Le nouveau président élu est
Tomislav Nikolić
parti progressiste serbe
), qui bat au second tour Boris Tadić.
Relations internationales
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Politique étrangère de la Serbie
Représentations diplomatiques de la Serbie
et
Missions diplomatiques en Serbie
Au cours de son histoire la Serbie a développé trois grandes alliances géostratégiques :
l'alliance avec l'Occident, qui pouvait être incarnée par l'alliance avec la
papauté
et les pays
catholiques
ou
protestants
avant
les temps modernes
l'alliance avec l'Orient, représenté par l'
Empire romain d'Orient
puis la
Russie
la troisième voie, une voie très diplomatique qui faisait de la Serbie un pays pivot et neutre, et l'enjeu d'une politique bienveillante de la part des deux « blocs »
69
. La période des
Nemanjić
est un exemple de cette politique bipolaire, avec
saint Sava
et son frère
Stefan
er
Nemanjić
, l'un étant pro-
Constantinople
et l'autre pro-
Rome
. Par la suite tous les Nemanjić feront attention à maintenir l'équilibre, c'est d'ailleurs en partie grâce à cette politique que la Serbie atteint son âge d'or médiéval en devenant l'État le plus puissant des
Balkans
sous
Stefan Uroš IV Dušan
Josip Broz Tito
adoptera lui aussi, après 1947, cette tradition des
Nemanjić
, amis de l'Ouest et de l'Est. Toute l'histoire géopolitique de la Serbie a été guidée par ces trois options, à l'exception des deux conflits mondiaux où les
souverains serbes
et la première
Yougoslavie
monarchiste ont choisi les camps opposés à l'Allemagne et à l'Autriche dans un premier temps, puis l'opposition aux
Troisième Reich
Aujourd'hui encore ces tendances de fond sont présentes dans la vie politique serbe, avec le
Parti démocrate
et le
Parti radical serbe
qui orientent la politique étrangère de la Serbie respectivement vers l'ouest et vers l'est. Le
Parti démocrate de Serbie
était jusqu'à la crise du Kosovo le parti charnière des coalitions gouvernementales, place qu'il pourrait se faire ravir par le
Parti socialiste de Serbie
70
Siège à l'ONU
modifier
modifier le code
L'État serbe a succédé
de facto
à l'État yougoslave qui siégeait à l'
ONU
comme membre fondateur depuis le
26 juin 1945
; la Serbie a en effet hérité des représentations diplomatiques de l'ancienne
Yougoslavie
. Le
22 septembre 1992
, la
république fédérale de Yougoslavie
(RFY, « troisième Yougoslavie ») est exclue de l’
Assemblée générale des Nations unies
, cette dernière ne reconnaissant pas la nouvelle république comme le successeur de la
république fédérative socialiste de Yougoslavie
(mais comme seulement un des successeurs parmi ses six anciennes composantes), lui laissant la possibilité de présenter sa candidature en son nom propre. La
république fédérale de Yougoslavie
est finalement admise le
er
novembre 2000
(résolution A/RES/55/12). Elle est devenue
Serbie-et-Monténégro
le
4 février 2003
. À la suite de la partition du pays entre la Serbie et le
Monténégro
le
3 juin 2006
, la Serbie a conservé le statut d'État membre sous le nom de république de Serbie en tant qu'État successeur reconnu
de jure
de l'union
71
, tandis que le
Monténégro
l'est devenu le
28 juin 2006
. Cette situation n'est pas unique puisque la
Russie
a elle aussi hérité du siège de l'ancienne
URSS
(membre fondateur le
24 octobre 1945
), mais contrairement à la Serbie, la Russie a été reconnue
de jure
par l'ONU comme la continuité de l'ex-URSS, à la suite de la lettre datée du
24 décembre 1991
par laquelle le président de la fédération de Russie,
Boris Eltsine
, a informé le secrétaire général que la fédération de Russie, avec l’appui des onze pays membres de la
Communauté des États indépendants
, succédait à l’Union soviétique au Conseil de sécurité et dans tous les autres organes de l’ONU
72
Économie
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Économie de la Serbie
La Serbie a une économie de marché émergente dans la tranche de revenu supérieure-moyenne
73
. Selon le
Fonds monétaire international
, le
PIB nominal
serbe est en 2018 officiellement estimé à 50,651 milliards de dollars, soit 7,243 dollars par habitant et en
parité de pouvoir d'achat
. La même année, le
PIB
s'élevait à 122,759 milliards de dollars, soit 17,555 dollars par habitant
74
. L’économie est dominée par le
secteur tertiaire
qui représente 67,9 % du PIB, suivi de l’industrie avec 26,1 % du PIB et de l’agriculture avec 6 % du PIB
75
La monnaie officielle de la Serbie est le
dinar serbe
(srpski dinar, ISO :
SRB
), hormis au
Kosovo
qui a adopté l'
euro
. La banque centrale serbe est la
Banque nationale de Serbie
. Le pays est membre de la
zone SEPA
depuis 2025
76
Billet de
100
dinara
(din.)
représentant
Nikola Tesla
La
Bourse de Belgrade
est la seule bourse du pays, avec une capitalisation boursière de 8,65 milliards de dollars. L'indice
BELEX15
est l'indice principal de la Bourse de Belgrade représentant les 15 plus grosses entreprises cotées du pays
77
L’économie a été affectée par la
crise économique mondiale de 2008
. Après presque une décennie de forte croissance économique (en moyenne de 4,45 % par an), la Serbie est entrée en récession en 2009 avec une croissance négative de −3 % et à nouveau en 2012 et 2014 avec une croissance de −1 % et −1,8 %, respectivement
78
. La population active s'élève à 3,2 millions d'habitants, dont 56 % travaille dans le
secteur tertiaire
, 28,1 % dans l'industrie et 15,9 % dans l'agriculture
79
Depuis 2000, la Serbie a attiré plus de
40 milliards
de dollars d'
investissement étranger direct
(IDE)
80
. Les entreprises de premier ordre qui investissent comprennent:
Fiat Chrysler Automobiles
Siemens
Bosch
Philip Morris
Michelin
Coca-Cola
Carlsberg
et d'autres
81
. Dans le secteur de l'énergie, les géants de l'énergie russes,
Gazprom
et
Lukoil
sont de gros investisseurs
82
. Dans le secteur de la métallurgie, les géants chinois de l'acier et du cuivre,
Hesteel
et
Zijin Mining
, ont acquis des complexes clés
83
La Serbie est en
déficit commercial
: les importations dépassent les exportations de 2,9 % en 2025
84
. Les exportations de la Serbie ont toutefois enregistré une croissance soutenue au cours de la dernière décennie, atteignant 33,1 milliards d'euros en 2025
84
. Le pays a conclu de très nombreux
accords de libre échange
qui permettent un accès sans droits de douane à des marchés couvrant plus de 2,7 milliards de personnes dans le monde
85
. Le pays dispose également de l'une des
dettes publiques
les plus faibles en Europe (47,2 % du PIB en 2024)
86
Indicateurs économiques
modifier
modifier le code
Dette publique :
14,5 milliards
d'euros en mars 2012
87
, elle augmente de
4,75 millions
d’euros par jour.
PIB (2018) :
50, 508 milliards
d'euros
88
Par habitant : 17 404,3
USD
(évaluation 2018, Banque Mondiale)
89
Taux de croissance : 1,8 % (2011)
Balance des paiements
: - 8,4 milliards de dollars (2011)
Taux de chômage (deuxième trimestre 2019) : 10,3 %
90
Taux d’inflation : 1,3 % en 2019
91
Salaire moyen
(novembre 2016) : environ 428
92
Budget de l’État 2009 :
8,15 milliards
d'euros de recettes et
8,73 milliards
d'euros de dépenses, pour un déficit représentant 1,5 % du
PNB
(2,7 % en 2008) et une dette publique d’État représentant 16,3 % du PNB (17,9 % en 2008)
Dettes extérieures
24,3 milliards
d'euros et réserves de change
12,8 milliards
d'euros (décembre 2011, donnée NBS)
Indice de Gini
(2003) : 30 (moyenne pondérée tous pays 41, Japon 25, France 33, États-Unis 41, Chine 45, Namibie 74)
part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2017
93
agriculture : 9,8 % ;
industrie : 41,1 % ;
services : 49,1 %.
Évolution
modifier
modifier le code
Vers la fin des années 1980, au début du processus de « transition économique », la situation économique de la Serbie était favorable. Mais elle a été gravement affectée par les sanctions économiques des Nations unies en 1992-1995 et par les dommages causés aux infrastructures et à l'industrie par les raids aériens de l'
OTAN
en 1999. Ces difficultés ont été encore accentuées par la perte des marchés de la
Yougoslavie
et du SEV principalement récupérés par des grandes entreprises européennes. Les problèmes économiques actuels s'expriment par un taux de chômage élevé (20 % en 2005). Ils peuvent être attribués à un certain manque de réformes économiques.
Après le départ de
Slobodan Milošević
en
octobre 2000
, la croissance économique du pays fut importante (6,3 % en 2006). Le pays s'attend à un taux de croissance élevé pour les années à venir. Par ses résultats économiques, la Serbie a parfois été surnommée « le tigre balkanique », en référence aux « tigres » de l'Asie de l'Est. Néanmoins, le PIB du pays est toujours bien en dessous du niveau de 1990. En 2006, il était estimé à
47,77 milliards
de dollars américain, soit 5 713 dollars américain par habitant. Le taux de croissance du PIB était de 5,9 % en 2005.
La Serbie s'était préparée à adhérer à l'
Union européenne
, son partenaire commercial le plus important
94
95
96
. Elle a un déficit élevé de son commerce extérieur. Sa dette est de
20 milliards
de dollars américain (soit 2 500
par habitant), contre
35 milliards
pour la Croatie, 30 pour la Slovénie et 64 pour la Hongrie
97
La
BERD
prévoit une croissance de 3,1 % en 2009 pour les pays de la zone balkanique, elle était de 6,2 % en 2007 et 6,5 % en 2008. Cette diminution est bien entendu due à la
crise économique de 2007-2008
98
Aleksandar Vučić
accelère la libéralisation de l'économie dès son arrivée aux plus hautes fonctions, en 2012, comme vice-président du gouvernement
99
En 2015, sont annoncés de très importants investissements des
Émirats arabes unis
dans le pays portant notamment sur la construction d'un quartier d'affaires de 750 000
sur la
. Ils font suite à l'acquisition de milliers d’hectares de terres agricoles en
Voïvodine
par la Fondation Al-Dahra, à l'achat, en 2013, de la JAT, le transporteur aérien serbe, renommé
Air Serbia
, par la société émiratie
Etihad Airways
et à un contrat d'achat d'armes entre Emirates Advanced Research and Technology Holding (EARTH) et la société Yugoimport SDPR, concernant le développement de missiles air-sol
100
La Serbie a poursuivi sa collaboration avec les ÉAU sur les accords d'armes. Selon un rapport en 2024 de Balkan Insight
101
, le principal commerçant d'armes appartenant à l'État de Serbie, Yugoimport-SDPR, qui a maintenu des liens avec les ÉAU, exporté au moins 17,1 millions de dollars d'armes vers Israël via des avions militaires et civils israéliens. De plus, en 2022, Yugoimport-SDPR a signé un accord avec le président des ÉAU, Cheikh
Mohammed ben Zayed Al Nahyane
, pour vendre une quantité importante de munitions à la monarchie du Golfe
102
L'État serbe subventionne massivement les entreprises étrangères installées dans le pays, ce qui pénalise parfois l'économie. Par exemple, l'entreprise sud-coréenne Yura délocalise en septembre 2018 sa production en
Albanie
après avoir touché 7 000 euros d'aides publiques pour chaque emploi créé dans son usine serbe
99
La Serbie constitue un maillon essentiel de la stratégie économique de la Chine en Europe. Le rapprochement économique de la Chine avec les Balkans prend forme à la fin des années 2000, faisant de la péninsule une porte d’entrée européenne pour la
Belt and Road Initiative
(BRI). D’un point de vue purement économique, le pouvoir chinois adopte une stratégie européenne graduelle avec des premiers contrats serbes, bosniaques et monténégrins censés favoriser à l’avenir, une plus profonde pénétration chinoise sur les marchés de l’UE. La stratégie chinoise se déploie aussi au-delà des terres avec des prétentions sur le transport maritime en Méditerranée : à titre d’exemple, le port slovène de Köper est une composante européenne de la BRI
103
Cette entrée chinoise en Europe par la péninsule balkanique, et plus particulièrement en Serbie a été rendue possible à la faveur de plusieurs basculements économiques et politiques récents
103
La crise des subprimes qui a frappé les marchés européens à partir de 2008 et l’échec des réformes néolibérales imposées mais censées permettre d’y faire face ont douché l’intérêt des investisseurs européens pour cette région, amenant dès lors la Serbie à chercher des financements chinois (principalement orientés vers l’investissement d’infrastructure)
103
. Au total, sur la période 2014-2023, la Chine a investi 5,1 milliards d'euros en Serbie
104
Plus récemment, c’est la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qui a accru la dépendance serbe vis-à-vis de la Chine. Alors que les exportations de matériel médical préventif (masques) et compétences depuis l’UE sont interdites, la Chine réagit promptement afin de répondre à la demande serbe. La puissance asiatique devient de fait le premier partenaire de la Serbie dans la gestion de la pandémie sur son territoire et cette assistance massive s’accompagne aussi de campagnes de propagande pro-chinoise partout dans le pays
103
La Serbie et la Chine entretiennent un soutien mutuel en matière de souveraineté : la non-reconnaissance de Taïwan par la Serbie résonne avec la non-reconnaissance du Kosovo par la Chine qui par ailleurs use de son pouvoir financier en Asie pour convaincre certains Etats de ne plus reconnaître l’indépendance de la république kosovare
103
Enfin, la Chine parvient à développer sa stratégie malgré les antagonismes historiques de la région balkanique : la Chine est un investisseur majeur dans l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine mais cela n’empêche pas ses entreprises de décrocher des contrats éoliens dans les territoires dirigés par l’union démocratique croate du pays
103
En 2025, la Serbie est classé en
54
position pour l'
indice mondial de l'innovation
105
Commerce extérieur
modifier
modifier le code
Indicateurs du commerce extérieur
modifier
modifier le code
Exportations 7 423
M€
(+ 15,5 %), importations 15 581
M€
(+ 15,3 %).
[Quand ?]
Le déficit commercial 2008 : 8 152
M€
(+ 15,2 %), pour un ratio exportations sur importations de 47,7 % (stable).
Seuls 60 % de ce déficit commercial seraient couverts par les IDE et par l’argent envoyé en Serbie par la
diaspora serbe
L’UE représente plus de la moitié des échanges Le second partenaire commercial est la zone CEFTA, avec un excédent de 1 818
M$
(7,9 % des importations, matières premières, et 33,1 % des exportations, produits agricoles). C’est avec la Russie que le déficit commercial est le plus marqué, notamment à cause des importations d’hydrocarbures. Le commerce avec les États-Unis est très faible : 2,2 % des importations et 0,5 % des exportations serbes.
Importations (2005) :
10 575 700 000 USD (combustibles minéraux 18,9 % ; produits chimiques et dérivés 13,6 % ; machines et appareils 10,3 % ; équipement de transport 8,2 % ; métaux de base 7,6 % ; textiles et habillement 4,4 % ; produits alimentaires 4 % ; papier et dérivés 3,2 %)
106
Principales sources des importations : Russie 15,9 % ; Allemagne 10,3 % ; Italie 8,6 % ; Chine 4,8 % ; États-Unis 3,6 %
106
Exportations (2005) :
4 553 400 000 USD (métaux de base 15,4 % ; produits alimentaires 14,7 % ; produits chimiques et dérivés 8,8 % ; produits plastiques, caoutchouc et dérivés 6,4 % ; machines et appareils 4,9 % ; textiles et habillement 4,3 % ; équipement de transport 2,6 %)
106
Principales destinations des exportations : Bosnie-Herzégovine 16,4 % ; Italie 14,4 % ; Allemagne 9,8 % ; Macédoine 5,8 % ; Russie 5 %
106
Élimination des barrières douanières entre la Russie et la Serbie
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Relations entre la Russie et la Serbie
La
Russie
et la Serbie n'ont pas de barrières douanières. Cette politique entre les deux États a été signée entre la
Yougoslavie
et l'
Union des républiques socialistes soviétiques
dont les deux pays sont les héritiers. Les accords signés à l'époque sont encore en vigueur jusqu'en 2012. Des pourparlers sont en cours dans le but de prolonger ces accords. FIAT, qui profite déjà de la manne à
Kragujevac
, pourrait voir arriver
Volkswagen
, qui envisage également la construction d'une usine
107
Agriculture
modifier
modifier le code
Production agricole
modifier
modifier le code
Agriculture auto suffisante :
blé :
1,4 million
de tonnes ;
maïs :
4 millions
de tonnes ;
bovins :
1,5 million
porcs :
3,6 millions
Écologie
modifier
modifier le code
Au début des années 1990 la Serbie est frappée par les sanctions économiques dues à la politique de Milosevic, pendant
10 ans
, la Serbie n'importe pas d'engrais ni d'insecticides
108
. Les sanctions en
10 ans
ruinent les agriculteurs et les obligent aussi à se passer des engrais chimiques. Au début des années 2000, une fois les sanctions tombées les agriculteurs serbe n'ont plus les moyens et ont d'ailleurs perdu le réflexe de produire avec les engrais chimiques et autres insecticides non-biologiques, donc pendant
20 ans
la terre serbe n'a pas été touchée par la pollution agricole
108
Cette situation fait de la terre de Serbie, la terre la plus bio d'Europe
108
. Le ministère serbe de l'Agriculture a déclaré que dans trois ans, 75 % des terres agricoles en Serbie, soit
650 000
hectares, pourront être utilisées pour la production bio
108
. Le marché Kalenic, à
Belgrade
, est le centre de distribution principal de la production Bio en Serbie, mais des chaînes de distribution industrielle ont également investi en Serbie comme la « compagnie Royal eco food », basée à Belgrade, qui produit des spécialités serbes bio
108
Parc éolien
modifier
modifier le code
Objectif de 27 % d'énergie renouvelable en Serbie.
[réf. nécessaire]
Les deux premières fermes éoliennes de Serbie débutent la production d'électricité dans les communes de
Kovin
109
et
Kovačica
110
D'ici à la fin de l'année 2019, les deux projets, financés par le privé, permettront de fournir l'équivalent de 180 000 foyers.
[réf. nécessaire]
Industrie
modifier
modifier le code
Plusieurs complexes industriels : sidérurgie, automobile (
Zastava
Fiat
Kragujevac
Iveco
Fabrika Automobila Priboj
Ikarbus
, industrie
Utva
, construction de tracteurs et de machines agricoles
Industrija Motora i Traktora
et Rakovica, de pneus (
Tigar Pirot
), etc.
Énergie
modifier
modifier le code
Production de pétrole : un million de tonnes (environ).
Lignite :
35 millions
de tonnes.
Production hydroélectrique importante :
10 milliards
de
kWh
avec le barrage des « Portes de Fer ».
Dans le cadre du projet
South Stream
, près de 30
milliards de m
de gaz
russe
et d'
Asie centrale
devraient être acheminés chaque année en
Europe
Gazprom
a fait de la Serbie une de ses priorités dans la région
111
. En effet, la Serbie est le pays à la plus grande partie du tracé sur son territoire, soit plus de 400
km
sur une longueur totale d'environ 900
km
, pour la partie terrestre, pour le tronçon passant à plus de 2
km
de profondeur par endroits sous la
mer Noire
il sera d'environ 900
km
. En Serbie, à
Banatski Dvor
, devrait également être construit un réservoir de gaz souterrain
112
, capable de contenir environ
300 millions
de m³, de quoi fournir tous les pays d'
Europe de l'Ouest
pendant une certaine période en cas de coupure du réseau. L'accord prévoit que le gazoduc serbe aura une capacité de
10 milliards
de mètres cubes par an au moins
113
. Pour construire et entretenir l'infrastructure de South Stream en Serbie, les sociétés
Srbijagaz
(Serbie) et Gazexport, une filiale de Gazprom (Russie), ont prévu de créer une
coentreprise
114
. Une fois le tracé terminé, en 2013, l'importance énergétique de la Serbie sera plus importante pour l'UE que l'
Ukraine
aujourd'hui, alors que l'importance de l'Ukraine sera moindre. La Serbie, dépendant du soutien de Moscou pour le
Kosovo
, apparaît en effet pour la
Russie
comme un partenaire beaucoup plus fiable que l'
Ukraine
, qui, elle, a tendance à se tourner vers les
États-Unis
115
. Le
Parlement de Serbie
a voté le lundi
8 septembre 2008
12
, l'adoption du projet
South Stream
69
. Le
24 décembre 2008
Moscou
, la Serbie et la Russie ratifient trois accords de partenariat énergétique signés en janvier et Gazprom obtient une part majoritaire dans
NIS
116
117
La Serbie a négocié avec la Russie pour obtenir le prix du gaz naturel le moins cher d'Europe. Le prix du mètre cube de gaz en Serbie varie entre 0,30 et
0,39 euro
, alors qu'il est de 0,65 en France ou de 0,64 en Allemagne ou encore le plus cher est en Suède de 1,17
le mètre cube
118
Industrie automobile
modifier
modifier le code
La ville
serbe
de
Kragujevac
, avec
Zastava
, est un centre de production automobile aujourd'hui modeste, avec 11 000 voitures produites, contre 220 000 en 1989 du temps de la
Yougoslavie socialiste
119
, ce qui en faisait le premier centre automobile du pays, devant les usines
Renault
de
Novo mesto
et
Volkswagen
de
Sarajevo
. La
Yugo
était le véhicule le plus produit. En
septembre 2008
Fiat
a investi
700 millions
d'euros et le
gouvernement de la Serbie
200 millions
d'euros dans la rénovation de l'usine
Zastava
. Le monstre industriel issu de ces investissements produira 300 000 véhicules (véhicules individuels (FIAT classe A et B), mais aussi autocars et camions
Iveco
) par an, à destination de la Serbie pour seulement 10 %. Le reste de la production sera destiné à l'exportation dans l'
UE
et surtout en
Russie
, avec laquelle la Serbie a des accords de libre-échange.
En août 2010, l'équipementier automobile sud-coréen
Yura Corporation
lance la construction d'une nouvelle usine qui produira des pièces détachées de voitures électriques dans la ville de
Niš
. Yura Corporation compte parmi ses principaux clients les constructeurs sud-coréens
Hyundai
et
Kia
. Elle investit environ
15 millions
d'euros (
19,2 millions
de dollars). L'usine, qui emploie 1 500 personnes, commence sa production en mai 2011
120
Secteur public
modifier
modifier le code
La Serbie compte 500 000 fonctionnaires, en tenant compte des fonctionnaires de police, l'armée, la santé, l'éducation et tous les fonctionnaires administratifs (28 000 à eux seuls) pour
7,5 millions
d'habitants (sans le Kosovo). Le gouvernement du président Boris Tadić prévoit de réduire encore le nombre de fonctionnaires, pour respecter l'accord conclu avec le FMI à la suite des prêts de
3 milliards
d'euros obtenus par son gouvernement
121
Société
modifier
modifier le code
Culture des armes
modifier
modifier le code
En Serbie, une importante présence des armes et une culture des armes à feu explique plusieurs drames parmi lesquels :
la fusillade du village de Jabukovac - juillet 2007, 9 morts, 7 blessés
122
la fusillade près de
Mladenovac
- avril 2013, 13 morts
122
la fusillade du mariage à
Senta
- 2015, 6 morts
122
la fusillade du café de
Zitiste
- 2016, 5 morts
122
la
fusillade de l'école primaire Vladislav Ribnikar
- 3 mai 2023, 9 morts ;
la
fusillade du 4 mai 2023
fait au moins 8 morts.
La Serbie a des lois strictes sur les armes à feu mais aussi l'un des taux de possession d'armes à feu par habitant les plus élevés au monde
123
124
. En 2018, ce pays des
Balkans
se place au troisième rang des pays du monde, derrière les
États-Unis
et
le Yémen
125
, pour la circulation des armes à feu avec
39 armes pour 100 habitants
122
. D'après les données de l'ONG suisse Small Arms Survey, il y avait 2,7 millions d'armes à feu détenues par les civils en Serbie en 2018
122
. 1,18 million étaient officiellement enregistrées et 1,53 million étaient non déclarées
122
. De nos jours, des centaines de milliers d'armes à feu circulent dans le pays
126
. 765 000 armes, dont plus de 232 000 pistolets, sont légalement enregistrées en Serbie, un état d'environ 7 millions d'habitants
126
. Une partie de l'arsenal ayant servi à perpétrer les attentats de 2015 en France provenait des Balkans
122
Pendant les années 1990, les conflits liés à l'éclatement de la
Yougoslavie
ont favorisé la circulation de nombreuses armes à feu dans la région. Une fois la paix revenue, les armes ont continué à être produites par les industries locales d'armement et les stocks de l'armée ont été détournés
122
. Aujourd'hui encore, les armes sont relativement bon marché : une
arme de poing
s'achète 150 euros, un fusil d'assaut 250 euros, et beaucoup sont exportées. La culture des armes marque la société serbe : ainsi, pendant les célébrations, il est fréquent que des gens tirent en l'air
122
. Les armes à feu sont employées pour régler les différends quotidiens
122
. De plus, la pratique de la
chasse
est très répandue
122
. Les stands de tirs sont très populaires en Serbie
125
Pourtant, le port d'armes à feu est encadré en Serbie : les mineurs ne peuvent en avoir une qu'avec un permis délivré par la police
122
126
. Le port d'armes est conditionné à un examen médical qui doit être refait tous les cinq ans
122
. Pour pouvoir posséder une arme, il ne faut pas avoir été condamné pour un crime, ne pas présenter de trouble mental, d'alcoolisme ou de consommation de drogues. Après la
fusillade de l'école élémentaire Vladislav Ribnikar
le gouvernement serbe a proposé une réglementation plus stricte sur la possession d'armes à feu
127
Réseaux criminels
modifier
modifier le code
Les organisations
mafieuses
se sont fortement développées en Serbie, et plus généralement dans les Balkans, depuis la chute du communisme et les
guerres de Yougoslavie
. Désormais considérées comme des acteurs majeurs du crime organisé international, ces organisations ont commencé à prospérer dans les années 1990 à partir des trafics d'armes et de cigarettes, puis se sont tournées vers la
cocaïne
en provenance d'Amérique du Sud. Elles trafiquent également de l'
héroïne
et produisent de la
marijuana
et des
drogues de synthèse
. Leurs profits sont tels qu'elles ont investi de larges pans de l'économie légale
128
En Serbie, elles se sont implantées au sein de l'État et entretiennent des liens avec des acteurs politiques de premier plan, y compris le président
Aleksandar Vucic
. Des membres du clan Janjicari ont protégé la cérémonie d'investiture de celui-ci et le fils du président, Danilo Vucic, apparaît régulièrement en public avec des membres du gang. Le ministre de la Santé,
Zlatibor Lončar
, est même directement impliqué dans un meurtre alors qu'il appartenait au clan de Zemun
128
Culture
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Culture serbe
La notion de culture serbe (en
serbe cyrillique
et serbe latin :
Српска култура
et
Srpska kultura
) se rapporte à la culture de la Serbie et, plus généralement, à celle de tous les
Serbes
vivant sur le territoire de l'
ex-Yougoslavie
et ailleurs dans le monde. Un Serbe sur trois ne vit pas en Serbie et il y a
12 millions
de Serbes dans le monde (voir
Diaspora serbe
). Elle a subi une forte influence de la part de la
Tradition
, notamment dans les
arts
, dans l'
artisanat
et dans la
musique
. Cette culture traditionnelle s'est formée au
Moyen Âge
, via l'influence de l'
Empire byzantin
et celle de l'
Église orthodoxe
. Lors des cinq siècles de la
présence ottomane
, elle a été préservée dans les traditions familiales (voir
Slava
) et dans les
monastères
, tout en continuant de se développer dans les régions contrôlées par les
Habsbourg
(voir
Confins militaires
) et la
république de Raguse
(voir
Monténégro
). Au début du
XIX
siècle
, après le
premier
et le
second soulèvement serbe contre les Turcs
, elle a connu un nouvel essor avec une importante influence de la
culture occidentale
. Cette occidentalisation ultrarapide fut grandement due à l'importante minorité serbe de l'
empire d'Autriche
qui modernisa l'appareil d'État au cours du
XIX
siècle. Après 1945 pendant la
république fédérative socialiste de Yougoslavie
, elle a subi l'influence du
titisme
via son programme d'
autogestion
. Le titisme, régime de type socialiste, avait la particularité d'être ouvert vers l'extérieur, elle continua donc à recevoir simultanément, l'influence de la
culture occidentale
, tout en conservant une forte imprégnation de sa
culture traditionnelle
orthodoxe
Religions
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Religion en Serbie
Église orthodoxe
et
Histoire des Juifs en Serbie
Cathédrale Saint-Sava à Belgrade.
Les
chrétiens orthodoxes
représentent en Serbie plus de 90 % des croyants (sans le Kosovo). On date la conversion des Serbes entre 867 et 870, et c’est dans cette période que l’on constate une explosion des prénoms chrétiens parmi les Serbes sous le règne du souverain
Mutimir
qui lui portait encore un prénom
slave
. L'Orthodoxie, en grec
Ορθοδοξία
, en français, la foi droite (ou
christianisme orthodoxe
) descend en droite ligne des premières communautés chrétiennes fondées par les apôtres de Jésus dans les provinces orientales de l'Empire romain et comptant quelque
200 millions
de fidèles. Elle est organisée en de nombreuses Églises territoriales (et non nationales) qui forment ensemble l'« Église orthodoxe » ou « Communion orthodoxe » fidèle à la
théologie des sept conciles
du premier millénaire chrétien et au droit canon qui en découle. Jusqu'au
schisme de 1054
, les Églises d'occident (
Église catholique
comprise) aussi furent
orthodoxes
, c'est-à-dire conformes à la théologie et au droit canon des sept conciles du premier millénaire.
[réf. nécessaire]
Il y a aussi une communauté musulmane d'environ 180 000 personnes
129
principalement concentrée au
Sandjak
. L'identité des musulmans dans le Sandjak est divisée, certains se disent
Bosniaques
, d'autres
Musulmans (nationalité)
et certains partiellement comme Serbes ou Montenégrins.
La communauté
catholique
est représentée par la
minorité hongroise
de 293 299 personnes
129
, au nord de la
voïvodine
Les premiers
Juifs
arrivèrent sur le territoire de l'actuelle république de Serbie à l'époque de l'
Empire romain
, mais les communautés juives des
Balkans
ne prirent de l'importance qu'à la fin du
XV
siècle
, lorsque les Juifs, fuyant l'
Inquisition en Espagne
et au
Portugal
, trouvèrent refuge dans les régions contrôlées par les
Ottomans
et notamment en Serbie, alors en grande partie sous domination turque. Les communautés s'y développèrent jusqu'à la
Première Guerre mondiale
, mais elles furent presque complètement anéanties dans l'
Holocauste
de la
Seconde Guerre mondiale
. La communauté juive de Serbie compte actuellement moins de
800 membres
Le protestantisme est aussi présent en Serbie. Selon un recensement réalisé en 2002, la part de chrétiens protestants représente 1,1 % de la population. Le protestantisme est surtout présent chez les Slovaques et les Allemands de
Voïvodine
Toutefois, la pratique religieuse est faible pour tous les groupes religieux, et l'histoire communiste récente du pays explique en partie cette faible pratique religieuse. Il y a aussi en Serbie de nombreux agnostiques, et des athées, dont on ignore le nombre de personnes qu'ils représentent, surtout depuis les guerres et l'explosion de la Yougoslavie dans les années 1990.
[réf. nécessaire]
Langues
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Langues en Serbie
Serbe
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Serbe
Signalisation routière bilingue
avec texte en
alphabet cyrillique serbe
et
alphabet latin
serbe
, en Serbie.
La
constitution de 2006
fait du
serbe
la langue officielle de la Serbie (article 10)
55
Même si des linguistes utilisent encore parfois le terme de
serbo-croate
pour définir la langue parlée en Serbie, au
Monténégro
, en
Bosnie-Herzégovine
et en
Croatie
, chaque pays utilise l'appellation
serbe
monténégrin
bosnien
ou
croate
. Les locuteurs de ces diverses variantes se comprennent spontanément, sans traducteur ; la séparation et la définition de ces langues est donc politique. En revanche, d'une langue à l'autre, on peut noter des différences partielles dans le lexique ou la morphologie (certaines conjugaisons ou déclinaisons varient). Il y a surtout une différence d'alphabet : il est
cyrillique
et
latin
en Serbie, au Monténégro et dans la
république serbe de Bosnie
, mais seulement latin en Croatie et dans la
fédération croato-musulmane de Bosnie-Herzégovine
. En Serbie, le cyrillique est utilisé par les journaux de référence comme
Politika
; les journaux en alphabet latin sont des journaux plus généralistes et populaires, comme
Blic
; il caractérise aussi des journaux d'opposition ou progressistes comme
Danas
. L'administration serbe, quant à elle, privilégie l'alphabet cyrillique
130
, tout en utilisant aussi l'alphabet latin
131
. Le cyrillique est également l'alphabet officiel du
Patriarcat de Serbie
Autres langues
modifier
modifier le code
L'administration de la province de
Voïvodine
reconnaît officiellement six langues : le
serbe
, le
hongrois
, le
slovaque
, le
roumain
, le
croate
et le
ruthène pannonien
132
. Toutes ces langues sont utilisées dans le
gouvernement provincial
. Le serbe est employé dans tous les
gouvernements municipaux
de la province. Les langues des minorités sont choisies par telle ou telle municipalité, au niveau local. Le
serbe
cyrillique
a été retenu par les
45 municipalités
de la province, tandis que le serbe en
alphabet latin
est officiel dans
23 municipalités
sur 45. Le hongrois est langue officielle dans
29 municipalités
, le slovaque dans 12, le roumain dans 9 et le ruthène dans 6. Le croate est langue officielle dans une municipalité. Ni le
tchèque
ni le
bunjevac
(un dialecte
chtokavien
), langues minoritaires, ne sont officiellement reconnus qu'au niveau de la Voïvodine. D'autres langues sont également officiellement reconnues dans les municipalités de
Serbie centrale
, comme le
bosnien
Sjenica
Tutin
Novi Pazar
Prijepolje
Priboj
Nova Varoš
), le
bulgare
Dimitrovgrad
Bosilegrad
) et l'
albanais
Bujanovac
Medveđa
Preševo
133
Peinture, architecture, sculpture
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Liste de peintres serbes
Préhistoire, Antiquité
modifier
modifier le code
Sur le territoire de la Serbie, il existe plusieurs sites d'installation humaine préhistorique, la vallée de la
Morava
étant un lieu de passage naturel pour l'homme entre l'
Europe
et l'
Asie Mineure
Turquie
). Le site
paléolithique
le plus célébré en Serbie est celui de
Lepenski Vir
. Il existe en Serbie plusieurs sites datant de l'
Empire romain
et de l'
Empire byzantin
, la ville de
Sirmium
romaine puis byzantine,
Gamzigrad
sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO et
Justiniana Prima
sont les sites incontournables.
Moyen Âge
modifier
modifier le code
Détail de la
fresque de l'Ange blanc
, dans l'église du
monastère de Mileševa
De tous les monuments serbes du Moyen Âge, les plus nombreux sont les églises et les
monastères
. Ils sont pour la plupart ornés de fresques, décrivant la vie des souverains serbes ou des scènes de la vie des Saints, notamment ceux de l'
Église orthodoxe serbe
. Sur le plan architectural, l'œuvre la plus originale de l'art serbe est le
monastère de Studenica
(1190), qui a servi de modèle pour les monastères de
Mileševa
, de
Sopoćani
et de
Visoki Dečani
. L'une des œuvres majeures de la peinture serbe médiévale est sans doute la
Fresque de l'Ange blanc
du
monastère de Mileševa
; caractéristique de la «
période latine
» de l'
art byzantin
, elle a été exécutée par des peintres grecs anonymes, venus de
Constantinople
, de
Nicée
et de
Thessalonique
L'iconographie
est un des éléments culturels principaux de l'art dans la Serbie médiévale.
Le
monastère fortifié de Manasija
, près de
Despotovac
L'influence de
l'art des romains d'orient
devient après la prise de
Constantinople
par les
croisés
en 1202, prépondérante. En effet, les artistes byzantins ont abandonné Constantinople car les croisés faisaient peu état de l'art préférant piller la ville plutôt que de créer de nouvelles œuvres. Une partie d'entre eux trouva refuge en Serbie où ils étaient très recherchés pour leurs qualités par la noblesse serbe et l'
église orthodoxe serbe
, l'exil des artistes grecs permit aux artistes serbes d'acquérir leurs techniques. Cette influence grecque est perceptible dans les monastères de
Église de la Vierge de Leviša
et
Gračanica
tous classés sur la
Liste du patrimoine mondial en péril
de l'UNESCO en raison des destructions commises par les musulmans kosovars albanais lors des
troubles de 2004 au Kosovo
Le
monastère de Visoki Dečani
a été construit entre 1330 et 1350 ; il a été réalisé dans le style
roman
, donc d'influence latine. Ses murs sont couverts de portraits qui décrivent des épisodes du
Nouveau Testament
. Derrière l'
iconostase
de l'église, se trouve le sarcophage du roi
Stefan Uroš III Dečanski
Temps modernes et période contemporaine
modifier
modifier le code
Nadežda Petrović
Autoportrait
, 1907,
Musée national de Serbie
L'art décoratif de le Kilim de Pirot. Dans la bordure l'ornament
Rašićeva ploča
Beaucoup d'artistes serbes du
XIX
siècle, ont effectué leurs études en France et en Allemagne. Ils ont alors été influencés par le
style avant-gardiste
. Parmi les artistes du début du
XX
siècle, on peut citer
Nadežda Petrović
, dont le style est caractéristique du
fauvisme
et
Sava Šumanović
, influencé par le
cubisme
. Le
XX
siècle a connu d'autres
peintres
de premier plan comme
Milan Konjović
Marko Čelebonović
Petar Lubarda
Vladimir Veličković
et
Mića Popović
. Le
Musée national de Serbie
possède une importante section consacrée à la peinture yougoslave, et notamment à la peinture serbe ; elle comprend plus de 6 000 œuvres du
XVII
siècle
au
XX
siècle
134
La Serbie est également réputée pour ses peintres
naïfs
, comme
Janko Brašić
Sava Sekulić
Martin Jonaš
et
Zuzana Halupova
. La ville de
Jagodina
, dans la
Serbie centrale
possède un important
Musée d'art naïf
; on peut également signaler le
Musée d'art naïf de Kovačica
Littérature
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Écrivains serbes
L'
Évangile de Miroslav
, conservé au
Musée National
Le début de la littérature serbe correspond à l'introduction de l'
alphabet cyrillique
par les saints
Cyrille et Méthode
aux
IX
siècle. Parmi les textes médiévaux, on retiendra un texte écrit en
alphabet glagolitique
datant
XI
siècle
, qui traite des
Soins aux blessures
, ainsi qu'un texte politique et religieux du
XII
siècle
, l'
Évangile de Miroslav
(en serbe :
Мирослављево Јеванђеље
et
Miroslavljevo Jevanđelje
, qui évoque Miroslav, prince du
Hum
et frère de
Stefan Nemanja
. Ce manuscrit, qui date de 1180 et qui est conservé au
MMusée national de Serbie
, a été inscrit en 2005 sur la
liste
Mémoire du monde
de l'
UNESCO
135
136
Pendant la
période turque
, du
XV
siècle
au
XVIII
siècle
, la littérature serbe se caractérise par son lyrisme épique.
Dès le
XVIII
siècle
, l'écrivain
Dositej Obradović
(1742-1811) renonça au
slavon
, la « langue savante », et choisit d'utiliser le
serbe
comme langue littéraire. Les Serbes le considèrent comme le premier grand auteur ayant écrit dans la langue de leur pays. Au
XIX
siècle
, l'écrivain et le linguiste
Vuk Stefanović Karadžić
modernise la langue serbe et pose ainsi les fondations de la littérature moderne ; il est l'auteur du slogan : « Écris comme tu parles » (en serbe «
Пиши као што говориш
»).
Parmi les auteurs du
XIX
siècle, on peut citer
Branko Radičević
Petar II Petrović-Njegoš
Đura Jakšić
et
Jovan Jovanović Zmaj
et, parmi ceux du
XX
siècle,
Ivo Andrić
Miloš Crnjanski
Meša Selimović
Dobrica Ćosić
Danilo Kiš
et
Milorad Pavić
, aujourd'hui
Milan Rakić
Jovan Dučić
Desanka Maksimović
Miodrag Pavlović
et
Vasko Popa
Les Serbes sont particulièrement amateurs de théâtre.
Joakim Vujić
est le réformateur du théâtre serbe contemporain. En 1835, il rénove le style
Knjažesko-srbski
Kragujevac
. Parmi les autres figures du théâtre serbe on peut citer
Jovan Sterija Popović
, au
XIX
siècle, et
Branislav Nušić
, au
XX
siècle. Depuis 1967, se tient à
Belgrade
le festival du
BITEF
. Parmi les théâtres les plus importants du pays, on peut signaler le
Théâtre national
, le
Théâtre dramatique yougoslave
ou encore l'
Atelier 212
, tous trois situés à Belgrade.
Novi Sad
possède également une scène de premier plan, le
Théâtre national serbe
. Parmi les hommes et femmes de théâtre serbe, on peut citer
Bojan Stupica
, le fondateur du Théâtre dramatique yougoslave ; en tant qu'architecte, il a dessiné la nouvelle salle de l'Atelier 212.
Mira Trailović
et
Jovan Ćirilov
, tous deux
dramaturges
et
metteurs en scène
, sont les fondateurs du BITEF. Parmi les auteurs dramatiques contemporains, on peut signaler
Dušan Kovačević
, Lioubomir Simović et
Biljana Srbljanović
Cinéma
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Cinéma serbe
Emir Kusturica
Le cinéma serbe est l'un des plus importants d'Europe et il figure assurément parmi les meilleurs en
Europe du Sud
et en
Europe centrale
. Avant 1945 il n'a produit que 12 longs métrages. Après la
Seconde Guerre mondiale
, il s'est fait connaître sur la scène internationale, avec les réalisateurs
Goran Marković
Aleksandar Petrović
Dušan Makavejev
Slobodan Šijan
Goran Paskaljević
. Le réalisateur serbe le plus célèbre est
Emir Kusturica
, qui a obtenu deux
palmes d'or
au
Festival de Cannes
pour les films
Papa est en voyage d'affaires
en 1985 et
Underground
en 1995. Pendant le tournage de
La vie est un miracle
(2004), dans lequel la ligne de chemin de fer du
Huit de Šargan
(en
serbe
Шарганска осмица
et
Šarganska osmica
) joue un rôle essentiel, il a particulièrement apprécié la région de
Mokra Gora
; il y a fait bâtir le « village en bois » de
Küstendorf
137
; en janvier 2008, s'y est déroulé le premier
Festival international du film et de la musique de Küstendorf
138
. Depuis 1971,
Belgrade
accueille un important
Festival du film
(en serbe :
Београдски међународни филмски фестивал
et
Beogradski međunarodni filmski festival
, FEST)
139
. L’essentiel de l’industrie du cinéma serbe se trouve à Belgrade.
Parmi les acteurs renommés de la première moitié du
XX
siècle, on peut citer
Ilija Stanojević
(1859-1930), qui, en 1911, réalisa également le premier
film muet
de Serbie, ou encore
Žanka Stokić
(1887-1947) et le tragédien
Dobrica Milutinović
(1880-1956). Parmi les acteurs de la « nouvelle vague serbe », on peut signaler
Miodrag Petrović Čkalja
Pavle Vujisić
Zoran Radmilović
Danilo Stojković
Dragan Nikolić
Milena Dravić
Bata Živojinović
Ljubiša Samardžić
Mira Banjac
Bora Todorović
Miki Manojlović
Lazar Ristovski
et
Mirjana Karanović
Musique
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Musique serbe
L'
instrument de musique
le plus populaire en Serbie est la
gusla
, introduit au
XI
siècle
, les
bardes
serbes jouaient de la gusla et chantaient les épopées des rois et empereurs serbes disparus. Aujourd'hui plus qu'un instrument de musique, elle est un
symbole
de la
culture
et la
mémoire
serbe. L'autre instrument de musique utilisé au
Moyen Âge
était la
flûte
. En Voïvodine et aux confins militaires, les Serbes utilisaient plutôt la
tamboura
et la
cornemuse
. Depuis le
XX
siècle les instruments les plus utilisés dans la musique populaire sont l'
accordéon
et la
trompette
. Le trompettiste le plus populaire de Serbie ainsi que dans tous les Balkans est
Boban Marković
, mais Dejan Petrović est aussi très connu, surtout dans les régions autour de Guća.
Goran Bregović
en concert à
Tbilissi
Géorgie
), le
3 octobre 2007
Belgrade accueille chaque année un
Festival international de musique
(BEMUS) ; consacré essentiellement à la
musique savante
, il a accueilli des formations internationales, comme l'
orchestre philharmonique de Vienne
ou les orchastres philharmoniques de
Los Angeles
Berlin
Saint-Pétersbourg
et
Munich
; il a également invité l'
Academy of St Martin in the Fields
ou le
Kronos Quartet
et des artistes comme
Herbert von Karajan
et
Zubin Mehta
Mstislav Rostropovitch
et
Mischa Maisky
Sviatoslav Richter
et
Martha Argerich
Yehudi Menuhin
et
Maxime Venguerov
140
La
musique traditionnelle
reste populaire en Serbie, comme en témoigne le succès du
Festival international de trompette de Guca
141
. Sur la scène internationale, on la retrouve dans les chansons d'
Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra
et de
Goran Bregović
, qui se servent aussi de musiques serbes folkloriques et de
musique tzigane
serbe. Dans le domaine du
jazz
Bojan Z
utilise la même base pour ses chansons. Dans les dernières décennies et dans tous les
Balkans
, s'est développé un genre musical appelé
turbo folk
, qui mêle des éléments serbes folkloriques à de la musique orientale et à des éléments de la musique tzigane. En évoluant, il est devenu une sorte de
pop
à la façon balkanique. La chanteuse
Svetlana Ražnatović
est une égérie du turbo folk.
Parmi les groupes de rock célèbres, on peut citer
Riblja Čorba
142
Ekatarina Velika
(la « Grande Catherine »),
Partibrejkers
Van Gog
et
Bajaga i instruktori
La Serbie est également présente sur la scène du
Hip-hop
international, avec le groupe
Beogradski sindikat
ou encore, plus récemment, avec le groupe
VIP
et avec des
rappeurs
comme
Škabo
et
Marčelo
143
et, surtout, avec le label
Bassivity Music
144
Sur le plan de la variété,
Marija Šerifović
a remporté le
Concours Eurovision de la chanson 2007
145
et, à ce titre, Belgrade a organisé le
Concours Eurovision de la chanson 2008
146
. Par ailleurs, en 2010, le chanteur
Milan Stanković
a participé au concours de l'Eurovision en interprétant sa chanson Ovo Je Balkan (Ce sont les Balkans !).
Sciences
modifier
modifier le code
Le savant serbe
Nikola Tesla
Le joueur de tennis
Novak Djokovic
Nikola Tesla
, très connu pour ses recherches sur l'électricité
Ruđer Bošković
Mihailo Pupin
Jovan Cvijić
Milutin Milanković
Mileva Einstein
, née Marić, femme d'Albert Einstein, qu'elle a beaucoup aidé dans ses travaux
Sport
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Sport en Serbie
Les sports populaires en Serbie sont : le
football
, le
basketball
, le
water-polo
, le
volleyball
, le
handball
et le tennis.
La Serbie abrite aussi un grand club de football européen qui est
l'Etoile Rouge de Belgrade
, vainqueur de la
Ligue Des Champions
face à l'
Olympique de Marseille
en
1991
étant donc le seul club serbe et Yougoslave à avoir été champion d'Europe
147
Belgrade a accueilli les
Universiade d'été de 2009
. Le marathon de Belgrade est la manifestation sportive la plus importante de Serbie.
La Serbie participe pour la première fois aux
Jeux olympiques de 1912
. Par la suite, les athlètes serbes faisaient partie de l'équipe du
royaume de SCS
Yougoslavie
RSFY
renommée
Serbie-et-Monténégro
pour ses trois dernières années d'existence). Résultats des représentants de l'Union étatique de Serbie-et-Monténégro de 1992 à 2006. sont comptés comme des partitions de fédérations sportives de Serbie. Depuis 2006, c'est-à-dire les
Jeux olympiques d'été de 2008
, les athlètes de Serbie jouent dans l'équipe nationale de Serbie.
Novak Djokovic
(tennis) : vainqueur de
24 titres
du
Grand Chelem
Nemanja Vidić
(football) : un des meilleurs défenseurs au monde au début des années 2010.
Dejan Stanković
(football) : recordman du nombre de sélections en
équipe nationale
et premier joueur à avoir joué pour trois pays à la
Coupe du Monde
(Yougoslavie, Serbie-et-Monténégro, Serbie).
Momir Ilić
(handball) : vainqueur de deux
Ligue des champions
, de la
Coupe EHF
et d'un
Super Globe
Žarko Šešum
(handball) : vainqueur de la
Coupe EHF
et de la
Coupe des coupes
Marko Vujin
(handball) : vainqueur de la
Supercoupe d'Europe
et de la
Coupe des coupes
Rastko Stojković
(handball) : vainqueur de la
Coupe EHF
Rajko Prodanović
(handball): vainqueur de la
Coupe EHF
Vlade Divac
(basket-ball) : ancien joueur des
Lakers de Los Angeles
et des
Kings de Sacramento
, considéré comme le meilleur pivot européen de l’histoire de la
NBA
Nikola Jokić
(basket-ball) : joueur des Nuggets de Denver, aujourd'hui un des meilleurs joueurs du monde et triple MVP (Most Valuable Player) de la NBA.
La Serbie est également performante dans les sports collectifs :
quatre
médailles olympiques
en
water-polo
en autant de participations, dont l'or à
Rio de Janeiro
ainsi qu'à Tokyo;
en
basket-ball
, les
hommes
remportent l'argent à Rio et les
femmes
le bronze.
Gastronomie
modifier
modifier le code
Article détaillé :
cuisine serbe
Les plats serbes sont en grande partie composés de viandes de porc, volailles, et dans une moindre mesure de bœuf, de légumes et fruits comme le poivron, la tomate, l'oignon, l'ail, la prune, la pastèque, la pomme de terre.
Ajvar
: purée de poivron rouge et d'ail, cuit. Certains producteurs industriels dans un but d'économie rajoutent de l'aubergine ou de la tomate à la purée de poivron mais l'ajvar traditionnel ne contient que du poivron.
Gibanica
: pâte feuilletée légèrement cuite mélangée avec du fromage et des œufs. Cela devient le burek si on y ajoute de la viande hachée et des oignons, la zeljanica avec des épinards ou bien la krompiruša avec des pommes de terre.
Čorba
: soupes de légumes assez relevées et riches de morceaux de viande (mouton, poulet ou porc, selon la région).
Medenjaci
: gâteaux au miel.
Pljeskavica
: hamburger serbe composé d'une mixture d'agneau et de bœuf parfois au porc grillée avec des oignons.
Medenjaci, gâteaux au miel.
Palačinke - les crêpes.
Burek à la viande.
Ćevapčići en préparation.
Fêtes nationales
modifier
modifier le code
En Serbie, les jours fériés sont définis par la loi sur les fêtes nationales et autres fêtes en république de Serbie (en
serbe
Zakon o državnim i drugim praznicima u Republici Srbiji
). Les fêtes suivantes sont observées sur tout le territoire national
148
Date
Nom
Commentaires
er
et
2 janvier
Jour de l'an
Нова Година
Nova Godina
Fériés
7 janvier
Noël orthodoxe
Божић
Božić
Férié
14 janvier
Nouvel An orthodoxe
Српска Нова Година
Srpska Nova Godina
Selon le
calendrier julien
- Jour ouvré
27 janvier
Saint Sava
Савиндан/Свети Сава
Savindan/Sveti Sava
Saint Sava est le fondateur de l'
Église orthodoxe serbe
Jour ouvré mais férié pour les écoles
15 février
Chandeleur
Fête nationale
Дан државности
Dan državnosti
Commémoration de la
Première révolte serbe contre les Turcs
Férié
25 avril
Grand vendredi
Велики петак
Veliki petak
Date valable pour 2008 uniquement
Férié
26 avril
Grand samedi
Велика субота
Velika subota
Date valable pour 2008 uniquement
Férié
27 avril
Pâque orthodoxe
voir aussi
Pâques
Васкрс
Vaskrs
Date valable pour 2008 uniquement
Férié
28 avril
Grand lundi
Велики понедељак
Veliki ponedeljak
Date valable pour 2008 uniquement
Férié
er
et
2 mai
Fête du Travail
Дан рада
Dan rada
Fériés
9 mai
Jour de la Victoire
Дан победе
Dan pobede
Férié
28 juin
Vidovdan
Видовдан
Vidovdan
Saint Vit
est fêté le
15 juin
dans le
calendrier julien
On commémore aussi à cette date la
bataille de Kosovo Polje
Tourisme
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Tourisme en Serbie
En 2018,
3,4 millions
de touristes ont visité la Serbie, soit une augmentation de 11% par rapport à 2017
149
Un certain nombre de grandes
villes serbes
offrent aux touristes de nombreuses possibilités.
Belgrade
offre les ressources d'une grande capitale internationale, avec de nombreux
musées
, des
édifices
, publics ou privés, qui illustrent principalement l'architecture des
XIX
et
XX
siècles. La capitale serbe est également réputée pour ses festivals, comme le
Festival international du film
(FEST)
150
, le
Festival international de théâtre
(BITEF)
151
, le
Festival d'été
(BELEF)
152
ou le
Festival international de musique
(BEMUS)
153
. Belgrade est particulièrement réputée pour la qualité de sa vie nocturne, avec des clubs ouverts jusqu'à l'aube un peu partout dans la ville ; le long des rives de la
et du
Danube
se succèdent de nombreuses
barges
splavovi
) qui sont parmi les lieux les plus appréciés des noctambules
154
155
156
. D'autres villes du pays offrent aussi des ressources en musées, en architecture et en festivals, comme
Novi Sad
, la capitale de la
Voïvodine
, avec son
Festival EXIT
157
, ou encore la petite ville de
Guča
qui accueille chaque année un Festival international de trompette
158
. La Serbie possède aussi quelques
villes thermales
fréquentées, comme
Vrnjačka Banja
Sokobanja
et
Niška Banja
Le site de
Đavolja varoš
, près de
Kuršumlija
Outre l'architecture des villes, la Serbie peut également intéresser les amateurs d'histoire et d'architecture. Le site
romain
de
Felix Romuliana
, où est né et a été enterré l'empereur
Galère
, a été inscrit en 2007 sur la liste du
patrimoine mondial
de l'
UNESCO
159
. Le pays conserve surtout un grand nombre de
monastères
orthodoxes serbes
, datant pour la plupart du
Moyen Âge
. Quelques-uns d'entre eux figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’
UNESCO
, comme le
monastère de Sopoćani
, près de
Novi Pazar
, qui a été inscrit en même temps que les ruines de la ville médiévale de
Stari Ras
160
, ou le
monastère de Studenica
161
. D'autres monastères ou ensembles religieux, appartenant à l'histoire de l'
Église orthodoxe serbe
, se trouvent au Kosovo. Parmi les édifices dont l'importance a été reconnue internationalement, il convient de citer le
monastère de Gračanica
, celui de
Visoki Dečani
ou encore le
Patriarcat de Peć
et l'
église de la Vierge de Leviša
, tous inscrits sur la liste du patrimoine mondial
162
. Vu l'instabilité de la région, ces monuments ont été placés sur la
liste du patrimoine mondial en péril
162
. D'autres monastères, qui ne sont pas inscrits au patrimoine mondial, offrent un intérêt certain, comme celui de
Mileševa
, qui abrite une des fresques anciennes les plus célèbres de Serbie, la
Fresque de l'Ange blanc
La Serbie offre aussi un nombre important de sites pour les amateurs de nature, en particulier les
espaces protégés
que constituent les cinq parcs nationaux du pays, celui de
Đerdap
, celui des
Monts Kopaonik
, celui des
Monts Tara
, celui des
Monts Šar
et celui de la
Fruška gora
. Les sites
Ramsar
pour la conservation des
zones humides
23
constituent également un lieu d'attraction, comme celui du
lac Vlasina
. Les
monts Golija
, ont été désignés comme une
réserve de biosphère
dans le cadre du
programme sur l'homme et la biosphère
de l'
UNESCO
163
. Outre ces sites, on peut signaler d'autres curiosités, comme la
Deliblatska peščara
, en
Voïvodine
, qui constitue la plus vaste zone sablonneuse d'
Europe
164
, ou encore le monument naturel de
Đavolja varoš
(la « ville du Diable »), près de la ville de
Kuršumlija
165
Éducation
modifier
modifier le code
Article détaillé :
Éducation en Serbie
Photographie de l'
Université de Belgrade
en 1890.
Les débuts du système éducatif serbe remontent aux
XI
et
XII
siècle
, avec la création des premiers collèges catholiques à
Titel
et à
Bač
), en
Voïvodine
. L'éducation prit également son essor avec la fondation de nombreux
monastères
orthodoxes serbes
, comme ceux de
Sopoćani
, de
Studenica
ou du
Patriarcat de Peć
. La première université de Serbie a été fondée à
Belgrade
en 1808, au moment de la
première révolte contre les Turcs
; créée sous le nom de Haute école ou Grande école (en
serbe
Велика школа
et
Velika škola
), est le précurseur de l'actuelle
université de Belgrade
. En revanche, la plus ancienne faculté située à l'intérieur des frontières actuelles de la Serbie a été fondée en 1778 à
Sombor
, qui faisait alors partie de l'
empire d'Autriche
; elle était connue sous le nom de
Norma
et constituait le premier collège slave de professeurs en
Europe du Sud
166
. L'actuel système éducatif serbe est régi par le Ministère serbe de l'Éducation.
Le «
Premier lycée
», à
Belgrade
En Serbie, l'instruction commence à l'école maternelle à partir de
3 ans
. Puis, à partir de 6 ou 7 ans, vient l’
école élémentaire
(en
serbe
основна школа
et
osnovna škola
), pour une durée de huit ans, école élémentaire qui,
grosso modo
, correspond à l'
école élémentaire
et au
collège
français (jusqu’à la fin de la quatrième)
167
. Au terme de ces huit années, une bifurcation s’opère. Certains élèves s’orientent vers le lycée (en
serbe
гимназија
et
gimnazija
), où ils suivent des études générales en quatre ans, avec un début de spécialisation entre les langues et les sciences sociales d’une part et les mathématiques et les sciences naturelles d’autre part. À l’issue des études secondaires, d’autres élèves s’orientent vers une école professionnelle (en
serbe
стручна школа
et
stručna škola
), qui tout en assurant un enseignement général offrent un enseignement plus spécialisé ; les études dans ces écoles durent elles aussi quatre ans. D’autres, enfin, entrent dans une école « vocationnelle » (en
serbe
занатска школа
et
zanatska škola
) ; les études n’y durent que trois ans et elles sont plus spécialisées, notamment dans les domaines du commerce et de l’artisanat.
Les études supérieures s’effectuent dans des écoles supérieures, dans les facultés des universités serbes ou encore dans les diverses Académies d’art. Les « écoles supérieures » (en
serbe
виша школа
et
viša škola
) proposent des études supérieures courtes, en deux ans, à peu à la manière des
colleges
américains. La Serbie possède plusieurs universités, parmi lesquelles on peut citer l’
université de Belgrade
, l’
université de Niš
, l’
université de Kragujevac
et l’
université de Novi Sad
. Le cursus universitaire s’est
récemment
[C'est-à-dire ?]
adapté au
processus de Bologne
, qui met en place un système à trois niveaux,
licence
master
doctorat
168
. La Serbie possède également de nombreux établissements d’enseignement supérieur privés.
Infrastructures
modifier
modifier le code
Communications
modifier
modifier le code
Internet
modifier
modifier le code
En 2019
169
93,7 % des ménages possèdent un téléphone portable ;
73,1 % des ménages possèdent un ordinateur
170
49 % des ménages possèdent un ordinateur portable
170
79,6 % des ménages disposent d’un accès à internet
170
3,8 millions d'internautes se connectent à Internet quotidiennement ;
70,8 % des internautes utilisent les réseaux sociaux ;
83,6 % des entreprises disposent d’un site Internet (en 2019)
171
9,915 millions d’abonnements au téléphone mobile en 2010, soit un taux de pénétration estimé à 132,4 %.
La Serbie possède début 2012, 69 533 noms de domaine .rs (dont 44 374 .
rs
, 17 545 . co.rs, 2 986 . org.rs, 1 309 . edu.rs, 3 070 . in.rs, 41 .ac.rs, 208 .gov.rs).
Le
27 janvier 2012
, le .
cрб
, équivalent en
serbe cyrillique
du .rs en serbe latin, sera accessible. La mise à jour pour passer en .cрб se fera en deux étapes, d'abord les .rs pourront passer en .cрб jusqu'au 27 juillet puis l'ouverture sera générale.
Transports
modifier
modifier le code
Articles détaillés :
Transport en Serbie
et
Routes de Serbie
Les chemins de fer en Serbie.
En 2019, la Serbie possédait 45 220
km
de routes
asphaltées
, auxquelles s’ajoutaient 24 860
km
de routes
bétonnées
172
. Elle dispose également de 3 808
km
de voies ferrées, dont 1 196 sont électrifiées (31,4 %)
173
; l’ensemble du réseau ferroviaire est géré par l’entreprise publique des
Chemins de fer de Serbie
. Le corridor privilégié pour le transport routier et ferroviaire est la vallée de la
Morava
, qui permet d’éviter les régions les plus montagneuses de la
Serbie centrale
Sur le plan routier, le pays est traversé par les
routes européennes
E65
E70
E75
et
E80
, ainsi que par les routes européennes secondaires
E662
E761
E763
E771
et
E851
. Sur la plus grande partie de leur parcours, la route E70, qui, en Serbie, va de
Šid
Belgrade
, et la route E75, qui, en Serbie, relie
Subotica
Vranje
en passant par Belgrade et
Niš
, sont de type
autoroutier
. En 2018, la Serbie comptait officiellement 2 029 544
voitures
, 125 761
camions
et 9 268
autobus
174
Le transport fluvial est également représenté en Serbie. Outre le
Danube
, qui parcourt 588
km
en Serbie et qui relie l’
Europe centrale
à la
mer Noire
, la
, la
Morava
et la
Tisa
, ainsi que d’autres rivières encore, sont totalement ou partiellement navigables. Parmi les voies navigables, on peut encore citer le
canal Danube-Tisa-Danube
, qui traverse la province autonome de
Voïvodine
172
La Serbie dispose en outre de trois aéroports internationaux, l’
aéroport Nikola-Tesla de Belgrade
, l’
aéroport Constantin-le-Grand
de
Niš
et l'
aéroport de Morava
de
Lađevci (Kraljevo)
. En 2019, l’aéroport Nikola-Tesla a accueilli 6 200 000 passagers
175
. La compagnie aérienne nationale porte le nom d'
Air Serbia
176
Voir aussi
modifier
modifier le code
Sur les autres projets Wikimedia :
Serbie
, sur
Wikimedia Commons
Serbie
sur le
Wiktionnaire
Serbie
sur
Wikinews
Serbie
sur
Wikivoyage
Bibliographie
modifier
modifier le code
En français
Emile de Borchgrave,
La Serbie. Administrative, économique & commerciale.
, Bruxelles, Belgrade Weissenbruch/Tchourtchitch, 1883.
K. Sturzenegger,
La Serbie en guerre 1914−1915
, Paris 1916.
René Chambry,
Pierre
er
Roi de Serbie
.Collection Pages actuelles 1914-1917.
Colonel Bujac,
L'Héroïque Serbie.
re
Partie : Les Trois Glorieuses.
, L. Fournier, 1917.
Le Pays de la Morava. Suivant des témoignages serbes. Études d'histoire et d'ethnographie
, Lausanne 1917.
Viktor Novak,
Le Roi Alexandre
er
Karageorgevitch et la formation de l'unité nationale
, Paris, Éditions des "Amitiès franco−yougoslaves" 1935.
Dušan T. Bataković
Histoire du peuple serbe
, (sous la direction de) D. T. Bataković, L'Âge d'Homme, Lausanne 2005.
Dušan T. Bataković
, Kosovo.
Un conflit sans fin ?
, Lausanne, L'Âge d'Homme 2008.
En anglais
Vladimir Yovanovitch,
The Emancipation and Unity of the Serbian Nation of the Regeneration of Eastern Europe by the Reconstitution of the Nationalities
, Geneva & London: H.Georg, Trubner & Co 1871.
W. Vucinich,
Serbia Between East and West. The Events of 1903−1908
, Stanford University Press, Stanford Ca. 1954.
Istorija srpskog naroda
, vol I-VI, Belgrade,
Srpska književna zadruga
1980-1992.
Vladimir Ćorović
Istorija Srba
, I-III, Belgrade, Bigz 1989.
Vladimir Ćorović
Portreti iz novije srpske istorije
, Srpska književna zadruga, Beograd 1990.
Dušan T. Bataković
The Kosovo Chronicles
, Plato Books, Belgrade 1992.
M. Ekmečić,
Ratni ciljevi Srbije 1914−1918
, Belgrade, Politika, 1992.
The Serbs and Their National Interest
, N. Von Ragenfeld-Feldman & D. T. Bataković (eds.), SUC, San Francisco & Belgrade 1997.
Kosovo and Metohija. Living in the Enclave
, D. T. Bataković (ed.), Institute for Balkan Studies, SASA, Belgrade 2007.
Dušan T. Bataković
Serbia’s Kosovo Drama. A Historical Perspective
, Čigoja Štampa, Belgrade 2012.
Liens externes
modifier
modifier le code
Site officiel
Ressources relatives à la géographie
Marine Gazetteer
Mindat.org
Ressource relative au vivant
Invasive Species Compendium
Ressource relative à la santé
Medical Subject Headings
Ressource relative à la bande dessinée
Comic Vine
Ressource relative aux beaux-arts
Grove Art Online
Ressource relative à l'audiovisuel
France 24
Ressource relative à la musique
MusicBrainz
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes
Britannica
Brockhaus
Den Store Danske Encyklopædi
Dictionnaire historique de la Suisse
Dizionario di Storia
Enciclopedia italiana
Enciclopedia De Agostini
Gran Enciclopèdia Catalana
Internetowa encyklopedia PWN
Larousse
Nationalencyklopedin
Store norske leksikon
Treccani
Universalis
Visuotinė lietuvių enciklopedija
Notices d'autorité
VIAF
ISNI
BnF
données
IdRef
LCCN
GND
Japon
CiNii
Espagne
Israël
Vatican
Australie
Tchéquie
(sr + en)
Assemblée nationale de Serbie
Organisation du tourisme de Serbie
Notes et références
modifier
modifier le code
Notes
modifier
modifier le code
Selon qu'on considère le territoire contesté du
Kosovo
comme un État indépendant ou comme une province de la Serbie.
Pour le gouvernement serbe et les pays ne reconnaissant pas l'
indépendance du Kosovo
, les deux plus hauts sommets de la Serbie sont le
Velika Rudoka
(en)
(2 660
) et le
Djeravica
(2 656
).
Références
modifier
modifier le code
et
(en)
Serbia: Geography
»,
The World Factbook
, sur
cia.gov
Central Intelligence Agency
25 octobre 2022
(consulté le
31 octobre 2022
et
Rapport sur le développement humain 2021/2022 : Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation
New York
Programme des Nations unies pour le développement
septembre 2022
, 337
p.
ISBN
978-92-1-126452-4
lire en ligne
(en)
Gini index
», sur
Banque mondiale
(consulté le
24 avril 2023
(en)
Martin J. Wolf, John W. Emerson, Daniel C. Esty, Alex de Sherbinin, Zachary A. Wendling
et al.
2022 Environmental Performance Index
, New Haven, Connecticut, États-Unis, Yale Center for Environmental Law & Policy,
2022
, 192
p.
lire en ligne
[PDF]
Le domaine
.yu
est une survivance de l’ancienne
Yougoslavie
. Le domaine
.cs
a été réservé pour l’union fédérale mais ne sera probablement jamais utilisé. L’introduction du nouveau domaine
.rs
date de 2006.
Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique
Pays, territoires et villes du monde juillet 2021
er
juillet 2021
, 34
p.
présentation en ligne
lire en ligne
[PDF]
p.
30
Snezana
Stanojevic
, «
Poutine envisage d’investir dans un gazoduc en Europe centrale
», sur
euractiv.com
21 janvier 2019
(consulté le
9 février 2019
et
Gabrielle Naudé, «
La communauté internationale divisée sur la reconnaissance du Kosovo
», sur
balkans.courriers.info
Le Courrier des Balkans
18 février 2008
(consulté le
23 février 2008
et
(en)
Serbia submits EU membership application
BBC News
23 décembre 2009
AFP
L'Union européenne octroie officiellement le statut de candidat à la Serbie.
L'Obs
12 octobre 2011
Le Quotidien du peuple
, «
L'OTAN respecte la décision serbe d'être militairement neutre
»,
16 juin 2011
(consulté le
9 août 2018
Laurent Geslin, «
Balkans : la Croatie et la Serbie peuvent-elles vraiment se réarmer?
»,
RFI
19 janvier 2016
(consulté le
9 août 2018
Encyclopædia Universalis 2008, article Serbie
(en + sr)
Areas sown in spring
», sur
webrzs.stat.gov.rs
, Site du Bureau de statistiques de la république de Serbie,
25 mai 2007
(consulté le
7 mars 2008
(en + sr)
Finding birds in Serbia
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
ptica.org
, Site de la Ligue pour l’action ornithologique de Serbie
(consulté le
7 mars 2008
et
(sr)
Србија y бројкама (La Serbie en chiffres)
archive du
17 novembre 2015
[PDF]
, sur
webrzs.stat.gov.rs
, Site du Bureau des statistiques de la république de Serbie,
2003
(consulté le
7 mars 2008
et
(sr + en)
Basic climate characteristics for the territory of Serbia (standard normal period 1961-1990)
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Service hydrométéorologique de la république de Serbie
(consulté le
7 mars 2008
(en)
M. Radovanović et V. Dučić, «
Variability of Climate in Serbia in the Second Half of the 20th century
», sur
adsabs.harvard.edu
, Site de l’
université Harvard
2002
(consulté le
7 mars 2008
et
(sr + en)
Temperature regime in Serbia
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Service hydrométéorologique de la république de Serbie
(consulté le
7 mars 2008
(sr + en)
Precipitation regime in Serbia
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Service hydrométéorologique de la république de Serbie
(consulté le
7 mars 2008
(sr + en)
Serbia and Montenegro : Country Environmental Analysis
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
[PDF]
, sur
, Site du ministère de la Protection de l’environnement de la république de Serbie,
février 2003
(consulté le
7 mars 2007
et
Ministère de la protection de l’environnement, Serbia heading for sustainable tourism,
26 avril 2002
et
(en)
The List of Wetlands of International Importance
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
[PDF]
, sur
, Site de la
Convention de Ramsar sur les zones humides
(faire défiler la page),
6 mars 2008
(consulté le
7 mars 2008
La république de Serbie ajoute deux nouveaux sites Ramsar
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Site de la
Convention de Ramsar sur les zones humides
(consulté le
4 mars 2008
(en)
Dragoslav Srejović, «
Introduction to Lepenski Vir
», sur
donsmaps.com
, Don's Maps - Resources for the study of Palaeolithic European, Russian and Australian Archaeology,
1972
(consulté le
20 mars 2008
(sr)
Lepenski Vir
», sur
yurope.com
, Yurope
(consulté le
20 mars 2008
Culture Vinca (Néolithique récent)
», sur
culture.gouv.fr
, Site du
Ministère de la Culture (France)
(consulté le
23 février 2008
(en + sr)
Nikola Tasić, Dragoslav Srejović et Bratislav Stojanović,
Vinca - Centre of the Neolithic culture of the Danubian region
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
rastko.org.rs
, Site du
Projet Rastko
(consulté le
20 mars 2008
- Traduction en anglais par Smiljka Kjurin
Culture Starcevo-Cris
», sur
culture.gouv.fr
, Site du
ministère français de la Culture
(consulté le
20 mars 2008
Аmbasada Republike Srbije u SAD
», sur
mfa.gov.rs
(consulté le
12 avril 2023
Stevan Sindjelic, une légende serbe (1770-1809)
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Site de l’association des
Orlovi
(consulté le
29 avril 2008
Victor Hugo, Pour la Serbie, 1876
[PDF]
, sur
franceurope.org
, La France et l’Europe
(consulté le
29 avril 2008
- Texte du discours de Victor Hugo
Nicolas Banachevitch,
Victor Hugo : Pour la Serbie
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
serbica.u-bordeaux-montaigne.fr
novembre 1954
(consulté le
14 avril 2021
Komnen BECIROVIC, «
LA VÉRITÉ SUR LE CÉLÈBRE PLAIDOYER DE VICTOR HUGO P O U R L A S E R B I E , ET SON ACTUALITE
», sur
tvorac-grada.com
janvier 2002
(consulté le
14 avril 2021
Le visionnaire européen
», sur
senat.fr
, Site officiel du
Sénat
(consulté le
29 avril 2008
Alfred
Colling
La Prodigieuse Histoire de la Bourse
, Paris, Société d'éditions économiques et financières,
1949
p.
295
et
Alexis Troude,
Géopolitique de la Serbie
, éditions Ellipses, page 33.
ISBN
2729827498
et
Catherine Lutard,
Géopolitique de la Serbie-Monténégro
, Paris, éditions Complexe,
coll.
« Géopolitique des États du monde »,
1998
, 143
p.
détail de l’édition
ISBN
2-87027-647-8
p.
88, article « La Serbie berceau de la démocratie dans les Balkans »
BNF
36997797
Academic American Encyclopedia
, 1980,
ISBN
0-933880-00-6
p.
286
et
Dušan T. Bataković
Histoire du peuple serbe
L’Âge d’Homme
, 2005,
ISBN
2-8251-1958-X
p.
245 à 266
rastko.org.rs
et
Réponse serbe à l’ultimatum austro-hongrois
», sur
wwi.lib.byu.edu/index.php/Main_Page
, The World War I Document Archive
(consulté le
26 mars 2008
(en)
The Austro-Hungarian Declaration of War on Serbia
», sur
wwi.lib.byu.edu/index.php/Main_Page
, The World War I Document Archive
(consulté le
26 mars 2008
The original Turkish-language copy of the census is stored in Istanbul's archives. However, in 1972 the Sarajevo Institute of Middle Eastern Studies translated the census and published an analysis of it Kovačević Mr. Ešref, Handžić A., Hadžibegović H. Oblast Brankovića - Opširni katastarski popis iz 1455., Orijentalni institut, Sarajevo 1972. Subsequently others have covered the subject as well such as Vukanović Tatomir, Srbi na Kosovu, Vranje, 1986.
Serbia hails union with Russia and Belarus
BBC News
12 avril 1999
. Consulté le
5 octobre 2008
AFP
« La Serbie franchit une étape clé vers son adhésion à l'UE »
Le Monde
25 octobre 2010
AFP
« La Serbie reçoit le statut de candidat à l'Union européenne »
Le Monde
2 mars 2012
Alexis Troude,
Géopolitique de la Serbie
, éditions Ellipses
ISBN
2-7298-2749-8
p.
269.
et
Књига 1,
Становништво, национална или етничка припадност, подаци по насељима
, Републички завод за статистику, Београд, фебруар 2003,
ISBN
86-84433-00-9
[1]
Hélène Despic-Popovic,
La Serbie fait constitution neuve
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
liberation.fr
Libération
28 octobre 2006
(consulté le
24 avril 2008
et
(sr)
Административно територијална подела Републике Србије на покрајине, округе, општине и Град Београд
», sur
webrzs.stat.gov.rs
, Site officiel du Bureau national des statistiques de la république de Serbie,
er
janvier 2007
(consulté le
8 avril 2008
(sr + hu + sl + ro + ru + hr + en)
Site officiel de l'[[Assemblée de la province autonome de Voïvodine]]
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
8 avril 2008
(sr + en)
Site officiel du gouvernement de Voïvodine
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
8 avril 2008
et
(en)
Constitution of the Republic of Serbia
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
[PDF]
, sur
mfa.gov.rs
, Ministère serbe des Affaires étrangères,
30 septembre 2006
(consulté le
10 avril 2008
Revendication (voir
Indépendance du Kosovo
Le terme serbe
opština
est parfois traduit par le terme «
commune
(sr)
Zakon o teritorijalnoj organizaciji Republike Srbije
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
[doc]
, sur
, Projuris - Organisation pour l'éducation au droit et à la culture juridique
(consulté le
9 avril 2008
(sr)
Насеља
[PDF]
, Bureau des statistiques de la république de Serbie,
21 mars 2002
(consulté le
6 mars 2008
(sr)
Sve političke organizacije
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Ministarstvo za državnu upravu i lokalnu samoupravu
(consulté le
15 février 2008
N° 898 - Rapport de Mme Marie-Louise Fort sur le projet de loi autorisant…
», sur
assemblee-nationale.fr
(consulté le
12 avril 2023
(en)
Voiceofserbia.org
», sur
voiceofserbia.org
(consulté le
12 avril 2023
(sr + en)
National symbols and anthem of the Republic of Serbia
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Site officiel du
gouvernement de la Serbie
(consulté le
19 mars 2008
Le Premier ministre serbe dissout le gouvernement
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
France 24
8 mars 2008
(consulté le
12 mars 2008
Vojislav Kostunica démissionne en raison du Kosovo
»,
Reuters
, sur
lemonde.fr
Le Monde
8 mars 2008
(consulté le
12 mars 2008
Benoît
Vitkine
, «
En Serbie, victoire écrasante pour le premier ministre sortant
»,
Le Monde
,
24 avril 2016
ISSN
1950-6244
lire en ligne
, consulté le
25 avril 2016
(sr + en)
Site officiel de la chancellerie du président de la république de Serbie
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
23 mars 2014
(sr + en)
Izveštaj okonačnim rezultatima izbora za predsednika Republike
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Site officiel de la Commission électorale de la république de Serbie,
13 février 2008
(consulté le
14 février 2008
et
Yahoo news
En Serbie, le Parti socialiste, héritier de Milosevic, est très courtisé
Le Monde
14 mai 2008
Conseil de sécurité - Membres - Yougoslavie
», sur
un.org
, Site officiel de l'
ONU
(consulté le
19 mars 2008
Conseil de sécurité - Membres - Fédération de Russie
», sur
un.org
, Site officiel de l'
ONU
(consulté le
19 mars 2008
Upper-middle-income economies
», The World Bank
World Economic Outlook Database, April 2019
», sur
IMF.org
Fonds monétaire international
(consulté le
11 avril 2019
Belgrade Stock Exchange jsc, Belgrade
», sur
belex.rs
(consulté le
5 août 2014
Report for Selected Countries and Subjects: Serbia GDP growth rate
», sur
imf.org
(consulté le
5 août 2014
Europe :: Serbia — the World Factbook - Central Intelligence Agency
US embassy: private sector investments
archive du
27 mai 2010
Ministry of economic relations, Russian Federation
Mining, a new "ace up the sleeve" for Serbia?
et
Serbie : le poids de la dette publique augmente de 4,75 millions d’euros par jour
», sur
Le Courrier des Balkans
(consulté le
6 juillet 2020
PIB ($ US courants) - Serbia
», sur
banquemondiale.org
(consulté le
12 avril 2023
PIB par habitant, ($ PPA internationaux courants)
», sur
banquemondiale.org
(consulté le
12 avril 2023
(en)
Labour market
», sur
stat.gov.rs
30 août 2019
Serbie - Taux d'inflation - 2007-2023 Données
», sur
tradingeconomics.com
(consulté le
12 avril 2023
Milana, 24 ans, fait de la hotline francophone en Serbie pour 415 euros par mois
», sur
Nouvelobs.com
L'Obs
21 novembre 2016
(consulté le
6 juillet 2020
(en)
Serbia: Economy
»,
The World Factbook
, sur
cia.gov
Central Intelligence Agency
25 octobre 2022
(consulté le
31 octobre 2022
AFP
, «
Serbie/UE : accord de rapprochement
»,
Le Figaro
9 septembre 2008
ISSN
0182-5852
, consulté le
9 août 2018
bruxelles.blogs.liberation.fr
rian.ru
(sr)
Srbija nije prezadužena
RTS
21 novembre 2008
L'Europe centrale et orientale ne sera pas épargnée par la crise, selon la Berd
La Tribune
25 novembre 2008
et
Jean-Arnault Dérens et Simon Rico, «
Vent de révolte des Balkans à la Hongrie
»,
er
mars 2019
Jean-Arnault Derens,
Les Émirats arabes unis trouvent en Serbie une nouvelle terre promise
Le Temps
10 avril 2015
(en)
Belgrade to Beersheba: Serbian Arms Flown to Israel During Assault on Gaza
», sur
Balkan Insight
(consulté le
10 juin 2024
(en)
UAE-linked company in Serbia supplying weapons to Israel amid war on Gaza
», sur
Middle East Eye
(consulté le
er
juillet 2024
et
Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, «
Aux marges de l'Europe, la Chine grignote les Balkans
»,
Le Monde Diplomatique
,
août 2024
p.
8-9
Euractiv France avec AFP, «
La Serbie se félicite de ses liens économiques avec la Chine avant une possible visite de Xi Jinping
Indice mondial de l’innovation 2025 : Quelles sont les économies les plus innovantes en 2025?
», sur
Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
2025
(consulté le
9 octobre 2025
et
Encyclopædia Universalis
2008, statistique de la Serbie
voir Automobile: pour Fiat, le marché russe passe par la Serbie
et
AFP
Serbie : la production aliments biologiques, une piste prometteuse
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
6 janvier 2011
(consulté le
9 août 2018
(en)
BIZLife
The largest WIND FARM in the Balkans – “Cibuk 1” near Kovin
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
18 novembre 2019
Econostrum.info
Serbie : Le parc éolien de Kovačica en Serbie débute sa production
(version du
11 novembre 2019
sur
Internet Archive
Igor Tomberg, «
Medvedev en Serbie: une visite-éclair qui en dit long
», sur
fr.rian.ru
RIA Novosti
27 février 2008
(consulté le
26 avril 2008
Srbijagaz-Gazexport: vers la construction d'un entrepôt souterrain de gaz en Serbie
», sur
fr.rian.ru
RIA Novosti
19 mars 2008
(consulté le
26 avril 2008
rian.ru
Gazoduc South Stream: la coentreprise russo-serbe créée avant le 25 mai
», sur
fr.rian.ru
RIA Novosti
18 mars 2008
(consulté le
26 avril 2008
Olivier Péguy, «
Pressions autour du gaz russe
», sur
rfi.fr
RFI
(consulté le
26 avril 2008
Agence France-Presse
La Russie et la Serbie scellent leur partenariat énergétique
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
24 décembre 2008
(consulté le
9 août 2018
(en)
Serbia signs strategic energy deal with Russia
Reuters
25 janvier 2008
(sr)
Poskupljenje prirodnog gasa na Balkanu
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
balkans.aljazeera.net
10 août 2012
swissinfo.ch
La crise économique est l'occasion de faire le ménage selon le président Tadić
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
9 août 2018
et
Tueries en Serbie : pourquoi tant d'armes à feu circulent dans le pays
»,
France Info
,
5 mai 2023
lire en ligne
(en)
Belgrade school shooting: boy kills 9 in planned attack
»,
Reuters
,
3 mai 2023
lire en ligne
archive du
3 mai 2023
, consulté le
3 mai 2023
(en)
Factbox: Serbia school shooting: what are the country's gun laws?
»,
Reuters
,
3 mai 2023
lire en ligne
archive du
3 mai 2023
, consulté le
4 mai 2023
et
(sr)
Balkanski mentalitet: Srbija u vrhu po broju oružja na 100 stanovnika
archive du
8 décembre 2022
021.rs
27 juin 2021
(consulté le
3 mai 2023
et
Serbie : huit morts dans une nouvelle fusillade, le tireur arrêté
»,
Le Figaro
,
5 mai 2023
lire en ligne
(en-GB)
Second mass shooting in Serbia leaves eight dead
»,
BBC News
,
5 mai 2023
lire en ligne
archive du
5 mai 2023
, consulté le
5 mai 2023
et
Dans les Balkans, les gangs au cœur d’un système d’Etat
»,
Le Monde
,
30 juillet 2021
lire en ligne
et
stat.gov.rs
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
Министарство за дијаспору
Ambassade de Serbie en France
(sr + hu + sl + ro + ru + hr + en)
Site officiel de l'[[Assemblée de la province autonome de Voïvodine]]
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
27 mars 2008
Les langues et alphabets d'usage officiel dans les municipalités de la Serbie
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
Université Laval
- Trésor de la langue française au Québec
(consulté le
20 mai 2008
(sr + en)
The Department of the Post-mediaeval and Modern Art
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Site officiel du
Musée national de Belgrade
(consulté le
27 mars 2008
(sr + en)
The Department of Mediaeval Art
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
Musée national de Belgrade
(consulté le
27 mars 2008
Serbie - L'Évangile de Miroslav - manuscrit datant de 1180
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
UNESCO
(consulté le
27 mars 2008
(en + sr)
Küstendorf
», sur
zlatibor.co.yu/voz
, Site de
Küstendorf
(consulté le
27 mars 2008
(en + sr)
Küstendorf international Film and Music Festival 2008
»,
Festival international du film et de la musique de Küstendorf
(consulté le
27 mars 2008
(sr + en)
Fest 2008
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
Festival international du film de Belgrade
(consulté le
27 mars 2008
(sr + en)
Site officiel du [[Festival international de musique de Belgrade]]
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
27 mars 2008
(en + sr)
Site officiel du Festival de trompette de Guča
», sur
sabortrubaca.com
(consulté le
27 mars 2008
(sr)
Site officiel du groupe Riblja Čorba
», sur
riblja-corba.com
(consulté le
27 mars 2008
Marčelo - Liričar među reperima
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
(consulté le
27 mars 2008
(en)
Bassivity Music
», sur
allrecordlabels.com
(consulté le
27 mars 2008
(sr)
Srbija pobednik Pesme Evrovizije
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
politika.rs
Politika
13 mai 2007
(consulté le
27 mars 2008
- Indisponible à cette date
(en)
Serbian ballad wins Eurovision Song Contest - Belgrade hosts in 2008
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
hs.fi
14 mai 2008
(consulté le
27 mars 2008
(en)
UEFA.com
, «
The official website for European football
», sur
UEFA.com
(consulté le
18 septembre 2024
(sr)
Zakon o državnim i drugim praznicima u Republici Srbiji
archive du
21 janvier 2008
, sur
savetnik.org
, Savetnik
(consulté le
12 avril 2008
(sr)
Turistički promet u Republici Srbiji u-2018-godini. godine
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Site de l'Organisation serbe pour le tourisme,
2019
(consulté le
10 octobre 2019
(sr + en)
Fest
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
Festival international du film de Belgrade
2008
(consulté le
20 mars 2008
(sr + en)
Site du [[Festival international de théâtre de Belgrade]]
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
(consulté le
20 mars 2008
(en + sr)
Présentation
», sur
belef.org
Festival d'été de Belgrade
2007
(consulté le
20 mars 2008
(sr + en)
39. Bemus
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
Festival international de musique de Belgrade
(consulté le
20 mars 2008
(en)
Ann Prentice,
Why I love battered Belgrade
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
guardian.co.uk
The Guardian
10 août 2003
(consulté le
20 mars 2008
(en)
Seth Sherwood, «
Belgrade Rocks
», sur
nytimes.com
The New York Times
16 octobre 2005
(consulté le
20 mars 2008
(en)
Barbara Gruber, «
Serbia: Belgrade's Nightlife Floats on the Danube
», sur
dw-world.de
Deutsche Welle
22 août 2006
(consulté le
20 mars 2008
(sr)
EXIT
», Festival EXIT
(consulté le
10 janvier 2008
(en + sr)
Site du Festival de Trompette de Guča
», sur
sabortrubaca.com
(consulté le
20 mars 2008
Gamzigrad-Romuliana, palais de Galère
», sur
whc.unesco.org
UNESCO
2007
(consulté le
20 mars 2008
Vieux Ras avec Sopoćani
», sur
whc.unesco.org
UNESCO
(consulté le
20 mars 2008
Monastère de Studenica
», sur
whc.unesco.org
UNESCO
(consulté le
20 mars 2008
et
Monuments médiévaux au Kosovo
», sur
whc.unesco.org
UNESCO
(consulté le
20 mars 2008
(en)
UNESCO declares Mount Golija Yugoslavia's first biosphere reserve
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Gouvernement de la Serbie,
17 septembre 2001
(consulté le
20 mars 2008
(en)
The Deliblato Sands Special Natural Reserve
», sur
whc.unesco.org
UNESCO
(consulté le
20 mars 2008
The Deliblato Sands Special Natural Reserve
- Candidature du site au Patrimoine mondial de l'UNESCO
(en)
Davolja Varos, Rock Formation
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
new7wonders.com
, New 7 Wonders
(consulté le
20 mars 2008
(en)
History by dates
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
soinfo.org
, ville de
Sombor
(consulté le
12 avril 2008
Système scolaire française, système scolaire serbe
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, École française de Belgrade
(consulté le
12 avril 2008
(en)
System of Higher Education in the Republic of Serbia
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
, Site officiel du ministère serbe de l’Éducation
(consulté le
12 avril 2008
La Serbie ouvre la
extension géographique du monde en cyrillique
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
DomainesInfo
24 janvier 2012
et
(en)
Usage ICT
», sur
stat.gov.rs
(en)
Usage ICT - enterprises
», sur
stat.gov.rs
et
(sr)
Statistika
», sur
srbija.gov.rs
Gouvernement de la Serbie
2004
(consulté le
19 mars 2008
(en + sr)
General information
Archive.org
Wikiwix
Google
Que faire ?
, sur
zeleznicesrbije.com
Chemins de fer de Serbie
(consulté le
20 mars 2008
(sr)
Регистрована друмска моторна и прикључна возила
», sur
webrzs.stat.gov.rs
, Bureau des statistiques de la république de Serbie
(consulté le
10 octobre 2019
(en + sr)
2020 Traffic Figures
», sur
rts.rs
(consulté le
20 janvier 2020
(en + sr)
Site d'Air Serbia
», sur
air-serbia.com
(consulté le
27 septembre 2013
Histoire des Serbes
Antiquité
Zorsines
Drvan
Serbie blanche
Moyen-Âge
Prince de Serbie blanche
Vlastimir
Mihailo Vojislavljević
Stefan Nemanja
Stefan Uroš
er
Stefan Uroš
II
Milutin
Stefan Uroš IV Dušan
Lazar Hrebeljanović
Stefan Lazarević
Occupation ottomane et empire d'Autriche
Migrations serbes
Serbie ottomane
Nouvelle Serbie (province historique)
Slavo-Serbie
Serbie au
XIX
siècle
Karađorđe
Miloš
er
Obrenović
Alexandre Karađorđević
Pierre
er
de Serbie
Crise bosniaque
Première Guerre mondiale
Attentat de Sarajevo
Serbie en guerre
État des Slovènes, Croates et Serbes
Alexandre
er
de Yougoslavie
Ère titiste
Josip Broz Tito
Yougoslavie
Ère de Milošević
République serbe de Krajina
Guerres de Yougoslavie
La Serbie et les Serbes aujourd'hui
Serbie
Belgrade
République serbe de Bosnie
Diaspora serbe
Subdivisions de la Serbie
Voïvodine
Districts
Bačka septentrionale
Bačka occidentale
Bačka méridionale
Banat central
Banat septentrional
Banat méridional
Syrmie
Villes
Zrenjanin
Pančevo
Sombor
Novi Sad
Sremska Mitrovica
Subotica
Serbie centrale
Districts
Ville de Belgrade
Bor
Braničevo
Jablanica
Kolubara
Mačva
Moravica
Nišava
Pčinja
Pirot
Podunavlje
Pomoravlje
Rasina
Raška
Šumadija
Toplica
Zaječar
Zlatibor
Villes
Belgrade
Valjevo
Vranje
Zaječar
Jagodina
Kragujevac
Kraljevo
Kruševac
Leskovac
Loznica
Niš
Novi Pazar
Požarevac
Smederevo
Užice
Čačak
Šabac
Kosovo-et-Métochie
revendication
Districts
Kosovo
Kosovo-Pomoravlje
Kosovska Mitrovica
Peć
Prizren
Villes
Pristina
Le Kosovo a déclaré son indépendance en 2008 mais celle-ci n'est
reconnue que par une partie de la communauté internationale
États souverains
dépendances et territoires à souveraineté spéciale
d'
Europe
Les dates correspondent aux dates de fondation des organisations
Conseil de l'Europe
5 mai 1949
46 États membres :
Albanie
Allemagne
Andorre
Arménie
Autriche
Azerbaïdjan
Belgique
Bosnie-Herzégovine
Bulgarie
Chypre
Croatie
Danemark
Espagne
Estonie
Finlande
France
Géorgie
Grèce
Hongrie
Irlande
Islande
Italie
Lettonie
Liechtenstein
Lituanie
Luxembourg
Macédoine du Nord
Malte
Moldavie
Monaco
Monténégro
Norvège
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Roumanie
Royaume-Uni
Saint-Marin
Serbie
Slovaquie
Slovénie
Suède
Suisse
Tchéquie
Turquie
Ukraine
Union européenne
25 mars 1957
27 États membres :
Allemagne
Autriche
Belgique
Bulgarie
Chypre
Croatie
Danemark
Espagne
Estonie
Finlande
France
Grèce
Hongrie
Irlande
Italie
Lettonie
Lituanie
Luxembourg
Malte
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Roumanie
Slovaquie
Slovénie
Suède
Tchéquie
8 États dont les
candidatures sont reconnues
Albanie
Bosnie-Herzégovine
Macédoine du Nord
Moldavie
Monténégro
Serbie
Turquie
Ukraine
Espace Schengen
26 mars 1995
25 États de l'Union européenne :
Allemagne
Autriche
Belgique
Bulgarie
Croatie
Danemark
Espagne
Estonie
Finlande
France
Grèce
Hongrie
Italie
Lettonie
Lituanie
Luxembourg
Malte
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Roumanie
Slovaquie
Slovénie
Suède
Tchéquie
5 autres États membres :
Gibraltar
Royaume-Uni
Islande
Liechtenstein
Norvège
Suisse
3 autres États membres
de facto
Monaco
Saint-Marin
Vatican
Zone euro
er
janvier 1999
20 États de l'Union européenne :
Allemagne
Autriche
Belgique
Bulgarie
Chypre
Croatie
Espagne
Estonie
Finlande
France
Grèce
Irlande
Italie
Lettonie
Lituanie
Luxembourg
Malte
Pays-Bas
Portugal
Slovaquie
Slovénie
4 autres États
ayant adopté l'euro
Andorre
Monaco
Saint-Marin
Vatican
2 autres États
sans accord formel
Kosovo
Monténégro
Conseil nordique
13 février 1953
5 États membres :
Danemark
Finlande
Islande
Norvège
Suède
3 territoires autonomes :
Åland
îles Féroé
Groenland
3 États observateurs :
Estonie
Lettonie
Lituanie
AELE
3 mai 1960
4 États membres :
Islande
Liechtenstein
Norvège
Suisse
Groupe de Visegrád
15 février 1991
4 États membres :
Pologne
Tchéquie
Slovaquie
Hongrie
CEMB
6 mars 1992
11 États membres :
Allemagne
Danemark
Estonie
Finlande
Islande
Lettonie
Lituanie
Norvège
Pologne
Russie
Suède
UE
Nordic-Baltic Eight
30 mai 1992
8 États membres :
Danemark
Estonie
Finlande
Islande
Lettonie
Lituanie
Norvège
Suède
ALECE
21 décembre 1992
7 États membres :
Albanie
Bosnie-Herzégovine
Kosovo
Macédoine du Nord
Moldavie
Monténégro
Serbie
GUAM
7 juin 2001
4 États membres :
Géorgie
Ukraine
Azerbaïdjan
Moldavie
CCD/CDC
2 décembre 2005
9 États membres :
Estonie
Géorgie
Lettonie
Lituanie
Macédoine du Nord
Moldavie
Roumanie
Slovénie
Ukraine
Partenariat oriental
7 mai 2009
6 États ayant un
accord d'association
avec l'
UE
Arménie
Azerbaïdjan
Géorgie
Moldavie
Ukraine
Biélorussie
Union économique eurasiatique
er
janvier 2015
5 États membres :
Arménie
Biélorussie
Kazakhstan
Kirghizistan
Russie
1 État observateur :
Moldavie
EuroMed
9 septembre 2016
7 États membres :
France
Italie
Espagne
Portugal
Grèce
Chypre
Malte
Slovénie
Croatie
Dépendances et territoires
à souveraineté spéciale
Akrotiri et Dhekelia
bases militaires souveraines
britanniques
Åland
État libre associé
à la
Finlande
Îles Féroé
pays constitutif
du
royaume de Danemark
Gibraltar
territoire britannique d'outre-mer
Guernesey
dépendance de la Couronne
Groenland
pays constitutif
du
royaume de Danemark
Île Jan Mayen
(territoire sous souveraineté
norvégienne
Île de Man
dépendance de la Couronne
Jersey
dépendance de la Couronne
Svalbard
(territoire sous souveraineté
norvégienne
États européens non reconnus
par la communauté internationale
Abkhazie
Chypre du Nord
Haut-Karabagh
Kosovo
Ossétie du Sud-Alanie
Transnistrie
Autres organisations
partiellement européennes
CEI
8 décembre 1991
OCDE
30 septembre 1961
OSCE
er
janvier 1995
OTAN
4 avril 1949
OTSC
7 octobre 2002
UEEA
er
janvier 2015
UpM
13 juillet 2008
Conseil de l'Europe
Institutions
Secrétaire générale
Marija Pejčinović Burić
Comité des ministres
Assemblée parlementaire
Congrès des pouvoirs locaux et régionaux
Conférence des OING
Cour européenne des droits de l’homme
Commissaire aux droits de l’homme
Commission européenne pour l'efficacité de la justice
Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine
Traités et conventions
Statut du Conseil de l'Europe
(1949)
Droits de l'homme
(1950)
Charte sociale
(1961)
Protection des personnes à l'égard du traitement automatisé des données à caractère personnel
(1981)
Autonomie locale
(1985)
Protection des minorités nationales
(1991)
Langues régionales ou minoritaires
(1992)
Participation des étrangers à la vie publique au niveau local
(1992)
Participation des jeunes à la vie locale et régionale
(1992)
Charte urbaine
(1992)
Paysage
(2000)
Cybercriminalité
(2001)
Lutte contre la traite des êtres humains
(2005)
Protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels
(2007)
Pays liés
Membres
Fondateurs
Belgique
Danemark
France
Irlande
Italie
Luxembourg
Norvège
Pays-Bas
Royaume-Uni
Suède
Autres
Albanie
Allemagne
Andorre
Arménie
Autriche
Azerbaïdjan
Bosnie-Herzégovine
Bulgarie
Chypre
Croatie
Espagne
Estonie
Finlande
Géorgie
Grèce
Hongrie
Islande
Lettonie
Liechtenstein
Lituanie
Macédoine du Nord
Malte
Moldavie
Monaco
Monténégro
Pologne
Portugal
Roumanie
Saint-Marin
Serbie
Slovaquie
Slovénie
Suisse
Tchéquie
Turquie
Ukraine
Pays candidats
Biélorussie
Kazakhstan
Kosovo
Observateurs
Canada
États-Unis
Israël
Japon
Jordanie
Kazakhstan
Kirghizistan
Maroc
Mexique
Palestine
Vatican
Organisation internationale de la francophonie
Liste des 90 États et gouvernements membres
Membres
de plein droit
Albanie
Andorre
Arménie
Belgique
Bénin
Bulgarie
Burundi
Cambodge
Cameroun
Canada
Cap-Vert
République centrafricaine
Comores
République démocratique du Congo
République du Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Dominique
Chypre
Égypte
France
Gabon
Ghana
Grèce
Guinée
Guinée-Bissau
Guinée équatoriale
Haïti
Laos
Liban
Luxembourg
Macédoine du Nord
Madagascar
Mauritanie
Maurice
Maroc
Moldavie
Monaco
Nouveau-Brunswick
Québec
Roumanie
Rwanda
Sainte-Lucie
Sao Tomé-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Suisse
Tchad
Togo
Tunisie
Vanuatu
Vietnam
Wallonie-Bruxelles
Associés
Émirats arabes unis
Kosovo
Nouvelle-Calédonie
Serbie
Qatar
Observateurs
Angola
Argentine
Autriche
Bosnie-Herzégovine
Chili
Corée du Sud
Costa Rica
Croatie
Estonie
Gambie
Géorgie
Hongrie
Irlande
Lettonie
Lituanie
Louisiane
Malte
Mexique
Monténégro
Mozambique
Nouvelle-Écosse
Ontario
Pologne
Polynésie française
Sarre
Slovaquie
Slovénie
Tchéquie
République dominicaine
Thaïlande
Ukraine
Uruguay
Opérateurs
Agence universitaire de la francophonie
TV5 Monde
Université Senghor d'Alexandrie
Association internationale des maires francophones
Relations permanentes
Nations unies
Union africaine
Union européenne
Secrétaires généraux
Boutros Boutros-Ghali
(1997-2002)
Abdou Diouf
(2003-2014)
Michaëlle Jean
(2015-2018)
Louise Mushikiwabo
(depuis 2019)
Assemblée parlementaire de la francophonie
Observatoire de la langue française
Sommet de la francophonie
Pays de l'ex-Yougoslavie
Bosnie-Herzégovine
Croatie
Kosovo
Macédoine du Nord
Monténégro
Serbie
Slovénie
Indépendance non unanimement reconnue.
Yougoslavie
Portail de la Serbie et du peuple serbe
Portail de l’Europe
Portail des Balkans
Portail de la Yougoslavie
Portail de l’Empire ottoman
Ce document provient de «
».
Catégories
Serbie
État fondé au XXIe siècle
Fondation en 2006
État traversé par le 45e parallèle nord
Catégories cachées :
Article contenant un appel à traduction en anglais
Article contenant un lien mort
Article géolocalisé en Serbie
Article utilisant une Infobox
Article à référence nécessaire
Article avec une section vide ou incomplète
Article manquant de références depuis février 2016
Article manquant de références/Liste complète
Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata
Page utilisant P856
Page utilisant P3006
Page utilisant P6265
Page pointant vers des bases externes
Page pointant vers des bases relatives à la géographie
Page utilisant P5698
Page pointant vers des bases relatives au vivant
Page utilisant P486
Page pointant vers des bases relatives à la santé
Page utilisant P5905
Page pointant vers des bases relatives à la bande dessinée
Page utilisant P8406
Page pointant vers des bases relatives aux beaux-arts
Page utilisant P9346
Page pointant vers des bases relatives à l'audiovisuel
Page utilisant P982
Page pointant vers des bases relatives à la musique
Page utilisant P1417
Page utilisant P5019
Page utilisant P8313
Page utilisant P902
Page utilisant P6404
Page utilisant P4223
Page utilisant P6706
Page utilisant P1296
Page utilisant P7305
Page utilisant P6058
Page utilisant P3222
Page utilisant P4342
Page utilisant P3365
Page utilisant P3219
Page utilisant P7666
Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes
Article de Wikipédia avec notice d'autorité
Portail:Serbie et peuple serbe/Articles liés
Portail:Serbie/Articles liés
Portail:Europe/Articles liés
Portail:Balkans/Articles liés
Portail:Yougoslavie/Articles liés
Portail:Époque contemporaine/Articles liés
Portail:Histoire/Articles liés
Portail:Empire ottoman/Articles liés
Portail:Turquie/Articles liés
Article de qualité en serbe
Bon article en espagnol
Page avec des cartes
Serbie
Ajouter un sujet
US